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Le Jeu lugubre

Note: 3.14/5
(3.14/5 pour 7 avis)

Afin d'échapper à la tourmente, un certain Jonas quitte Madrid et se rend à Cadaqués pour y devenir secrétaire du peintre surréaliste catalan Salvador Deseo. Mais ce petit village baigne dans une ambiance mystérieuse et sinistre. Ses habitants sont effrayés par le peintre qui vit sur la plage de Port Lligat.


1930 - 1938 : De la Grande Dépression aux prémisces de la Seconde Guerre Mondiale Auteurs espagnols Espagne Milieux artistiques Peinture et tableaux en bande dessinée

Nous sommes en 1936, époque de grande agitation tant politique qu'artistique. En quête de travail, un certain Jonas quitte Madrid pour devenir le secrétaire du peintre surréaliste Catalan Salvador Deseo. Le petit village de pêcheur baigne dans une ambiance mystérieuse et sinistre. Ses habitants sont effrayés par le peintre. Jonas est par ailleurs très mal acueilli au village lorqu'il annonce qu'il vient travailler pour Salvador Deseo. Cela ne l'empêchera pas de s'intéresser à la fille de l'aubergiste. Salvador Deseo traverse sa période la plus créatrice et la plus géniale. Il a besoin de la terre de Cadaqués pour peindre. Et comme le découvrira Jonas durant le temps qu'il passera dans sa maison, il a également besoin de ses habitants pour donner forme à ses cauchemars les plus lugubres. Jonas apprendra aussi ce qui est réellement arrivé à son prédécesseur...

Scénariste
Dessinateur
Coloriste
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution Avril 2002
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Le Jeu lugubre
Les notes (7)
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01/07/2002 | Obélix
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Par BDenis
Note: 2/5

(Avertissement : j'accorde toujours plus d'importance au scénario qu'au dessin) Dans sa préface, l'auteur soigne tellement le background de son scénario que l'on finirait presque par y croire. Quand j'ai commencé à lire je me disais "Tiens, un peintre espagnol se prénommant Salvador avec un nom commençant par un D !", puis "Tiens sa compagne s'appelle Galatée !", très proche d'une certaine muse Gala, que de coïncidences. C'est en rapprochant "Figueres" de "Figueras" que j'ai définitivement compris que l'auteur jouait avec moi. Les clins d'œil aux œuvres et à la vie du célèbre peintre (je n'en ai pas décelé concernant le chocolat Lanvin ! Oui, c'est pas tout jeune !) sont évidemment nombreux (ah, Le chien andalou et la scène, qui m'aura marqué à jamais, de l'œil coupé au rasoir !) et le one-shot, par le principe des hallucinations, est totalement délirant. L'histoire reste quand même ancrée dans une certaine réalité, ce qui la rend plus facile à suivre, voire à apprécier. Le dessin est simple mais agréable. Bon, tout cela ne vaut pas une bonne expo dudit peintre. 8 / 20

24/12/2016 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
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Une histoire adaptée d'un livre que l'auteur avait trouvé par hasard. C'est censé être le témoignage d'un type qui a travaillé un temps pour un peintre nommé Salvador Deseo. Étrangement, je n'ai trouvé aucun peintre de ce nom sur internet, mais ce peintre me fait drôlement penser à Dali. J'imagine que le nom a été changé parce qu'on accuse carrément le peintre de tuer des gens ! Enfin, ce n'est pas très clair si le peintre tue vraiment des gens ou si c'est son employée qui imagine cela. En fait, cela pourrait n'être qu'un gros mensonge car il n'y a rien qui prouve que ce que se passe dans cet album est vrai et cela me dérange un peu car je n'aime pas trop qu'on joue avec la réputation des gens et qu'on les accuse de choses qu'ils n'ont pas faites. De plus, si cela se laisse lire, je trouve le scénario un peu léger et un peu cliché. Le type arrive, il rencontre des gens qui lui disent que le peintre est fou, il découvre que le peintre est un peu fou, etc et etc. C'est cousu de fil blanc et il n'y a pas de réelle surprise.

15/04/2013 (modifier)
Par Erik
Note: 4/5
L'avatar du posteur Erik

J'avais déjà beaucoup aimé du même auteur espagnol Paco Roca les one-shot Le Phare ainsi que Les Rues de Sable que j'ai posté récemment à votre attention. En l'espèce, il nous entraîne dans le monde de la peinture en nous livrant les secrets de l'inspiration de l'un des plus grands génies du XXème siècle à savoir Salvador Dali. La thèse est pour le moins très audacieuse. J'avoue que cette lecture m'a profondément troublé. Une amie artiste m'avait peint il y a une dizaine d'années une reproduction de Dali que j'affectionnais à savoir la Girafe en feu qui avait été peinte en 1936 à une époque de grande agitation politique. Ce tableau au format géant trône encore dans mon salon. Quand j'ai découvert la raison qui a poussé le peintre fantasque et excentrique à réaliser cette toile, j'ai de quoi me poser de sérieuses questions. Ce n'est qu'une hypothèse à prendre comme telle et même peut-être un mauvais procès de la part de l'auteur. Cependant, il y a comme un parfum d'authenticité à ce récit ... Pour autant, j'admire le travail qu'il a accompli. Les planches sont de toute beauté. Il y a toute une finesse pratiquement inédite. L'histoire est envoutante à souhait. Je recommande cette lecture qui ne laissera pas indifférent. C'est une belle oeuvre mais éprouvante.

06/12/2009 (modifier)
Par Spooky
Note: 3/5
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Un album à l'atmosphère étrange. Adapté d'un roman édité à compte d'auteur, il nous propose une plongée dans l'Espagne des années 1936, époque où le franquisme arrivait et où tout était possible, même sur le plan artistique. L'album se veut donc un hommage à ces peintres espagnols qui inventaient, innovaient sans cesse. J'aime bien le trait de Paco Roca, une sorte de ligne claire universelle très lisible. Ses couleurs sont chaudes, c'est un grand plaisir de lire ses BDs. L'histoire est vraiment étrange, on ressent tout de même un certain malaise à sa lecture. C'est assurément une curiosité à découvrir...

23/12/2008 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
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Une BD au scénario assez spécial. Elle est en effet l'adaptation d'un manuscrit non publié que Paco Roca a trouvé par hasard. C'est l'histoire d'un jeune Madrilène qui devient en 1936 le secrétaire-comptable de Salvador Dali et s'installe chez lui à Cadaquès. Il y découvrira l'hostilité des habitants du village pour le peintre excentrique, le génie et la folie de ce dernier, les sombres agissements de Gala, la femme de Dali, et des gens qui l'entourent. Dali y est vraiment représenté comme un être à part, totalement fou et excentrique plus que de nature. Il se passionne pour des choses qui choqueraient même les plus extrêmistes des artistes de l'époque, les excréments, la pourriture, le sang. On le voit manger des petits oiseaux morts, croquer dans un cadavre de chauve-souris pourri, se taillader le corps, et on l'imagine très bien représenter dans ses toiles des tortures d'innocents, des cadavres d'enfants, les résiduts du curetage d'une femme violée, des caleçons souillés et autres atrocités choquantes. Mais c'est surtout l'ambiguité de la fin de ce "témoignage", dont on ne sait s'il est véridique, qui est particulière. L'auteur du manuscrit initial semble accuser véritablement Dali et ses proches de tuer des gens, de les torturer, et d'utiliser leurs cadavres mutilés pour les peindre ensuite. On ne sait bien sûr si le jeune Jonas voit cela sous l'effet de drogue (qu'on ne le voit pas prendre) ou si c'est une véritable accusation, mais c'est assez troublant. Concernant le dessin, j'aime bien. Il me rappelle le côté épuré des décors de Stassen tout en ayant une vraie beauté tant dans leurs traits que dans leur colorisation. Les visages des personnages me semblent plus fades en comparaison, mais globalement j'aime bien ce dessin. Je le trouve très clair, très facile à lire, tout en étant très esthétique. Une histoire étrange, hommage ambigüe à Dali, l'artiste, "le génie qui entra dans l'histoire" comme le dit Gala, l'être trouble et étrange qu'il peut ou aurait pu être. Personnellement, cette ambiguité et le côté volontairement "choquant" de cette BD m'ont un peu rebuté, mais je ne déconseille pas la lecture pour autant : intéressant.

17/02/2005 (modifier)
Par fourmi
Note: 3/5

Belle BD en effet. Bel hommage aussi au monde de la peinture. Pour les connaisseurs, pas mal de tableaux sont representés (dali ...). Cependant, je suis restée un peu sur ma fin, d'où la note pas mal. Une bonne idée, une illustration superbe mais il manque quelquechose à cette BD ... Quoi ?, je ne l'ai pas encore déterminé...

02/11/2002 (modifier)
Par Obélix
Note: 4/5

Une belle découverte ! J'ai hésité un peu avant d'acheter cette BD. Il semblait y avoir un climat onirique très accentué que j'apprécie rarement en BD. Cependant, j'ai été captivé du début jusqu'à la fin par cet album que j'ai lu d'une traite. C'est un thriller prenant qui m'a fait découvrir, Paco Roca, un dessinateur et un scénarite de grand talent.

01/07/2002 (modifier)