Porte-à-porte-malheur

Note: 3.5/5
(3.5/5 pour 4 avis)

Les mésaventures d'un représentant de commerce.


Ecole Supérieure des Arts Saint-Luc, Bruxelles Humour noir Magazine Fluide Glacial

Théodule Gouâtremou est représentant de commerce chez Tout en vrac, "On a toujours besoin de quelque chose et nous avons tout ce dont vous avez besoin", telle est leur devise. Une vie somme toute banale me direz-vous. Et bien que nenni, la vie de Théodule Gouâtremou est remplie de rencontres toutes plus étranges les unes que les autres, rencontres qui nous sont contées dans cet opus. Heureusement Gouâtremou s'en tire toujours à bon compte, et réussit même parfois à faire de fabuleuses ventes grâce à ses rencontres.

Scénario
Dessin
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution Décembre 1984
Statut histoire Histoires courtes 1 tome paru

Couverture de la série Porte-à-porte-malheur © Fluide Glacial 1984
Les notes
Note: 3.5/5
(3.5/5 pour 4 avis)
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27/07/2002 | Tout's
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Par Jetjet
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
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Si on fait abstraction du récent Le Confesseur sauvage, Philippe Foerster relie rarement ses histoires macabres entre elles par un fil rouge. C'est pourtant ce qu'il faisait avec cet album et ce personnage antipathique au nom imprononçable : Théodule Gouâtremou. En effet, ce brave quidam est un colporteur. Il représente une curieuse compagnie qui vend de tout comme son nom l'indique. Et il n'a pas son pareil pour dénicher des clients étranges et satisfaire (ou pas) leurs requêtes les plus folles. Théodule est le fil rouge de ces petites histoires, il est souvent en galère et se préoccupe essentiellement de conserver son boulot et d'en tirer profit financièrement quitte à mettre en galère sa clientèle au sort principalement funeste. C'est le petit plus de cet album qui conserve l'humour caustique de l'auteur tout en dressant un portrait social et atypique. On ne sait pas ce qui se passe chez les gens une fois leur porte fermée et c'est ce qui fait tout le sel de cette histoire abracadabrantesque. Encore un indispensable pour tout amateur de Foerster. Ces métaphores du malheur gardent quelque chose de hautement réjouissant par leur voyeurisme. Et toujours ce trait noir et blanc impeccable et reconnaissable entre mille.

06/11/2019 (modifier)