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Les Derniers Argonautes

Note: 3/5
(3/5 pour 6 avis)

Une suite à Jason et ses argonautes.


Au temps de la Grèce Antique Consensus sur une BD Ecole Estienne Paris Jean-Blaise Djian Mythologie

Un beau jour, les Dieux ont cessé de parler aux Hommes, les abandonnant aux désastres et au désespoir. Un seul homme peut mener à bien la quête qui restaurera l'équilibre du monde : Jason, le héros légendaire qui, jadis, emmena les Argonautes chercher la toison d'or. Mais les temps ont changé; Jason est devenu un vieil homme hanté par de terribles souvenirs. Il va cependant accepter de partir pour une ultime aventure à la tête d'une bande de héros que rien ne semble prédestiner à entrer dans la légende... Cette trilogie d'heroic fantasy nous emmène dans un monde inspiré des mythes grecs, pour un récit à la fois épique et poétique, riche en action et en émotion.

Scénaristes
Dessinateur
Coloriste
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 22 Août 2012
Statut histoire Série terminée 3 tomes parus
Couverture de la série Les Derniers Argonautes
Les notes (6)
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22/08/2012 | Miranda
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Par Erik
Note: 3/5
L'avatar du posteur Erik

Une bd sur la mythologie grecque n’a rien de très original tant il y a pléthore sur ce sujet dans le monde de la bande dessinée. Le tout est de bien la réaliser de façon à plaire véritablement au public. C’est chose faite en l’espèce car on évite le pompeux et la médiocrité. Au niveau du graphisme, c’est très soigné dans un style expressif et dynamique que j’aime beaucoup. On est tout de suite embarqué dans cette aventure qui commence avec le silence des dieux sur fond de quête à attendre l’hyperborée au nord. On va croiser des créatures mythologiques comme les centaures. Il est vrai que le scénario demeure assez classique également mais il y a le savoir-faire qui fait que la qualité est présente. Il faut dire que l’intrigue tient la route sur trois volumes. Bref, c’est convaincant.

05/02/2018 (modifier)
Par canarde
Note: 3/5
L'avatar du posteur canarde

3 tomes un peu hargneux qui revisitent l'imaginaire antique. C'est le coup de la quête et de la troupe mal assortie qui finit par devenir efficace. Dessins assez séduisants : visages atypiques qui se toisent dans une belle lumière aquarellée et contrastée. Cela donne une certaine épaisseur aux personnages, même taiseux. Ce qui manque ce sont des dialogues un peu plus originaux, peut-être un peu d'humour, et un scénario un peu plus lisible. Ici tout est sur le mode tragique de la fatalité, et en refermant le livre on se dit : tout ça pour ça?

11/11/2017 (modifier)
L'avatar du posteur Le Grand A

Jason, Héraclès, Orphée, Méléagre, Pélée, Atalante, Castor et Pollux… Les Argonautes font figures d’Avengers de la mythologies grecques d’une certaine manière, la première Justice League, la Ligue des Gentlemen extraordinaires de la mer Égée. Sur une idée originale du duo Jean-Blaise Djian et Olivier Legrand, Les Derniers Argonautes raconte l’ultime baroud d’honneur du héros Jason, bien des années après avoir été maudit par la déesse Héra pour avoir délaissé sa femme, l’infanticide Médée. J’affectionne ces histoires du vieux héros sur le retour, désabusé, hanté par ses démons, le vétéran revanchard qui fait son come-back pour le décompte final, cela me rappelle certains romans de David Gemmell. Cette fois-ci les enjeux sont bien plus grands que de débusquer une vulgaire babiole comme la Toison d’or. Pour des raisons inexplicables, les dieux ne communiquent plus avec les mortels et le monde part à vau-l’eau. Répudiés ou privés de cette relation vitale à l’équilibre de la société, certains mortels régressent à l’état de barbarie, s’aliènent et s’entre-déchirent, cependant qu’un oracle augure la solution salvatrice : restaurer l’Orbe du monde volée aux dieux rétablira l’équilibre du monde vacillant. En cette époque crépusculaire seul un héros comme on n’en voit plus pourra diriger cette folle entreprise : Jason le héros déchu est la personne prophétisée. Pour l’accompagner les auteurs ont sélectionné une bonne vielle troupe de JDR des familles : Eurymion l’aède, Skadda l’amazone archère, le jeune prince infirme Leitos, Borbos le satyre, auxquels viendront s’ajouter Nessia la sorcière et Manaos fils de Tanis la néréide. Une compagnie hétéroclite tout ce qu’il y a de plus classique et j’en profite pour soulever un point qui me dérange : le jeu de rôle j’aime bien, mais tant que cela demeure dans le domaine du jeu. À partir du moment où on reprend la structure narrative d’un JDR mais de façon romancée style Les Chroniques des Ravens de James Barclay, je m’ennuie ferme. C’est le problème que rencontre Les Derniers Argonautes dans le tome 1, les personnages doivent aller d’un point A à un point B et sur leur route ils enchaînent très vite les rencontres préméditées qui leurs permettent ainsi de débloquer une situation et de faire avancer l’intrigue. Il y a donc une construction qui se veut très linéaire, très plate et qui devient malheureusement assez vite monotone. De la même façon les personnages restent trop campés dans leur rôle et leur fonction, restreignant cruellement l’aspect psychologique au stéréotype de base, alors que c’est pourtant important à mon sens dans ce genre d’"action-story" que les personnages puissent évoluer et tenir ainsi le lecteur en éveil. Les dialogues je dois le confesser, sont comme téléphonés et insipides par conséquent. Heureusement, le tome 2 s’affranchit je trouve de ce côté JDR et propose davantage d’inattendu, de rebondissement, les langues se délient déjà un peu plus, et même une nouvelle piste d'intrigue s'ouvre. Donc plutôt pessimiste à la fin du premier tiers, j’ai eu un net regain d'intérêt dans la seconde partie. Le troisième tome conclusif laisse une impression tiédasse. Pas sur sa partie graphique qui demeure constante mais sur l’aspect scénaristique moyennement convaincant. Est-ce dû à la sacro-sainte pagination en 48 planches ? Les choses sont comme précipitées, outre le fait qu’il n’y a pas de véritable rebondissement ce qui en soi est assez décevant ; les pacifiques et bienveillants hyperboréens basculent subitement dans le rôle de l’ennemi et cela donne lieu à des incohérences : comment ont-ils été alerté des plans de Jason visant à leur dérober l’orbe alors qu’ils n’en laissés rien paraître la page d’avant ? Pourquoi ne pas les exécuter directement ? Pourquoi cette schizophrénie du roi Partholon qui en un claquement de doigt devient un gros taré psychopathe ? C’est quoi cette amourette à deux francs du soldat Telion pour la princesse ? Je pense qu’il manquait tout simplement une bonne cinquantaine de pages pour faire en sorte que l’intrigue tienne debout. Aussi, la conclusion est incroyablement décevante. Certes, je reconnais bien là les dieux de la mythologie grecque : pédophiles, zoophiles, psychopathes, infanticides, incestueux, capricieux, immatures, etc. Mais je ne comprends pas pourquoi on a commencé tout cela en annonçant une histoire originale adoptant les codes de la High Fantasy et du JDR, si c’était pour qu’on achève le récit sur une leçon banale et scolaire de la sempiternelle toute puissance des dieux qui n’en font qu’à leur tête de débiles mentaux, et qu’à la fin c’est toujours eux qui gagnent « nananèreuh ». La grande force de cette série vient du dessin de Nicolas Ryser, du bonbon pour les yeux, meilleur que l’hydromel des dieux. Techniquement impeccable et sans fausse note, on pourra juste lui reprocher de ne pas caser de dessins en pleine page qui apporteraient ce petit côté épique qui fait la sève de ces grandes gestes héroïques. J’ai adoré sa mise en couleur au pinceau façon aquarelle, couleur directe, vraiment c’est très beau, cela donne envie de s’y attarder et de vivre un peu plus intensément cette aventure. Vu le catalogue des BD sorties adaptant les chants homériques ou se basant sur la mythologie grecque et Hésiode en générale, Les Derniers Argonautes n’ont pas grand-chose à envier à la concurrence hormis les clichés et naïvetés de son entame, ainsi qu'un vague sentiment de platitude une fois la série achevée.

01/10/2016 (MAJ le 09/11/2017) (modifier)
Par sloane
Note: 3/5
L'avatar du posteur sloane

A vrai dire j'ai longtemps hésité pour ma note et il est fort probable qu'à l'issue de ce triptyque je la hausse d'un cran. En premier lieu j'ai trouvé originale l'idée de donner une suite aux aventures de Jason, héros de la mythologie brisé par les mort de ses deux fils et abandonné des Dieux. Ensuite se forme une équipe, les nouveaux Argonautes, qui n'est pas révolutionnaire mais que je trouve personnellement plutôt bien trouvée. Un satyre, sorte de serviteur de Jason, un poète pleutre qui a perdu l'inspiration, un prince infirme, une amazone, une magicienne et Jason ,bien vieillit mais encore robuste. L’intérêt dans cette histoire c'est que les différents personnages sont relativement fouillés et que l'on n'a pas là une bête quête avec un parcours semé d'embûches. A ce stade des deux premiers tomes, l'histoire se lit avec grand plaisir une touche de fantastique qui n'est pas pesante. Deux tomes ou l'histoire avance sans temps morts, c'est plaisant aidé en cela par un dessin lumineux qui offre des cases splendides, (je pense à la scène ou la magicienne invoque les Dieux du vent sur la falaise). Assurément une série à suivre.

11/03/2015 (modifier)
Par Spooky
Note: 3/5
L'avatar du posteur Spooky

Tiens, c’est bizarre, je me suis dit que cette histoire aurait presque eu sa place dans la collection « Sept… », chez Delcourt. Sauf que, bien sûr, il ne s’agit pas d’un one-shot. Ainsi Jean-Blaise Djian et Olivier Legrand ont-ils eu l’idée de donner une suite (et fin ?) à l’histoire de Jason et les Argonautes. En reprenant des figures assez basiques de la mythologie grecque : le héros déchu, une guerrière amazone, un prince manchot, une créature mythique… Cette équipe, qui se complète pas mal, va donc repartir en quête d’un artefact sacré. Leurs motivations sont diverses, pas forcément crédibles, mais on est dans la fantasy primale. Le récit est bien mené, parsemé de suffisamment de climax pour qu’on ne lâche pas la lecture. Tout n’est pas facile pour nos héros, qui doivent donc faire face à de multiples écueils. En cela on est bien dans la terminologie et le decorum grecs, chapeau aux co-scénaristes. Pour revenir aux racines grecques de notre civilisation, il fallait un dessinateur capable de puissance, d’ampleur, d’imprimer sur les scènes le souffle épique des histoires. Nicolas Ryser semble être en mesure de le faire. Il y a beaucoup de belles cases, avec de belles ambiances bien différenciées. Le travail sur les couleurs est assez remarquable, bien qu’un peu terne par moments. Ryser est loin d’être un débutant, et ça se sent, malgré des « fautes » morphologiques ou des expressions faciales étranges parfois. Je suis curieux de voir où l’Argo va mener ces derniers Argonautes…

24/07/2013 (modifier)
Par Miranda
Note: 3/5
L'avatar du posteur Miranda

Note 3,5. La sensation est forte d’avoir déjà lu cette histoire, sans qu’elle n'apporte réellement rien de nouveau au genre, est omniprésente à chaque page, avec en prime un petit côté naïf qui malgré quelques scènes un peu sanglantes ne s‘estompe pas. Une énième quête inspirée de la mythologie grecque utilisant un Jason vieillissant qui reforme son équipée d’argonautes au fur et mesure de ses rencontres. Ces quelques premières phrases ont l’air un peu sévère, mais le plaisir de lecture est cependant présent et ce dû à 75 % au dessin de Nicolas Ryser (dessinateur d’Hariti) qui est un vrai délice. La B.D. étant assez bavarde, ce qui est un point positif pour le temps de lecture me direz-vous mais qui l’est presque trop sur les planches qui sont un peu mangées par les très nombreuses bulles. Ce n’est qu’un premier tome j’attends donc de voir si la suite sera un peu plus originale, bien que l’histoire soit de toute manière bien menée, sans temps morts ou de quelconques ralentissements, elle est peut-être même un peu trop rapide, mais je préfère les histoires qui avancent à bon train plutôt que celles qui piétinent. A noter qu'il y a un peu d'humour assez bien dosé et les personnages sont tous très attachants. J’attends surtout que les quelques touches de naïveté disparaissent.

22/08/2012 (modifier)