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Le Playboy

Note: 2.11/5
(2.11/5 pour 9 avis)

Le Canadien Chester Brown évoque sa jeunesse, marquée par sa relation obsessionnelle avec le magazine "Playboy".


Auteurs Canadiens Autobiographie Comix Drawn & Quarterly

Chester a 15 ans lorsqu'en 1975, il achète son premier "Playboy" en tremblant de peur. Après s'être ciré le pingouin à la santé d'une playmate, il se débarrasse du magazine. Deux mois plus tard, il achète un nouveau numéro de "Playboy", dont il se débarrassera également... Les mois et les années passent, Chester continue d'acheter régulièrement "Playboy" jusqu'à en posséder une véritable collection mais, par périodes, il les jette avec dégoût... puis finit par regretter son geste et s'en racheter une cargaison chez un bouquiniste.

Scénariste
Dessinateur
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution Octobre 2001
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Le Playboy
Les notes (9)
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04/09/2002 | Cassidy
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Par Spooky
Note: 2/5
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Bon il est gentil Chester Brown de nous raconter sa vie, mais de là à nous raconter l'épisode où, adolescent, il découvre les revues porno, ça marche 5 minutes. Pas sur un album entier... Parce que là, nous raconter qu'il a acheté tel magazine à telle époque, qu'il s'est masturbé dessus et qu'ensuite il l'a caché, c'est d'une banalité grandiose, mais surtout d'un inintérêt affligeant... Comme je le dis, cela aurait pu passer dans une histoire relative à son éducation sentimentale, sa construction affective, ses expériences sexuelles... Après, ça reste correctement raconté, mais... sans passion, de façon un peu trop clinique, un peu comme si Brown racontait la vie d'un autre... Vite lu, vite oublié...

15/06/2014 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
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2.5 Tout comme Je ne t'ai jamais aimé, je suis mitigé face à cet album. Tout d'abord, je me reconnais un peu plus ici dans Brown que dans son autre album autobiographique. Je n'ai jamais acheté Playboy quand j'étais adolescent et depuis que je suis en âge de pouvoir l'acheter, je ne le fais pas parce que j'ai peur que quelqu'un que je connaisse me voie ou comment le ou la vendeuse va me regarder. Et puis je suis un peu paranoïaque et donc je comprends la peur que ressent l'auteur après avoir lu Playboy et qui a peur que quelqu'un le découvre. Toutefois, je trouve que le scénario est un peu trop léger. C'est pratiquement les mêmes choses qui reviennent encore et encore. J'ai l'impression que la moitié de l'album est une répétition des mêmes thèmes avec des variantes (par exemple, une fois Brown croise des voisins après avoir acheté le magazine et une autre fois il y a carrément des ados de son école et dans les deux cas il a peur de se faire prendre) et donc que c’est un peu inutile. Cela se laisse lire, mais c’est pas un truc que j’achèterai ou relirai.

30/10/2012 (modifier)
Par Erik
Note: 2/5
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L'auteur dépeint des scènes qu'on ne montre pas : en cela, on lui attribue un caractère courageux. C'est presque un visionnaire selon certains qui n'hésitent pas à crier au génie ! Il accentue le côté honteux à la chose ce qui en devient maladif comme une réelle addiction. Bref, on aura compris que cette fréquentation de la pornographie à l'adolescence a considérablement influencé sa vie d'adulte et notamment sa capacité de relation avec les femmes. Si j'ai bien compris, il foire ses relations car il a lu Playboy en étant jeune... C'est bien trop facile et réducteur à mon avis. Nous avons là une oeuvre qui n'est pas drôle et qui semble trop légère dans l'évocation même de la découverte de la pornographie. On retiendra surtout l'énorme culpabilité d'avoir osé voir une playmate à 15 ans. En même temps, sous forme d'un angelot, il commentera avec un regard plus acerbe et amer les scènes de son adolescence. Un récit, voire une auto-critique entre pulsion et culpabilité dont le sujet m'indiffère un peu. En réalité, cela m'agace d'imaginer une sexualité sans sentimentalité. Je suis dès lors à mille lieux de la pensée d'un tel auteur qui a certes du talent. En effet, je n'ai pas la capacité à l'adhésion à son mode de fonctionnement.

21/07/2011 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
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Note approximative : 2.5/5 Pour apprécier cet album, il faut véritablement apprécier les récits intimistes. Car c'est vraiment dans l'intime que nous rentrons ici, voire même dans la catharsis. On dirait en effet que l'auteur veut exorciser ses hontes en dévoilant à la face du monde sa relation avec le magazine playboy, ses masturbations et la honte et le dégoût de soi qui en résulte. Le récit, c'est donc celui du premier achat honteux et caché d'un magazine playboy par le jeune Chester Brown quand il avait quinze ans. Comment il le convoite en secret, va l'acheter en cachette, en... use, puis s'en débarrasse avant d'en récupérer des bouts etc. Puis c'est le récit de ses achats suivants et de l'intérêt manifeste qu'il porta pendant plusieurs années à ce magazines et à ses femmes nues, allant jusqu'à faire et refaire sa collection, s'en débarrassant aussi régulièrement, oscillant entre honte et désir assumé. Pas d'autre ambition dans ce scénario que de nous dévoiler une intimité d'ordinaire cachée voire rejetée par tout un chacun. Et cela peut franchement ennuyer le lecteur, voire le rebuter ou l'indifférer. Seule la curiosité et un léger voyeurisme sont les véritables motivations que j'ai moi-même ressenties à découvrir ainsi les vices cachés d'un auteur québécois. D'autant que le graphisme, sobre et assez inexpressif, n'est pas des plus attrayants même si je lui trouve un certain charme, notamment dans sa mise en page pleine de personnalité. Dans tous les cas, ce n'est pas une BD que j'achèterai mais sa lecture peut intéresser les amateurs de récits intimes.

29/02/2008 (modifier)
Par cac
Note: 3/5

Je viens de me rendre compte que Chester Brown est également l'auteur de "Louis Riel", je n'avais pas fait le rapprochement tant le style et le dessin sont différents. Il est clair que ça ne raconte pas du tout la même chose. Le playboy n'évoque pas la vie dissolue de playboy de l'auteur, mais l'achat compulsif d'un célèbre magazine par Chester Brown. C'est de l'autobiographie pure et dure, tel jour de mai 1975, j'avais 15 ans, je suis allé acheter Playboy en tendant fébrilement mon billet de 5 dollars et en rentrant je me suis masturbé sur la playmate du mois. Bon à la rigueur. Mais ce qui est très étonnant c'est ce désir suivi de dégoût qui pousse Chester à se débarrasser du magazine aussitôt de différentes façons, parfois en gardant les pages les plus intéressantes. Et ensuite il regrette et rachète des numéros qu'il avait déjà, s'intéresse aussi aux articles et pas qu'aux photos... Il devient complètement paranoïaque se disant que tout le monde le surveille et dans les faits il l'écrit lui-même rien ne s'est jamais produit, aucune remarque de quiconque sur cette lecture "honteuse". Je trouve cela assez courageux d'évoquer un tel sujet. J'aimerai bien connaître les relations de ses proches suite à cette lecture qui est un aveu qu'il fait à travers une bande dessinée de faits personnels dont il n'avait sûrement jamais parlé avec aucun d'eux. Les extraits de critique en 4ème de couverture sont assez décalés. "Brown met le doigt sur les sujets les plus périlleux qui, de certaines fonctions biologiques aux préjugés raciaux, constituent les assises des religions et des civilisations". Quand même. Il est vrai que c'est assez cru ces scènes de branlette. Brown avoue un certain racisme car il n'aime pas une playmate noire. Mais bon ce n'est pas un traité de théologie qu'on tient là. C'est une bande dessinée qu'on lit en 20 minutes dans son RER. Deuxième cas : "l'oeuvre courageuse de Brown montre comment la fréquentation de la pornographie a influencé la vie adulte de l'auteur et sa capacité de relation avec les femmes". Déjà Playboy reste très gentillet comme lecture, et l'aspect réel et l'influence directe que ça peut avoir sur la vie du Brown adulte est très légèrement décrit dans l'épilogue où il demande toujours dans son côté parano à sa petite amie actuelle si elle a déjà trouvé un de ses Playboy dans la poubelle... On lit en tout cas le puritanisme hérité de l'éducation de Brown qui s'attache à lui pour ces petites "lectures" futiles même à plus de 30 ans.

27/01/2008 (modifier)

Ah. J’avais déjà lu (et pas aimé) «Je ne t’ai jamais aimé» du même auteur, mais là c’est en quelque sorte pire : le ton est toujours aussi apparemment détaché, dénué de sentiments, et il se passe toujours aussi peu de choses. Un aspect du livre est sa narration par démon interposé : Chester ne dit rien, ne pense rien, c’est son démon qui commente les scènes, ce qui ajoute encore au détachement de l’histoire, et donc du lecteur. Mais le plus évident, c’est probablement l’aspect «recensement» : l’auteur a acheté tel Playboy à telle date, il s’est masturbé tant de fois devant la playmate du mois, il a arraché telles pages, a enterré, brûlé, mangé (je plaisante…) le magazine, puis à telle date il l’a racheté, puis rejeté, puis reracheté… Bref, soyons clairs, non seulement c’est saoûlant, mais surtout c’est simplement et complètement inintéressant.

16/03/2003 (modifier)
Par brunelle
Note: 1/5

Autant j'avais réussi à accrocher doucement à Je ne t'ai jamais aimé du même auteur, autant cet album me laisse profondément indifférente. Ce style sobre qui avait dû faire l'unanimité à la sortie de son premier ouvrage semble dès le second être emprunt de facilité et de redondances en tout genre. Le sujet, la manière dont il est traité : "je vous parle de quelque chose de tabou mais pas trop" est vraiment très à la mode dans les nouveaux comics, et cette recette m'emmerde vite. Autant elle peut être efficace lorsqu'il s'agit de situations plus intéressantes, autant elle peut être franchement risible et considérée comme du véritable grattage de nombril dans cet album-ci.

02/12/2002 (modifier)
Par fourmi
Note: 1/5

Alors là, je dis non !! Cassidy, tu as vraiment des gouts bizarres !!! Tu casses Pilules bleues et pas celle-la ?? Dans le genre gnangnan, on fait pas mieux ! Le pauvre petit gars qui se cache pour lire ses revues pornos... Pathétique... Y'a vraiment rien dans cette BD, c'est même pas drôle... Tu dis souvent, c'est une bd de fille, alors la ca doit etre une bd de mec... Un aspect documentaire sur les ados mâles de 15 ans qu'il me dit... alalalala... (véridique en plus !!). La je dis NONSK !!! A vous de vous faire une idée, mais franchement, je le repete haut et fort ! Cassidy !!! T'es fou ou quoi ????

10/09/2002 (modifier)
Par Cassidy
Note: 2/5

Le résumé donné par "Electre" (la base de données qui recense près d'un million de bouquins parus en France et dont on se sert dans les bibliothèques et à la Fnac) dit de cette BD que ça "désigne certains préjugés raciaux sur lesquelles s'assoient les religions et les civilisations.". Eh ben... Cela dit, ne blâmons pas Electre : en fait, c'est recopié d'une critique du bouquin que l'on peut lire sur sa quat' de couv'. Le critique qui a écrit ça (Richard Gehr, de "Village Voice") doit se servir du télescope Hubble pour lire entre les lignes, c'est pas possible autrement... Bon, bref. "Le Playboy", c'est avant tout une énième BD autobiographique en noir et blanc. Mais pas désagréable, à défaut d'être géniale. Si vous-même, vous avez acheté au moins une fois une revue coquine dans votre jeunesse, ça risque de vous rappeler pas mal de souvenirs... La honte et la peur qu'on ressent au moment de l'acheter (dans un kiosque à journaux super-éloigné de là où on habite, dans un quartier où personne ne nous connaît, histoire de limiter les risques d'être découvert et dénoncé), la peur d'être vu avec sur le chemin du retour, le dégoût de soi qu'on peut ressentir après "utilisation" et l'envie de se débarrasser du magazine, etc...

04/09/2002 (modifier)