Le cinquième Beatles (l'histoire de Brian Epstein)

Note: 3.5/5
(3.5/5 pour 2 avis)

Will Eisner Award 2014 : Best Reality-Based Work Dans Le Cinquième Beatles, un roman graphique, Vivek J. Tiwary et Andrew Robinson racontent l'histoire incroyable de celui sans qui les Fab Four, le plus grand groupe de pop-rock de tous les temps, n'auraient jamais vu le jour... Brian Epstein (texte de l'éditeur)


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Le Cinquième Beatles, pour la première fois en bande dessinée, met en scène l'histoire de Brian Epstein, ce brillant visionnaire qui découvrit les Beatles dans une cave de Liverpool et les mena au sommet. Scénarisé par Vivek J. Tiwary – producteur de vidéoclips, notamment pour Bruce Springsteen et Oasis, mais aussi de spectacles à Broadway –, cet album est magnifiquement illustré par Andrew Robinson, avec la participation de Kyle Baker. Sir Paul McCartney a loué l'exactitude historique de l'ouvrage. Sa traduction en français est l'oeuvre d'Hugo Cassavetti, l'un des meilleurs spécialistes français de la pop. Le Cinquième Beatles est un one shot ; un roman graphique indispensable pour les amateurs du groupe, de la pop, du rock, de la BD... et les autres !

Scénariste
Dessinateurs
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 15 Novembre 2013
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Le cinquième Beatles (l'histoire de Brian Epstein)
Les notes (2)
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18/12/2013 | Mac Arthur
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Par Erik
Note: 4/5
L'avatar du posteur Erik

C'est un bel hommage qui est rendu là au manager du plus grand groupe de rock de tous les temps. Les Beatles ne font pas partie de ma génération mais de celle de mes parents. Je ne connaissais pas l'histoire de Brian Epstein qui est mort très jeune (32 ans) après avoir réussi un exploit en les mettant sur la voie du succès planétaire. Le rôle des managers dans le succès d'un groupe est beaucoup plus important qu'on ne le pense. Cela passe également par le vestimentaire. J'ai bien aimé le dessin ainsi que le découpage avec une audace de mise en scène lors de certains passages (je pense notamment à l'entrevue mémorable avec le manager d'Elvis Presley à savoir le colonel Parker). Il y aura des moments encore plus durs comme celui d'affronter l'antisémitisme ou l'homophobie. Malheureusement, les médicaments auront raison de ce visionnaire qui a certes commis quelques erreurs. Les Beatles, aussi talentueux soient-ils, ont toujours reconnu qu'ils n'auraient certainement pas été ce qu'ils furent sans Epstein. Voilà pourquoi il est qualifié comme le 5ème Beatles.

09/06/2014 (modifier)
L'avatar du posteur Mac Arthur

Le 5ème Beatles est avant toute chose le portrait d’un homme, Brian Epstein, célèbre manager du groupe. Les auteurs se proposent ici de nous relater sa vie depuis sa découverte du groupe jusqu’à sa mort prématurée. Mais plutôt que de se borner à une évocation historique rigoureuse, ils n’hésitent pas à prendre quelques libertés avec la véracité pour « mieux appréhender l’essence même du personnage ». Apparaissent ainsi quelques personnages totalement imaginaires qui serviront de révélateurs à la personnalité d’Epstein. Si ce choix peut prêter à discussion, je le trouve bien exploité dans le cas présent. On peut aisément faire la part entre faits réels et divagations d’auteurs et ces libertés prises ne changent en rien la véracité des faits. Le volume est copieux mais se lit assez rapidement. Le dessin est agréable même si les personnages sont parfois caricaturés à l’excès (on oscille constamment entre un dessin réaliste et un style proche de la caricature de presse). La mise en page est agréablement diversifiée et la composition des planches permet de se sentir avancer dans le récit. Bon, pour tout avouer, je n’ai pas été subjugué par le personnage. Il était certes torturé mais finalement passe à mes yeux comme une trop bonne victime dans un monde auquel il n’était pas préparé. C’est un peu trop… bienveillant à mon goût, trop manichéen. Par ailleurs, et hormis le sentiment que les Beatles furent bien le premier boys-band de la pop (finalement pas si éloignés que ça d’un Justin Bieber, en terme de fabrication d’image s’entend), je n’ai pas le sentiment d’avoir découvert quoi que ce soit. L’achat de disques par le propre producteur est une (détestable) pratique connue depuis belle lurette. L’homosexualité et les problèmes de dépendance de Brian Epstein ne sont pas vraiment des secrets. En résumé, on a un portrait original et (trop ?) respectueux d’un personnage que je n’ai pas trouvé hors du commun (opiniâtre, oui mais quel manager ne l'est pas ?). Le livre se lit aisément mais ne m’a pas spécialement marqué. A lire si le sujet vous intéresse mais je conseillerais plutôt l’emprunt via une bibliothèque que l’achat.

18/12/2013 (modifier)