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Shahidas

Note: 3.33/5
(3.33/5 pour 6 avis)

Dans l'intimité des femmes kamikazes..


Egypte Le Meilleur de Bamboo Terrorisme

Sont-elles soumises ? Désespérées ? Fanatiques ? Les Shahidas sont ces femmes qui choisissent l'attentat suicide au mépris de toute rationalité. En enquêtant sur un meurtre passionnel, a priori banal, le commissaire Saraj remonte une filière de recrutement de ces nouvelles kamikazes. Le voici de nouveau confronté à la violence qui a déjà touché nombre de ses proches. Lui qui est si fier de sa nationalité égyptienne est né Palestinien… Un récit au cœur de la névrose du Moyen Orient.

Scénariste
Dessinateur
Coloriste
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 18 Novembre 2009
Statut histoire Série terminée 2 tomes parus
Couverture de la série Shahidas

21/09/2011 | Spooky
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Par McClure
Note: 4/5
L'avatar du posteur McClure

Excellent diptyque que ce Shahidas. Le dessin de Volante est bon et se cale parfaitement dans le style et le rythme du récit. Les personnages sont clairement reconnaissables, l'encrage, un peu épais, donne du coffre et de l'épaisseur aux personnages et souligne surtout parfaitement celui de Mahmoud. La rythmique est bien soutenue par les cadrages et les compositions. Ce n'est les plus beau dessins vus bien sûr mais ils sont très qualitatifs et en raccord avec l'oeuvre. Le point fort de l'histoire, c'est de ne jamais y amener le prisme occidental. Cela permet de ne pas dénaturer le propos et de bien mettre en exergue la difficulté au moyen orient de trouver le juste équilibre entre combat de valeur (Palestine) et barbarie (attentats aveugles) comme le souligne Hisham, le frère du personnage principal. Les rouages de l'endoctrinement, passant de l'intellectuel prosélyte universitaire à l'assistance psychologique apportée aux personnes en difficultés sont bien décrits sans être profondément fouillés. Les aspects un peu rétrogrades de la religion (mariages arrangés, honte familiale) maintenus même par des "innocents" modérés font le lit des extrémistes de manière indirecte. Le personnage principal est personnellement impliqué, passant de veuf de victime à mari de terroriste, tiraillé entre ses origines palestiniennes (ses frères combattent Israel) et son intégration en Egypte (pendant que lui est "le traitre" à sa patrie). Il est donc impliqué et plus qu'on ne le croira au fil d'un tome 2 un peu plus facile. Une belle surprise que ce diptyque

11/10/2018 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
L'avatar du posteur Ro

Ce diptyque m'a rendu un peu triste. Non pas parce qu'il est mauvais mais parce qu'il met en scène un islamisme rétrograde et dangereux qui pousse des femmes et des enfants au sacrifice. Ça me rend malheureux d’imaginer que ce puisse effectivement être la réalité de la société dans certaines parties du monde. Le dessin est réaliste et de bonne qualité. Que ce soit au niveau des personnages, des décors ou des couleurs, tout m'y convient bien. Si j'avais une unique remarque à faire, ce serait que la seconde couverture ressemble un peu trop à la première et fait redite, même si la première était assez forte. J'ai apprécié le cadre de ce récit pour son aspect relativement original dans le monde de la BD. Cela se déroule en effet en Egypte avec pour héros un policier égyptien d'origine palestinienne. C'est agréable de ne pas être dans le cliché du flic occidental et d'avoir un contexte familial et local différent et intéressant pour ce héros là. J'ai un peu moins apprécié par contre la facilité avec laquelle les femmes et les filles sont convaincues de se faire exploser. Cela parait parfois très rapide, surtout quand c'est une femme à priori ouverte d'esprit et peu pratiquante à la base qui est concernée, ou alors une enfant qui n'a aucune raison de vouloir cesser de vivre. Mais hormis ce reproche, je trouve l'intrigue plutôt bonne, bien menée et sa conclusion satisfaisante.

22/09/2017 (modifier)
Par Erik
Note: 3/5
L'avatar du posteur Erik

Voilà un titre qui m'a agréablement surpris. On entre directement dans le monde du terrorisme proche-orientaux avec ces femmes qui se suicident au nom de la cause et que l'on nomme les Shahidas. Le point de vue de l'histoire ne sera pas du côté des occidentaux qui vont être absents. En effet, notre héros est un policier égyptien vivant au Caire avec sa fillette. Il va remonter progressivement la filière en prenant d'énormes risques à partir d'une banale affaire d'adultère. Ce premier tome est une réussite à tous les étages. Pourtant, le sujet n'était pas facile. On évite la caricature ce que j'ai fortement apprécié. Je m'aperçois que depuis L'Envolée sauvage, l'auteur a encore bien progressé. Il a acquis une véritable maîtrise sur le scénario sur un fond très réaliste. On ne peut que le féliciter. Pourvu que cela dure... Le second tome m’a beaucoup moins convaincu que le premier. Et pourtant, il y a de bonnes idées comme celle de montrer ce qui amène ces jeunes femmes à commettre des actes suicidaires en se faisant littéralement exploser. On se rend compte que c’est le fruit d’un endoctrinement dès la plus jeune enfance. Cela fait très peur et c’est justement ce qui me fait douter de la sincérité de l’œuvre quant au résultat voulu. Il y a un parti pris qui me semble totalement pro-occidental même si on ne voit pas l’ombre d’un européen ou d’un américain. C’est franchement très subtil, ou pas. Je comprends parfaitement le fait qu’il faut condamner tout acte de terrorisme. C’est abominable et intolérable sous toutes ces formes ! Je ne souhaite pas scier non plus la branche sur laquelle je suis assis. Cependant, je vais sans doute plus loin en m’intéressant aux causes du mal profond, à ce qui amène ce flot de… (lire plus)

08/05/2013 (MAJ le 20/02/2014) (modifier)
L'avatar du posteur Mac Arthur

Un récit que j’ai trouvé assez prenant. Le thème central est intéressant puisque, à l’image d’ « Ismahane », il concerne les femmes kamikazes des pays musulmans. Nous nous retrouvons ici en Egypte et suivons la quête de vérité d’un policier d’origine palestinienne dont la femme est décédée suite à l’un de ces attentats suicide. La peinture sociale est peut-être un poil caricaturale mais elle correspond dans les grandes lignes à l’image que j’ai. Disons qu’il me semble que cela manque parfois de nuance, mais je suis mal placé pour juger. Le dessin est correct mais pas exceptionnel. Il permet de bien illustrer le récit mais ne le transfigure pas. Les personnages sont, dans l’ensemble bien typés. Et quand deux d’entre eux (ou d’entre elles) se ressemblent, la narration est suffisamment claire pour éviter toute confusion. Le suspense est bien dosé et les révélations arrivent à point nommé (même si parfois un peu facilement). Une très agréable lecture, en somme. Mieux que « pas mal », j’opte donc pour un petit « franchement bien » !

27/05/2013 (modifier)
Par Jérem
Note: 3/5

Galandon nous projette au cœur du terrorisme islamique en centrant son récit sur les femmes kamikazes, les Shahidas. Le sujet est sensible et je dois admettre que les auteurs s’en sortent honorablement. En effet, en évitant cliché et prise de position, ils démontrent avec clarté le mécanisme d’endoctrinement de ces femmes que rien ne prédisposait au terrorisme. L’intrigue proprement dite, sous la forme d’une enquête policière, est intéressante sans être révolutionnaire. De plus, j’ai trouvé qu’elle manquait un peu d’ampleur et de complexité, étant trop confinée à quelques personnages. Côté dessins, c’est plutôt pas mal. Le cadre est réaliste et l’action facile à suivre. Shahidas est une série agréable, à découvrir surtout pour son thème principal, plus que jamais au centre de l’actualité.

27/12/2012 (modifier)
Par Spooky
Note: 3/5
L'avatar du posteur Spooky

Les shahidas, ce sont ces femmes qui acceptent de devenir des bombes humaines pour exister (!) ou devenir des martyrs. Laurent Galandon nous place astucieusement au coeur de ce système, avec l'histoire d'un flic palestinien, naturalisé égyptien, dont la femme est devenue shahida, et qui traque sans relâche les terroristes à son échelle. Parce que le sujet est sensible, le scénariste marche sur des oeufs, associant l'extrémisme islamiste à cette pratique terroriste. Il montre, mais de façon succincte, les moyens mis en oeuvre pour enrôler et endoctriner des femmes (et même des petites filles) et les amener à cette extrémité. Ce premier diptyque se conclut de façon assez logique, même si une ou deux situations m'ont semblé "faciles". Le boulot de Frédéric Volante est très agréable, il est suffisamment efficace dans sa mise en scène pour qu'on suive l'histoire sans heurt. Au final un diptyque (premier cycle ?) pas mal, facile à lire et intéressant, sans toutefois être polémique.

21/09/2011 (modifier)