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Gisèle et Béatrice

Note: 3.25/5
(3.25/5 pour 8 avis)

Un conte érotique teinté d'humour et de satire sociale. Comme beaucoup de femmes, Béatrice est moins payée et moins considérée que ses collègues masculins. Lorsque son patron saute le pas du harcèlement sexuel, elle décide de le prendre à son propre piège. Grâce à une plante magique ramenée d'Afrique, elle le transforme en femme. Devenu "Gisèle", sans statut, sans papiers, sans passé, il n'a d'autre choix que de rester chez Béatrice, qui en fait son objet sexuel, et accessoirement aussi sa femme de ménage.


Aire Libre Hard & Soft, d'un érotisme à l'autre Institut Saint-Luc, Liège J'ai changé de sexe

Comme beaucoup de femmes, Béatrice est moins payée et moins considérée que ses collègues masculins. Lorsque son patron saute le pas du harcèlement sexuel, elle décide de le prendre à son propre piège. Grâce à une plante magique ramenée d'Afrique, elle le transforme en femme. Devenu "Gisèle", sans statut, sans papiers, sans passé, il n'a d'autre choix que de rester chez Béatrice, qui en fait son objet sexuel, et accessoirement aussi sa femme de ménage. Débarrassée de son patron macho, Béatrice accède au poste qu'il occupait. Toute à sa revanche, elle jouit d'abord sans bornes de sa nouvelle position de pouvoir. Quant à Gisèle, elle découvre la vie quotidienne d'une femme soumise, qui vaque entre les tâches ménagères, les journées passées à la maison et les fantaisies sexuelles de Béatrice, devenue sa maîtresse dans tous les sens du terme. Sans cesse surveillée, enjointe de se soumettre à tous les désirs de Béatrice, Gisèle va pourtant réussir à compenser, peu à peu, le déséquilibre originel de leur relation. Avec ce conte érotique teinté de satire sociale, qui mêle scènes coquines, humour caustique et vrais sentiments, Benoît Feroumont s'empare d'un sujet complexe, qui touche à la question des genres, à la sexualité, au pouvoir et au fantasme. Un récit troublant, qui allie sensualité, humour et propos engagé, pour un public averti.

Scénariste
Dessinateur
Coloriste
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 06 Septembre 2013
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Gisèle et Béatrice
Les notes (8)
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20/09/2013 | Ro
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Par Ju
Note: 3/5
L'avatar du posteur Ju

Je sors de cet album un peu mi-figue mi-raisin. Il faut dire qu’il me faisait envie, et quand j’ai vu que je pouvais l’emprunter en ligne, je n’ai pas hésité longtemps. J’aime bien le pitch de départ, même si le coup de “je me retrouve dans un autre corps” est quelque chose que l’on a beaucoup vu. Le but est de réfléchir sur la condition des femmes, la façon dont elles sont vues dans la société. C’est louable mais ça aurait pu être fait plus finement. Je m’explique : Béatrice obtient une bite et devient un gros macho avec Gisèle, qui elle se fait harceler sexuellement par ses voisins, et découvre que c’est pas cool de se faire harceler, alors qu’elle le faisait allègrement auparavant en tant qu’homme. J’ai trouvé ça un peu facile, pas très subtil. Mais en soi, je pense quand même que si tous les hommes passaient quelques jours de leur vie dans le corps d’une femme, avec tout ce que ça implique (différences de salaire, harcèlement, place dans le couple etc etc), le monde s’en porterait mieux. Mais j’aurais aimé, par exemple, que Béatrice ait un comportement un peu plus compréhensif, vu qu’elle a aussi subi des discriminations en raison de son sexe. En fait, les personnages ne sont pas hyper attachants, et les situations dans lesquelles elles sont mises ne sont pas forcément surprenantes ou originales. Et ce n’est pas assez développé pour que la réflexion soit vraiment poussée. J’aurais aimé que ça aille un peu plus loin. J’ai mieux aimé la deuxième partie du récit, où les choses se décantent un peu, mais pareil, pas de vraie originalité et de surprise. Quant à la fin, … elle est cohérente, mais me laisse un petit goût amer, je pense que ça aurait été intéressant de suivre le parcours des personnages après. Quant au dessin, j’aime bien le style, c’est rigolo, mais à la longue, c’est un peu trop cartoonesque, et ils finissent par devenir anecdotiques dans la lecture et n’apportent pas forcément un plus. Et ils ne rendent pas super bien le côté “érotique” de l’oeuvre, les scènes d’amour sont sympas mais finalement assez peu présentes et prudes. L’accent est plus mis sur la réflexion, mais celle-ci est limitée, et sur l’histoire mais celle-ci manque d’originalité. Au final, je ne peux pas dire que je n’ai pas aimé. J’ai lu d’une traite (ça se lit assez facilement), et je suis d’accord avec le message qui est délivré. Mais ça manque d’originalité, de finesse, et d’un dessin avec un peu plus de pep’s pour vraiment me faire apprécier cette bd. 2,5/5

25/03/2020 (modifier)
Par sloane
Note: 2/5
L'avatar du posteur sloane

Mouais, voila une petite historiette sympathique mais sans plus. Le démarrage aurait pu laisser penser à quelque chose tirant vers la satyre sociale sur le rôle des femmes en entreprise ou simplement dans la vie maritale. En fait cela vire très vite à une espèce de vaudeville vaguement égrillard avec quelques images érotiques, mais bien soft, à moins d'avoir ces fantasmes. Je ne me suis pas franchement ennuyé mais disons qu'une fois ce petit album fini, je pense qu'il ne m'en restera pas grand chose tout au plus un vague souvenir d'autant plus que le dessin est correct mais ne possède à mon goût pas grand chose de transcendant. Cette BD m'inspire à vrai dire bien peu et mon avis s'en ressent et va donc se clore ici.

24/11/2019 (modifier)
L'avatar du posteur Noirdésir

Voilà un album quelque peu surprenant, qui se laisse lire agréablement, même si, vers la fin, je l’ai trouvé trop conventionnel, avec une chute un peu décevante. L’idée de départ est plutôt bonne, avec ce patron macho adepte du droit de cuissage, qui tente d’abuser d’une secrétaire (Béatrice) qui, par un tour de passe-passe, le transforme en femme, Giséle, qui plus est en esclave sexuel. C’est amusant, et tourne en ridicule le machisme. Mais au bout d’un moment, on se rend compte que Béatrice se comporte avec Gisèle comme son patron le faisait avec elle, les rôles ont été inversés, mais la relation entre deux individus reste inchangée. Du coup, cela perd un peu de sa force. Quant à l’aspect érotique, il est bien présent, mais vraiment soft et atténué, ce n’est clairement pas le cœur de l’album. Le dessin, très doux, sucré, est lui aussi agréable. Au final, une lecture sympathique (même si j’attendais sans doute quelque chose de plus corrosif et/ou érotique, étant donné le sujet de départ).

19/06/2019 (modifier)
Par Jetjet
Note: 3/5
L'avatar du posteur Jetjet

Béatrice travaille dans une grosse entreprise de façon consciencieuse mais sans aucune évolution de carrière possible. Et pour cause, elle subit de façon continue le harcèlement de son patron qui n'a pour autre ambition pour elle que de l'allonger sur sa longue liste de conquêtes féminines. Mais c'est au moment où elle semble céder à ses avances que tout va basculer mais pas forcément comme l'aurait imaginé le boss macho, bien au contraire.... Sur un schéma social éculé mais hélas toujours d'actualité que constitue le harcèlement sexuel, Benoit Feroumont inverse les rôles en transformant le macho friqué sûr de lui en femme soumise par quelques incantations magiques africaines. Devenue Gisèle, gouvernante docile et soumise, la "victime" n'a d'autre choix que de se soumettre à une Béatrice bien machiavélique et pas si féminine qu'on aurait pu l'imaginer... Les rôles sont inversés à l'instar du film du regretté Blake Edwards "Dans la peau d'une blonde" et Gisèle n'a d'autre choix que d'effectuer et subir la condition d'une femme reluquée entre femme d'intérieur et objet sexuel. Si la critique sociale esquivée en début d'album laisse place rapidement à un vaudeville de boulevard, cette histoire est agréable à lire tout en laissant volontairement un soupçon de malaise.... En effet il est difficile de s'attacher aux personnages qui sont finalement tous machiavéliques passant tour à tour de bourreau à victime avec un très léger soupçon d'érotisme entre deux "femmes". La patte graphique est agréable malgré un environnement très épuré et on passe un très bon moment entravé par une conclusion finalement assez classique. Dénué de morale mais pas forcément de réflexion, il aurait été intéressant de pousser un peu plus la fable sociale mais les machos s'en prennent à juste titre plein la gueule et c'est toujours cela de pris.

09/10/2018 (modifier)
Par gruizzli
Note: 4/5
L'avatar du posteur gruizzli

Joli ! Très joli ce que l'auteur arrive à nous faire sur une BD supposée érotique. Je met "supposée" car je ne trouve pas que ce soit vraiment une BD érotique, elle se contente de jouer gentiment sur de l'érotisme léger. C'est plus versé dans l'histoire que la façon de représenter l'érotisme, même si certaines scènes peuvent susciter l'imagination du spectateur. Ce qui est pas mal du tout, c'est bien cette histoire partant d'une réalité du monde pour basculer vers un propos bien différent. Je m'attendais à un pamphlet sur le féminisme, mais au final j'ai eu le droit à une histoire qui allie l'humour, la réflexion sur les femmes (qui pique un peu, parfois), une histoire d'amour et quelques petits détails supplémentaires en prime (notamment un peu de politique ou de réalité d'entreprise). C'est très bon et bien mené, je ne m'attendais pas à la succession des évènements de l'histoire, et le final m'a surpris. Même si mon côté fleur bleue n'a pas été comblée par cette fin .... Le dessin est le point surprenant : utilisant des personnages mignons et un dessin très coloré, il arrive à donner quelque chose de sérieux et presque sensuel. On est pas forcément dans un dessin qui excite, mais qui arrive à transmettre quelque chose. C'était pas gagné avec ce style, mais au final ça passe plutôt pas mal. Une bonne découverte donc, qui m'a surprise et que j'ai pris grand plaisir à lire. C'est le genre de BD qu'on aime parce qu'elle surprend !

28/11/2017 (modifier)
Par Erik
Note: 4/5
L'avatar du posteur Erik

C’est plutôt rare que je mette un 4 étoiles pour une bd qualifiée d’érotique. Je crois que c’est arrivé pour Fraise et Chocolat ainsi que Okiya, la maison des plaisirs défendus ou encore Le Déclic et c’est tout. Si je le fais en l’espèce, c’est que cette œuvre m’a paru tout à fait exceptionnelle pour le genre. Il y a toute une histoire qui est construite et qui constitue le véritable moteur plus que les quelques situations coquines très gentilles. Le thème sera de se mettre à la place d’une femme et de vivre cela de l’intérieur. C’est amené de façon très subtile. On s’amuse beaucoup alors que les situations sont parfois assez difficiles pour les femmes notamment. J’ai aimé ces rapports de domination et ces inversions de rôle entre l’employée de bureau et son patron macho. La relation entre ces deux personnages va s’avérer plus complexe qu’il n’y paraît. Le dessin nous fait également rapidement accrocher à ce récit plein d’audace et d’humour. C’est une bd inventive comme on n’en fait que trop rarement. Derrière l’érotisme des situations se cache un véritable conte social plutôt de bon goût. A noter que c’est la collection « Aire libre » qui publie cela alors qu’elle est spécialisée dans des ouvrages haut de gamme. C’est un signe ! La présentation est en coffret avec une absence de résumé afin de garder le plus grand secret. Bravo à l’auteur pour cette oeuvre originale !

20/07/2015 (modifier)

Lectrice plutôt novice dans le monde de la BD, c'est mon mari (NDM : kikou, ça va?) qui se charge de mon éducation dans ce domaine... Il m'a offert "Gisèle et Béatrice" pour Noël. Le packaging très sympa m'a intriguée : une jolie pochette dans laquelle est glissée cette petite BD coquine. Tout d'abord, j'ai tout de suite accroché aux expressions de ces protagonistes ; c'est excessivement bien rendu! Quant au pitch ; une employée qui bosse pour sa reconnaissance et que son patron aimerait voir faire d'autres efforts, plus "physiques"! ;o) Mais tel est pris qui voulait prendre...Je ne vous en dis pas plus pour ne pas en dévoiler trop. Annoncé comme "érotique", c'est assez soft et c'est appréciable. Pas de gros plans "gynéco", mais de jolies courbes sensuelles...De très beaux dessins! Bref,un bon moment de détente, une belle découverte qui me donne envie d'en connaître plus sur cet auteur (Feroumont). Je pense que je vais me lancer dans la lecture du "Royaume". C'est pas si mal la BD finalement! (NDM : Excellente idée)

24/03/2014 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
L'avatar du posteur Ro

Voilà un ouvrage bien étonnant ! Prenant la forme d'un album souple de format moyen dissimulé dans un petit coffret léger, il se cache comme un ouvrage coquin réservé à un public averti. On imagine alors un récit du style de Happy Sex de Zep qui mêlerait un érotisme adulte, un dessin mignon et rondouillard et probablement un peu d'humour. Il s'agit en réalité d'une sorte de fable moderne, un récit certes érotique mais aussi un conte magique et une satire sociale avec un récit déstabilisant et une morale bien étrange. L'ayant lu sans rien en savoir, j'ai été très surpris par le virage fantastique et assez incongru que prend l'histoire dès la vingtième page à peu près (sur 128 ). Je ne m'attendais pas à ça. Du coup, s'il y a bien de l'érotisme, il prend une forme assez particulière à laquelle il n'est pas aisé de s'identifier à moins d'avoir des fantasmes bien précis. De son côté, le côté fable morale et sociale est assez appuyé, pas inintéressant mais abordé par un angle assez curieux. Le tout est mis en scène par le biais d'un dessin agréable, en partie le même que pour l'autre série du même auteur, Le Royaume, mais avec une surprenante adaptation aux scènes érotiques qui sont très bien rendues. Malheureusement, je n'ai pas su accrocher au récit même si je reconnais une vraie originalité dans l'idée et dans l'évolution de la psychologie des personnages. Peut-être ai-je été trop déstabilisé mais je crois simplement ne pas être suffisamment rentré dans le trip de l'auteur. Toujours est-il que je n'ai pas su sur quel pied danser. Je n'ai été que peu émoustillé par les scènes érotiques. J'ai eu un peu de mal à saisir les motivations des personnages, notamment celles de Béatrice que je trouvais un peu fausses, comme s'attacher aussi vite à un personnage, certes transformé, qu'elle détestait juste auparavant. J'ai trouvé la critique sociale pertinente mais abordée par un angle trop outré pour lui permettre d'être fine. Et pour finir, même si l'ensemble n'est pas désagréable, je n'ai pas tellement été séduit par son humour. Ah, j'oubliais aussi la façon de parler de Gisèle qui est très rapidement agaçante, j'aurais aimé que cela ne dure pas sur tout l'album. Il s'agit là d'un OVNI, un cocktail de genres, une oeuvre où l'érotisme s'intègre au scénario et non pas l'inverse, avec un dessin plaisant et bien adapté, mais aussi une fable sociale, humoristique et fantastique surprenante et un peu perturbante qui ne plaira peut-être pas à tout le monde.

20/09/2013 (modifier)