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Rider On The Storm

Note: 2.5/5
(2.5/5 pour 2 avis)

La descente en enfer commence le jour ou Gaspard, poursuivi par des tueurs qui viennent d'abattre froidement ses parents, échappe de justesse à la mort au terme d'une course épique qui se termine dans le canal de Bruxelles... Une série qui mèle belles mécaniques et intrigue policière dans le Bruxelles des années '70.


Bruxelles/Brussels Motos et motards Paquet

Bruxelles, octobre 1974, Gaspard Sarini, un jeune homme de 20 ans ayant fait l'essentiel de son éducation dans des internats, caresse le rêve de devenir pilote professionnel. La distance affective qui le sépare de ses parents ne le gène pas, il a appris à faire avec. Mais leur désapprobation de ses ambitions professionnelles est source de tensions, contraignant ce dernier à travailler dur pour s'offrir sa moto, une Suzuki GT 750 surnommée "la bouillotte", avec laquelle il fait plusieurs courses de côte... Puis c'est le drame. La descente en enfer commence le jour ou Gaspard, poursuivi par des tueurs qui viennent d'abattre froidement ses parents, échappe de justesse à la mort au terme d'une course épique qui se termine dans le canal de Bruxelles... Recueilli par Jo, un garagiste au grand coeur et ancien pilote, avec qui il a déjà travaillé par le passé, Gaspard va progressivement reprendre le guidon, sous un faux nom cette fois, car il se sait en danger... Il rencontre la jeune Jade, inspecteur de police travaillant sur l'enquête et dont le supérieur, Raoul de Groot, lui mène la vie dure. Celle-ci évoque certaines des zones d'ombre du dossier et laisse entendre à Gaspard que sa hiérarchie cherche à étouffer l'affaire, achevant de convaincre ce dernier d'essayer d'en savoir plus sur le passé de ses parents... (texte de l'éditeur)

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 21 Novembre 2012
Statut histoire Série terminée 3 tomes parus
Couverture de la série Rider On The Storm
Les notes (2)
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12/11/2012 | Mac Arthur
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Par Erik
Note: 2/5
L'avatar du posteur Erik

Rider on the storm n'est qu'une bd à prétexte de présenter la superbe Kawasaki 750 H2 pour les connaisseurs. D'ailleurs, le magazine Auto Moto présente cette bd avec un polar béton. Il faudra le dire très vite. En effet, l'intrigue policière sera très en-dessous de ce qu'on pouvait attendre. Par ailleurs, notre héros Gaspar qui vient de perdre ses parents dans un assassinat n'a pas la moindre psychologie crédible. Le reste des personnages est clairement stéréotypé comme le policier misogyne par exemple. Toutes les ficelles sont grosses. Point de surprise à l'horizon. Cela ressemble à ces vieilles bande dessinée à papa avec cette ligne claire où il manque tout simplement de la crédibilité. Entre les courses de moto, le vol du tableau, les nazis et les tentatives de meurtre, il y a certes de quoi faire mais pas n'importe comment.

22/02/2015 (modifier)
L'avatar du posteur Mac Arthur

Deuxième série éditée dans la collection « Carénage » des éditions Paquet, ce « pilote dans la tempête » dispose de plus d’un atout dont la moto (pourtant thème fédérateur de la collection) n’est sans doute pas le principal ! Pourtant, de la moto, il y en a ! Elle est omniprésente, utile mais pas centrale. Et à côté de cet élément, trois autres atouts sont à mentionner. Tout d’abord, le cœur du récit se compose d’une intrigue policière. L’histoire débute alors que les parents du jeune héros viennent d’être assassinés et celui-ci va donc chercher à la fois à échapper aux tueurs lancés à sa poursuite et à comprendre les raisons de ces meurtres. Certes, on semble s’orienter vers quelque chose d’assez classique quant à ce mystère mais le suspense est quand même bien présent. La course moto est reléguée en arrière-plan même si elle n’est pas oubliée. Ne vous attendez surtout pas à lire un récit à la « Julie Wood ». Ensuite, il y a l’époque. Nous sommes au cœur des années ’70 et les deux auteurs apportent un soin particulier à la restitution de cette époque grâce, principalement, à un sujet récurrent : la musique. Déjà présente dans le titre, la musique en général et le rock en particulier reviennent constamment dans ce récit. Les Doors pour le titre, Led Zeppelin au travers de nombreuses affiches de concert, Pink Floyd en musique de fond dans un garage ou Deep Purple pour une scène de concert (et la liste n’est pas exhaustive), le rock est, à l’instar de la moto, omniprésent mais n’occupe pas pour autant le devant de la scène… et comme je partage les goûts musicaux des personnages (qui se dépêchent de changer de poste de radio quand Mike Brant s’y impose, preuve de leur bon goût) et sans doute des auteurs, ces multiples clins d’œil jouent dans mon appréciation finale de ce récit. Enfin il y a le lieu. L’histoire se déroule à Bruxelles et les auteurs ont cherché à recréer l’esprit bruxellois au travers de quelques personnages. Les expressions typiques foisonnent, ce qui risque de déstabiliser quelques lecteurs mais j’ai trouvé cet aspect finalement bien maîtrisé et source d’un ton général plus original. Bruxelles est une ville chaleureuse, ses habitants sont généralement de bons vivants et le dialecte, mélange de français et de flamand est si typique qu’il aurait été dommage de s’en passer ! Non, peut-être ? Côté dessin, rien à redire. Le trait est certes encore perfectible (manque de soins sur tous les personnages lorsque ceux-ci sont secondaires, et manque de précision dans certaines scènes d’action) mais agréable à voir. Baudouin Deville s’autorise un style plus caricatural pour certains profils, et cela fonctionne plutôt bien. La ville de Bruxelles est bien reproduite, le lecteur local appréciera ! Enfin, et c’est important dans ce genre de collection, les motos sont dessinées avec soin. Ce premier tome m’a donc, dans l’ensemble, plutôt bien plu et je serai heureux de lire la suite. Le manque d’originalité de l’intrigue policière et le fait que la course moto m’apparaisse comme quelque peu artificiellement amenée dans le récit (au même titre d’ailleurs que la seule image de femme dévêtue), un peu comme s’il y avait un cahier des charges à respecter, m’empêchent d’accorder plus d’un 3/5 mais je conseille tout de même l’achat. Cet album est riche, bien illustré, vivant. Pas mal du tout, en somme… De la bonne bd grand public ! Non, peut-être ?

12/11/2012 (modifier)