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Les Potamoks

Note: 2.75/5
(2.75/5 pour 12 avis)

Partis à la recherche d’espèces animales dotées d’intelligence, le professeur Asclépios et ses compagnons croisent un gigantesque navire à bord duquel ils découvrent les Potamoks. Asservis par les Égyptiens depuis 400 ans, ces cochons si particuliers trouvent en la personne d’Asclépios plus qu’un guide, un libérateur.


Auteurs espagnols Cochons, Porcs et Cie Esclavage Sfar

Quand le professeur Asclepios décide de partir sur les océans à la recherche d'êtres supérieurs, il ne suscite que doute et moqueries... Pourtant, sa petite embarcation croise bientôt un titanesque navire. A son bord, des êtres d'une race inconnue : les Potamoks. Le peuple des Potamoks asservi depuis des siècles en terre d'Egympte, profite de l'arrivée du Professuer Asclepios et de ses compagnons pour conquérir sa liberté. La révolution commence, et elle réservera bien des surprises aux intrépides voyageurs : dans une tour invisible, ils rencontreront un savant pestiféré, vieux de 2000 ans, qui garde jalousement une étrange pierre parlante... Après quatre cents ans d'oppression, les Potamoks parviennent enfin à quitter l'Egypte grâce à la danse-bouclier des langoustes processionnaires ! Ils se retrouvent seuls dans le désert. Seuls ou presque... Car un pharaon peu enclin à les laisser partir lève contre eux une armée de cadavres...

Scénariste
Dessinateur
Coloristes
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution Février 1996
Statut histoire Série abandonnée (1er cycle terminé) 3 tomes parus
Couverture de la série Les Potamoks
Les notes (12)
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21/09/2002 | Nours
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Par Gaston
Note: 3/5
L'avatar du posteur Gaston

Une des dernières vieilles séries de Sfar qu'il me restait à lire. J'ai bien aimé le premier tome qui donne l'impression que j'allais lire une série formidable et puis mon enthousiasme a descendu à la lecture des deux tomes suivants et puis lorsque j'ai vu que le dernier tome annonçait des nouvelles aventures qui ne furent jamais produites, je fus un peu déçu. Cela reste tout de même une série sympathique si on n'a aucun problème avec les histoires qui partent un peu dans tous les sens. C'est vrai que cela fait en sorte que je fus toujours étonné car je ne savais jamais ce qu'il allait se produire ensuite, mais à la longue j'ai trouvé cela un peu fatiguant. C'est dommage car Sfar fait preuve de beaucoup d'imagination, le dessin est sympathique et les personnages sont attachants. J'ai eu l'impression de lire une série pas mal qui aurait pu donner quelque chose de grandiose.

11/10/2015 (modifier)
L'avatar du posteur Noirdésir

La fin du troisième album clôt un cycle, et semble annoncer une suite de ces aventures. Mais les auteurs n’en ont visiblement pas eu envie. Et c’est tant mieux, car je n’aurais pas eu non plus l’envie de lire leur suite. Si le premier tome n’est pas forcément très original, en piquant des idées et du visuel un peu partout, il est quand même intéressant. Par contre les deux suivants sont clairement décevants. En effet, cela devient un peu n’importe quoi au niveau du scénario, qui part dans tous les sens, multipliant les retournements de moins en moins crédibles. Le dessin se met au diapason, puisque lui aussi devient de plus en plus flou. Bref, j’ai fini cette série – difficilement en plus, et sans avoir envie d’y retourner.

05/02/2014 (modifier)
Par jul
Note: 3/5

Une série qui m'a marqué enfant mais qui au fil du temps m'a révelé ses approximations et maladresses, invisibles à l'oeil nu et pur de l'enfant que j'étais. Nous avons là un bel univers, très original avec de superbes couleurs. Mais qui se dégrade d'albums en albums. C'est de plus en plus n'importe quoi graphiquement et scénaristiquement au fur et à mesure des 3 tomes. Sfar et Munuera sont tous les 2 fautifs. On sent qu'ils avaient envie d'en finir avec cette série. C'est un peu trop fourre tout. Le 1er album est de loin le meilleur, dans le 2ème ça part sérieusement en vrille mais le dessin est toujours bon. En particulier cette grande tour où les héros gravissent les étages et finissent par tomber sur un espèce de boss savant fou qui se transforme en gigantesque monstre type Akira. C'est très influencé par le jeu de rôle. Bon après le 3 c'est pas terrible terrible. Toujours aussi fou voire trop. On a même droit à un espèce de "mecha" géant type transformers qui se forme avec des épaves d'avions dans le désert. Mais le dessin s'est fortement dégradé. Bref une série assez barrée mais pas spécialement dans le bon sens du terme. Petite anecdote : à l'époque j'avais emmené cette série à Angoulême pour me la faire dédicacer. Or Munuera n'était pas là . Il n'y avait que Sfar (qui n'était pas encore connu comme aujourd'hui). Au début il ne voulait pas me faire une dédicace car il n'était que le scénariste. Logique. Mais j'ai quand même insisté et il m'a fait un potamoks en ronchonnant. Apparemment il avait un peu honte de cette série.

08/05/2013 (modifier)
Par Chalybs
Note: 2/5

Cette série m’a laissé mitigé. Premièrement le dessin. S’il n’est pas mauvais et s’avère plutôt efficace au fil des pages, ma première approche me renvoyait une impression légèrement brouillon, pas vraiment fini avec des personnages aux traits parfois un peu trop tortueux et/ou élastiques (un peu comme vu dans des miroirs déformants). La sensation est étrange car les décors sont eux plutôt réussis. L’ensemble est globalement harmonieux, mais tout au long de la série les personnages ont continué à me gêner par leurs poses et leurs formes. Je ne suis pas fan de ce trait certes constant mais donnant une impression immature. Un trait qui n’est pas sans rappeler celui de Boiscommun d’ailleurs et de sa série Troll plus précisément (dont Sfar est aussi auteur…). Bon point cependant, nous retrouvons les qualités de Munuera qui maitrise toujours la dynamique, les angles, les perspectives, la mise en scène… La couleur réalisée par Munuera dans le premier tome est correcte, tendance bien. Variée, lumineuse sans plus, le travail est discret et sert le dessin à bon escient. Malheureusement dans les 2 tomes suivants, il s’est fait aidé et la qualité est en légère régression. C’est encore pire dans le 3ème tome. La couleur qui présentait lors des 2 premiers tomes de belles variations et nuances, rend maintenant beaucoup moins de grain, usant de plus d’aplats qui affadissent le graphisme. De ce fait, le trait perfectible de Munuera sur cette série ressort encore plus et tout ce coté mal fini et brouillon ressort encore plus. Et comme j’ai déjà du mal avec le dessin, le fait que la couleur soit moins bonne ne m’a surement pas aidé dans mon appréciation de la série… Dommage, car sinon, les qualités de dynamisme de mise en page, de cadrage....sont toujours présentes. Le scénario est lui aussi un mélange étrange de bon et de bizarre (mauvais ?). Sfar, s’inspire librement de faits ou de lieux ayant réellement existé, de contes et légendes traditionnels et très fortement d’histoire religieuse ayant pignon sur rue. Tout cela ne serait rien si Sfar n’utilisait pas carrément les mêmes noms que nous connaissons tous : l’évolution des espèces de Darwin avec un livre intitulé « de l’origine des espèces » ; et à partir du tome 2 un peuple esclave d’un pharaon Egyptien… Sfar mêle et base ouvertement sa série sur les saints écrits et notamment l’exode des Juifs d’Egypte ; Les 10 plaies d’Egypte (les eaux deviennent sang), Moïse…les références sont faites cash et l’auteur ne cherche pas à noyer le poison en laissant penser avoir inventé tout le scénario. Dans l’univers d’Heroïc-Fantasy planté par Sfar, l’utilisation directe de ces références fait tâche et m’a gêné. Manque d’imagination pour créer de nouveaux noms, de nouvelles références ? Manque de temps ? Manque d’envie ? Bref, cela me semble un peu bâclé comme approche. Pour autant, j’ai été surpris et je vous garantis que la fin n’a plus grand-chose à voir avec l’exode ! Sfar ne fuit pas ses responsabilités d’auteur en ouvrant « simplement » la mer en deux. Plutôt que de passer par la mer, il choisira même une voie complètement différente. Mais j’en dis trop… Les références à l’ancien testament restent pour autant multiples avec certaines créatures utilisées directement inspirées du livre de Job qui tente a priori d’apporter une opposition, une explication ou une réponse à la lutte en le bien et le mal ou plus simplement à l’existence du mal en opposition à la bienveillance de Dieu fondateur de tout.. Mais je m’égare. Mais il faut bien avouer aussi que l’esprit Sfar règne en maitre sur cette série. La réécriture de ce passage de l’ancien testament est assez déjantée. L’humour de Sfar est présent sur pratiquement chaque page, chaque case, léger, décalé et plutôt bien venu. Le scénario passe de tout à rien, déjouant savamment toute tentative de prévision sur la suite du scénario. Le scénario très Sfaresque, Sfarien ? Bref, le scénario est assez débridé et rebondi constamment évitant que la lassitude ne s’installe et ne laissant aucune place aux longueurs. L’histoire est donc vivante sans être forcément prenante. De plus, bien que les personnages aient des caractères distincts, trempés en bien ou en mal, pour une raison que je ne m’explique pas, je n’ai jamais réussi à m’accrocher à eux. Leur sort plus ou moins funeste ou tragique m’a laissé de marbre. Etrange, d’autant plus que le devenir de certains personnages centraux est loin d’être commun. Contexte Biblique oblige. Je doute fortement que Joann Sfar ait voulu à un moment ou à un autre faire une critique ou une analyse de la religion. Pourtant, force est de constater que le nombre de références et son omniprésence permet d’aborder le sujet sous bien des aspects. Joann Sfar ne fera pas de concession non plus et ne jouera pas avec le bienséant. Il y aura des morts, il y aura de l’amour, il y aura de l’impertinence, il y aura du tragique…un beau mélange. Le 3eme et dernier tome de la série.s’achève sur un message nous laissant entendre qu’il ne s’agit de la fin que de la première histoire des Potamoks. En même temps, quoi ajouter de plus ? Ce cycle se conclut de belle manière et se suffit à lui-même. Nous avons toutes les réponses à nos questions et toutes les actions enclenchées se terminent. Je ne vois même pas de porte entrebâillée que nous aurions envie d’ouvrir pour en savoir plus. Enfin avertissement : Si la couverture et si le dessin peuvent laisser penser à une BD jeunesse, je pense qu’il n’en est rien. Si comme indiqué, certaines références pourraient être utilisées afin d’aborder certains thèmes, une certaine violence gratuite et gore hante cet album et il n’est dès lors plus à mettre entre toutes les mains. La série devient inévitablement classifiée ados adultes.

18/02/2011 (modifier)
Par Miranda
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur Miranda

Je vais commencer par ce qui fâche, la colorisation qui baisse de qualité entre le premier et les deux autres tomes, à noter que Munuera n’est plus tout seul aux couleurs et celles-ci bien que toujours jolies sont nettement moins travaillées et surtout plus grossièrement étalées. Je déteste ce genre de mauvaises surprises et c’est la raison pour laquelle je ne mets pas cinq étoiles à cette série, car ça m’a pas mal énervée, cela dit je tiens tout de même à préciser que cela reste largement correct, mais quand même… je suis très fâchée. A noter aussi que c’est une histoire complète, on ne pourrait même pas parler de cycle, la fin clôt l’histoire sans qu’aucune question reste sans réponse. Il est vrai que les auteurs ont noté à la fin du troisième tome : « fin de la première histoire » et qu’il n’ont pas fait de suite, ce qui est bien dommage soit dit en passant, mais le terme série abandonnée me semble totalement incorrect, c’est d’ailleurs à cause de ce classement que j’ai mis du temps à me plonger dans ce récit, pensant que des choses resteraient en suspend, comme cela arrive avec les histoires à cycles, mais il n’en est rien, j’estime que c’est une série finie et de plus superbement achevée. Le point fort de la série, après le petit désagrément graphique, est son scénario. Une histoire qui mêle les genres, fantasy, SF, personnages animaliers, zombies, avec une touche d’uchronie et d’Histoire religieuse, Sfar sait s’y prendre pour offrir des scénarios originaux. Les personnages sont intéressants car ils présentent une multitude de caractères différents et l’humour est présent juste ce qu’il faut. J’aime lorsque les auteurs n’hésitent pas à faire mourir en cours de route certains de leurs personnages, cela apporte une belle touche de réalisme, exit le héros invincible ! D'ailleurs ici point de héros solitaire, tous ont un rôle décisif. « Les Potamoks » encore une belle preuve de l’imagination débordante de Môsieur Sfar.

04/06/2010 (modifier)
Par Ems
Note: 3/5

Après la lecture des 3 tomes. Un bon moment de lecture, les 3 tomes se lisent d'une traite sans problème. Le scénario part dans tous les sens, on retrouve des éléments déjà vus ailleurs. L'ensemble n'en demeure pas moins agréable et divertissant. Le dessin est fin, la colorisation est bien travaillée mais trop pastelle à mon goût. Le tome 3 m'a paru un ton en dessous côté graphique. Cette série ne révolutionnera pas le monde de la BD pour devenir un immanquable mais n'est pas non plus à caser dans les séries "manquables".

14/07/2008 (modifier)
Par Kalish
Note: 2/5

J’avais gardé un bon souvenir du premier tome, une série d’aventures un peu loufoques avec des personnages hauts en couleurs qui découvrent une nouvelle espèce, des cochons évolués, les potamoks. Les dessins sont plutôt bien adaptés même si je les trouve un peu brouillons parfois. Passé ce tome introductif, nos héros doivent libérer le nouveau peuple du joug du pharaon. Eh bien ça devient vraiment n’importe quoi, entre le gourou qui peut faire tout ce qu’il veut, une pierre qui parle, avide de pouvoir, une pléiade de personnages secondaires absolument pas développés. Tout ça est très vite expédié ( surtout dans le troisième tome ) pour mieux abandonner la série à la fin du cycle. La violence gratuite des uzus sombres ne m’a pas dérangé, en revanche, certains passages flirtent avec la pédophilie ce qui ne m’a pas aidé à vraiment rentrer dedans. Je ne saurais conseiller une telle bd, c’est trop spécial pour moi.

03/09/2007 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
L'avatar du posteur Ro

J'ai un sentiment assez mitigé par rapport à cette série. D'une part, j'aime le dessin et j'aime ce style d'histoire d'aventure-fantastique à mi-chemin entre l'heroïc-fantasy et la SF. Ce le style d'histoire que j'aime pour l'originalité du monde qui y est dépeint, pour l'aventure, le voyage auquel elle invite, etc... Mais d'un autre côté, il y a des choses auxquelles je n'ai pas accroché dans cette BD. A commencer par les personnages : aucun des héros ne me semble attachant. J'ai même une certaine antipathie envers eux (le vieux sage qui se la pète, la fille qui use avec une assurance hautaine de ses charmes à droite et à gauche, le gamin qui a un rôle de looser, etc...). Et de même, l'ambiance globale de la BD me met presque mal à l'aise, comme si c'était un univers dans lequel je n'aurais aucune envie de pénétrer. Je crois que cela tient grandement à la façon de penser et de raconter des histoires de Sfar : j'ai franchement du mal à accrocher personnellement. Une BD originale, pleine de qualités, mais que je n'apprécie qu'à moitié.

26/04/2004 (modifier)
Par hipopom
Note: 2/5

Je n'ai pas beaucoup aimé la lecture de cette BD, sans avoir dû me forcer à la finir pour autant. Tout d'abord les ressemblances avec les grandes Histoires et le mix qui en est fait de la Bible, une sorte de République idéale avec son Socrate, l'espèce de Darwin caricature de scientifique... Tout est mélangé et ressorti au fur et à mesure, donnant plus l'impression d'une histoire racontée à un enfant pour qu'il s'endorme que d'un récit structuré. C'est un peu poussif et on ne voit pas toujours où ça va. Enfin, j'ai été dérangé par la violence gratuite de certaines scènes. Le dessin est lui fort sympathique, souple, et dégage une certaine fraîcheur. Il rend les personnages attachants et bien hauts en couleur, ce que le scénario a du mal à faire, malgré le faible nombre de personnages. J'ai l'impression que Sfar aurait pu faire mieux, et qu'il a été trop rapide.

01/03/2004 (modifier)
Par Pierig
Note: 2/5
L'avatar du posteur Pierig

Je ne partage pas l'enthousiasme d'ArzaK même si je rejoins beaucoup de points développés dans sa critique. Sfar a décidé de nous étonner dans chacune de ses (nombreuses) réalisations. Ici, il reste fidèle à sa réputation. Comme le souligne Nours, les idées foisonnent et le scénario part dans tous les sens même si un fil conducteur semble être vaguement présent. La conséquence de cette foison d'idées est la présence d'une succession d'incohérences qui jalonne le récit sans pour autant trop gêner la lecture. Le Professeur Asclépios Plubius Plutus ressemble étrangement à Darwin, à la différence près que lui, souhaite traverser les océans pour répertorier de nouvelles espèces d'intelligence égale à l'homme. Bien vite, il va se rendre compte que le petit peuple pascifiste de l'archipel d'Eurysthée n'est pas seul en ce bas monde. Il va découvrir les Potamoks, un peuple opprimé par Impothep, Empereur d'Egypte. En fait, ce sont des créatures robustes avec une face de porc. Le Professeur en compagnie du vieux gourou Silène va pousser ces créatures à l'exode. Quoi de plus normal après tout puisque, tous deux, sont considérés comme des "Moïz", miraculés sauvés des eaux (cf. fin du tome 1). S'en suis alors une série de péripéties plus déjantées les unes que les autres pour libérer les Potamoks du joug des égyptiens d'Alexandrie et d'une pierre aux étranges pouvoir : La roche active. Cette bd est une curiosité que les inconditionnels de Sfar et Munuera se doivent de lire. Cependant, je regrette que la trame de l'histoire ne possède pas de réelle transition entre les séquences. J'ai l'impression que Sfar couche sur papier ses idées comme elles lui viennent sans prendre le temps de les structurer. De plus, je n'affectionne pas la violence gratuite telle qu'elle est suggérée ici. :( Quand au dessin de Munuera, il est correct sans être transcendant pour autant. Par contre, sa mise en couleur est tout simplement sublime : un vrai régal ! :) Si vous voulez vous sortir d'une mauvaise passe, n'oubliez pas la danse Bouclier des langoustes processionnaires : ROMPETIPOMPETIPOM :D

30/03/2003 (modifier)