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Nobodyland

Note: 2/5
(2/5 pour 2 avis)

Au-delà des rambardes, règnent le silence et les années perdues. Pas un souffle, pas une âme, rien ne bouge... Miléna, la première, repasse la frontière et temoigne d'un pays meurtri, trahi par les siens. NobodyLand...


Coupés du monde... Derrière les murs Dictatures et répression

Un pays semblable à l'Ex-Yougoslavie à l'époque de la Guerre a été complètement coupé du monde extérieur par son gouvernement dictatorial à l'aide d'un mur gigantesque qui entoure toute sa frontière. Un jour, un message parvient à sortir du pays et est recueilli par le gouvernement pan-européen : quelqu'un à l'intérieur de ce pays dont on n'a plus de nouvelles demande l'assistance d'un médecin spécialisé en neuro-chirurgie gériatrique. Milena est envoyé de l'autre côté de cette frontière infranchissable et découvre ce qu'est devenu ce pays renommé Nobodyland. La réalité de ce que Milena et son garde du corps improvisé Needham découvriront dans ce pays sera encore plus sordide et vaine qu'ils n'auraient pu l'imaginer.

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution Septembre 1991
Statut histoire Série terminée 2 tomes parus
Couverture de la série Nobodyland
Les notes (2)
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23/09/2003 | Ro
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L'avatar du posteur Mac Arthur

Une histoire d’anticipation construite avec trois bouts de ficelle. En effet, le scénario est très pauvre et les raccourcis sont nombreux. Pourtant, l’idée de départ était bonne : le bloc de l’Est s’isole totalement et pratique derrière ses murs une délirante épuration ethnique. Ces événements nous sont racontés via un journal miraculeusement parvenu au-delà du mur, et sont entrecoupés par une histoire en temps présent. Celle-là est difficilement crédible. Un étrange appel demande d’urgence l’aide d’un médecin spécialisé en gériatrie. Et les autorités du bloc de l’Ouest d’en profiter pour découvrir ce qui se passe réellement derrière ce mur. La narration, quoique grandiloquente, m’a bien plu par ce ton sentencieux fleurant bon la BD de grand-papa (Greg reste indéniablement une référence pour certains membres de la génération actuelle). Au niveau du graphisme, j’ai bien aimé le premier tome. La technique de Bernard Bittler est peu conventionnelle mais finalement assez convaincante. Les personnages ont du relief et les mouvements rapides sont illustrés par un flou de bon aloi. Malheureusement, le second tome ne bénéficiera pas du même soin. Il peut même être qualifié de moche, au même titre que sa colorisation, mais ce point est d’application pour les deux, tant elle est criarde. L’univers est finalement bien moins riche que l’idée initiale le laissait espérer. Son traitement volontiers sentencieux et son dessin, précipité dans sa seconde partie, font de ce Nobodyland une œuvre très dispensable. Bof, bof, bof …

06/04/2009 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
L'avatar du posteur Ro

Voilà une BD qui a très vite été mise en vente à prix modéré car elle est loin d'être exceptionnelle, surtout au niveau graphique. Le dessin, qui se veut réaliste, est kitsch, voire mauvais surtout dans les anatomies. Certains personnages sont vraiment laids. Qui plus est, les couleurs n'arrangent pas l'ensemble. Elles manquent vraiment d'harmonie et la technique en parait désuette de nos jours. Le scénario quant à lui, met en scène un pays qui a été trop longtemps fermé sur lui-même et les conséquences pour la population. L'auteur imagine un pays, probable pays d'Europe de l'Est ou des Balkans, dont les dirigeants ont fait en sorte de couper la population du monde extérieur, par un mur similaire au Rideau de Fer. Pour maintenir cet état d'aveuglement, les autorités, sous la coupe finalement d'un seul homme, vont même aller jusqu'à imaginer une guerre virtuelle qui va se transformer en nettoyage ethnique maquillé. Le décor de dystopie imaginé là n'est pas mal du tout. Malheureusement, d'une part le récit tire un peu trop sur la corde sensible et se révèle trop manichéen, voire démagogue. Et d'autre part, une grande partie de l'intrigue tourne autour de l'arrestation du principal dirigeant du pays qui règne comme un savant fou dans sa tour d'ivoire, solitaire et loufoque. Pas très crédible, même si on imagine que l'ensemble a été imaginé sur la base du régime abherrant des Ceaucescu en Roumanie.

23/09/2003 (modifier)