Hantons sous la pluie
Amateur de monstres et d'histoire bizarre, bienvenue dans l'univers noir de Foerster.
Ecole Supérieure des Arts Saint-Luc, Bruxelles Humour noir Magazine Fluide Glacial
Dans cet opus de Foerster ce bouscule une vedette au grand coeur, une petite fille indésirable, un plombier mort (enfin pas temps que ça),... A tous il arrive malheur, mais pas un malheur anodin, un malheur bizarre à la limte du fantastique. Et nous spectateur, nous regardons, morbide que nous somme, s'ébattre ces personnages dans leur désespoir.
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| Date de parution | Janvier 1990 |
| Statut histoire | Histoires courtes 1 tome paru |
Les avis
Comme pour Nuits blanches, j'avais lu quelques-unes de ces histoires à l'époque dans Fluide Glacial, quand j'étais jeune. Mais, contrairement au recueil précédent, celles-ci m'avaient moins marqué dans mon souvenir. La relecture aujourd'hui confirme un peu cette impression : je situe clairement cet album un cran en dessous. On retrouve pourtant la patte de Philippe Foerster : des histoires courtes fantastiques, un humour noir grinçant, des situations ordinaires qui basculent dans l'absurde ou le macabre. L'ensemble se lit sans déplaisir, et l'auteur conserve ce goût pour le décalage et le malaise progressif. Mais j'ai trouvé les intrigues plus basiques, parfois plus prévisibles. Là où certaines histoires de Nuits blanches me semblaient installer un vrai trouble durable, celles-ci m'ont paru fonctionner de manière plus mécanique. Il y a bien quelques moments forts et dérangeants (La petite fille perdue au milieu de jouets devenus vivants, ou ces pauvres gens littéralement aspirés dans leurs toilettes), des images qui frappent et qui installent une vraie étrangeté. En revanche, les conclusions m'ont moins convaincu que les situations de départ, comme si la chute ne tenait pas toujours la promesse du malaise initial. Graphiquement aussi, j'ai trouvé l'ensemble un peu en retrait. Le noir et blanc reste efficace, les trognes sont toujours expressives, mais les décors m'ont semblé moins travaillés, moins impressionnants que dans l'autre recueil. L'atmosphère fonctionne, mais elle m'a paru un peu moins habitée. Cela reste du Foerster, avec son imaginaire tordu et son goût pour le fantastique cruel. Mais un volume qui, à mes yeux, manque un peu de la puissance visuelle et narrative qui faisait, dans mon souvenir, la force de ses meilleures histoires.
Dans ses séries « Fantastique » publiées chez Fluide Glacial, Foerster a à chaque fois su réussir à développer un univers assez original, que j’apprécie généralement. Cet album ne déroge pas à la règle. Hormis la première histoire (la seule qui ne joue pas franchement sur ce registre Fantastique d’ailleurs !), que j’ai trouvée à la fois moins originale et moins captivante, j’ai bien aimé les autres histoires courtes regroupées dans cet album. Avec toujours quelques pointes d’humour noir pour relever le tout. Le dessin en Noir et Blanc est très efficace, les décors sont eux-aussi très réussis et, comme toujours, Foerster nous présente une belle galerie de personnages à trogne – même s’il y a moins d’hydrocéphales que parfois ! Foerster a beaucoup d’imagination, et sait se renouveler. Même si ce n’est pas son meilleur album du genre, c’est quand même une lecture sympa et très recommandable.
C’est typiquement le genre d’album d’humour que je n’aime pas. A vrai dire, j’avais été attiré par le nom de l’auteur qui est Philippe Foerster que je connais sur des albums plus récents comme La Frontière ou d’autres plus ancien comme L'Oeil du chasseur que j’avais beaucoup apprécié. Je ne pensais pas qu’il avait débuté sa carrière comme un auteur de BD à l’humour noir et macabre. Il est vrai que je n’aime pas ce genre d’humour. Le dessin me semble assez basique dans la caricature. Ce n’est pas dans ce que j’aime et apprécie de voir. La lecture m’a paru assez ennuyeuse à la longue. Bref, c’est une déception que je mets sur le compte d’erreur de jeunesse car l’auteur a fait beaucoup mieux par la suite en changeant de registre même si on devine encore un humour assez caustique.
Il ne sera pas dit que je n’aurai pas essayé d’apprécier le travail de Foerster. Après « L’Appel du Fossoyeur », je retrouve ici les mêmes éléments qui m’avaient dérangé. Encore une fois, l’auteur s’y entend pour avoir des bonnes idées d’histoires macabres et effrayantes. Les histoires courtes de la deuxième moitié de l’album en particulier sont bien trouvées, comme celle avec le crocodile ou celle avec les taupes. Mais encore une fois, je n’ai pas été réceptif à cet humour noir, et j’ai encore moins souri qu’à la lecture de « L’Appel du Fossoyeur ». Cet album est peut-être un peu plus facile à lire que l’autre (plus clair, moins de texte excepté la première histoire) mais je n’aime décidément pas le graphisme de Foerster. Je lui reconnais cependant le mérite de savoir susciter le dégout qui va de pair avec ces histoires tordues. Sûrement un album, et un auteur, à recommander aux amateurs de macabre pur et dur. Pour moi, Foerster est un peu difficile d’accès. Je lui reconnais une imagination fertile pour sortir des bonnes idées scénaristiques, mais je n’accroche pas à son humour et à son dessin, et l’humour est pour moi un critère important pour apprécier un album de chez Fluide. On aime ou pas certains types d’humour, je n’aime pas celui là. Ma découverte du travail de cet auteur s’arrête donc ici.
Du très bon Foerster, peu d'histoire sont à jeter dans cet opus. Il y en a qui vous font rire, d'autre vous fonts peur mais aucune ne vous rend indifférente. S’il y en avait qu'un seul à emporter dans une île déserte, je crois que je prendrais celui ci. (j'ai particulièrement aimé l'histoire du saurien, brrrr à vous donner des sueurs froides)
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