Les Aphrodites

Note: 2.2/5
(2.2/5 pour 5 avis)

Écrit en 1793, Les Aphrodites est, à l’origine, un de ces romans « qu'on ne lit que d'une main» dont l’univers est une joyeuse débauche. En un siècle où les sociétés secrètes abondent, il fut un groupe de libertins, près de Paris, qu'on nommait « Les Aphrodites». L'auteur y place l'intrigue de son marivaudage et décrit ses contemporains en véritable humaniste: les hommes sont jugés sur leur calibre et leurs performances, les femmes sur leurs qualités et leur expérience. Libertin donc, mais surtout hédoniste car Nerciat est aux antipodes de la morgue du marquis de Sade.


1789 - 1799 : La Révolution Française Adaptations de romans en BD Hard & Soft, d'un érotisme à l'autre

Le Chevalier vient retrouver Mme Durut, sa marraine en matière de plaisir, à l'hôtel de rencontre pour nobles dont elle est l'intendante. Les retrouvailles, après quatre années, sont fougueuses. Comme la Duchesse se morfond dans l'attente du comte, en retard au rendez- vous donné, Mme Durut lui propose, après les services d'un jeune "jockey", de rencontrer le Chevalier qu'elle fait passer pour son neveu. Le retardataire sera de son côté retenu comme il se doit, à son arrivée, par l'adorable Célestine, une fringuante espiègle, à laquelle il ne saura résister. La Duchesse reprend ses esprits et oubliant soudain le plaisir obtenu avec celui qu'elle tient encore pour un roturier, crie au viol et menace de suicide. Mme Durut venue défendre son champion, est suivie par le Comte jaloux qui aussitôt exige des réparations. Elle doit alors leur révéler la condition d'un Chevalier déjà prêt à en découdre. Célestine vient enfin s'ajouter au tableau pour apaiser les passions, en rappelant au Comte ses propres incartades. Les cinq personnages se retrouvent autour d’un dîner de réconciliation qui tourne vite à la bacchanale. On l’aura compris, Les Aphroditesest une sorte de vaudeville, une histoire de placards où la langue fine du 18e siècle est mise en valeur par le dessin de grande qualité d’Emmanuel Murzeau.

Scénaristes
Dessinateur
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 01 Janvier 2011
Statut histoire Série terminée 4 tomes parus
Couverture de la série Les Aphrodites
Les notes (5)
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04/08/2011 | Murzeau
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Par sloane
Note: 3/5
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De la belle ouvrage pour une BD érotique plutôt que porno. Je m'explique ; c'est une adaptation quasiment littérale d'un roman libertin de 1793 d'Andréa de Nerciat. Alors oui le texte est un brin ampoulé, plein d'allégories, de métaphores et au final le texte est parfois envahissant au point qu'il pourrait masquer les sublimes dessins d'un ton bleuté ou sépia d'Emmanuel Murzeau. La lecture n'en est pas rendue très fluide mais j'avoue que le plaisir de tomber sur des planches ou le corps est sublimé vaut largement le temps passé à la lecture un brin rébarbative. Une critique de prime abord pourrait laisser penser que le "verbiage" annihile l'effet érotique de la chose, mais que diable, il s'agit ici d'une sorte de mise en bouche !! Eh oui, en ces temps là, l'on ne sautait pas sur la belle et ses charmes comme un rustre, il fallait un minimum de charme et surtout d'éloquence. J'invite les sceptiques à relire "Le mot et la chose" de l'abbé de l'Attaignant. Allez, soyons fous, voici les trois premières strophes. Elles vous diront que la chose ne peut se faire sans mots : Madame quel est votre mot Et sur le mot et sur la chose On vous a dit souvent le mot On vous a fait souvent la chose Ainsi de la chose et du mot Vous pouvez dire quelque chose Et je gagerais que le mot Vous plait beaucoup moins que la chose Pour moi voici quel est mon mot Et sur le mot et sur la chose J'avouerai que j'aime le mot J'avouerai que j'aime la chose Alors si vous aimez la chose mais aussi les mots qui ne sont rien moins que des joutes verbales préliminaires à l'amour, il faut se laisser emporter par le rythmes, la sonorité des mots pour atteindre une sorte d'épectase (au sens familier et non chrétien du terme) ou tout possède du désir et du plaisir des sens.

02/02/2016 (MAJ le 02/02/2016) (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
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Après avoir feuilleté les albums, je pensais qu'il s'agirait là d'une série érotique de qualité. Elle bénéficie en effet d'un graphisme élégant et le décor historique semblait traité avec rigueur. Je me suis assez rapidement rendu compte qu'il s'agissait là de l'adaptation d'un roman. Le texte est en effet très présent et il est écrit dans un parler français ancien datant du 18e siècle, l'époque de son auteur Andréa de Nerciat. Et l'adaptation ne passe pas du tout ! Pour commencer, c'est beaucoup trop bavard. On passe des plombes à lire le texte, au détriment des images et de la narration. Et comme c'est un texte alambiqué et ardu à déchiffrer de nos jours, c'est d'autant plus pénible. Surtout que le lettrage choisi par Emmanuel Murzeau n'aide pas à le rendre plus clair. En outre, la narration est confuse. Les scènes se succèdent parfois sans qu'on en comprenne bien la logique. On passe de discussions oiseuses en séances de sexe sans que jamais l'émotion ou l'intérêt du lecteur ne s'éveille. Le dessin est beau, ce sont de belles illustrations, mais ce n'est pas une bonne bande dessinée. Trop bavard, trop lourd à lire, mal raconté, pas excitant du tout, c'est ennuyeux au bout de quelques pages et rapidement trop pénible à lire.

06/02/2014 (modifier)
Par PAco
Note: 2/5
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Autant le dessin d'Emmanuel Murzeau est agréable et stylé, autant sa scénarisation de l’œuvre libertine d'Andréa de Nerciat "Les Aphrodites ou Fragments Thali-Priapiques" parue en 1793, rate son objectif à mon goût. Je comprends qu'il ait voulu garder le phrasé de l'époque pour donner à sa série un certain côté authentique, mais du coup, c'est la narration qui prend cher... Loin d'être légère et fluide comme le devrait être ce genre d'ouvrage (sans rien y voir de péjoratif), on peine à avancer dans notre lecture... Autre point faible de cette narration, la semi transparence de certaines bulles. Sans doute pensées ainsi dans un soucis d'adoucir leur présence, elles sont pour le coup parfois à peine lisibles, et le fléchage s'embrouille parfois au point de se demander qui parle... Alors heureusement, le dessin est bon, avec ce style particulier en semi crayonné rehaussé d'une colorisation monochrome dans les tons bleu-gris qui donne son charmes à cette série. Emmanuel Murzeau connaît son anatomie, et donne ici libre cours à sa fantaisie pour nous mettre en image les parties de jambe en l'air les plus folles que savait organiser l'ordre des Aphrodites. C'est bien fait, bien composé au niveau des planches et des cadrages et l'atmosphère libertine de l'époque transpire de ses pages . Alors, dommage qu'un trait aussi singulier soit gâché par une plume que j'ai trouvé mal adaptée au format BD. Il aurait à mon sens mieux valu taillé dans le vif de cette écriture du XVIIIe et lui redonné un peu de fraîcheur pour rendre à la narration le souffle et la fluidité dont elle manque ici cruellement.

18/10/2013 (modifier)
Par Erik
Note: 1/5
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Les Aphrodites n'ont pas exercé sur moi le charme qu'on était pourtant en droit d'attendre s'agissant d'une bd un peu libertine et sensuelle. Il faut dire que le dessin certes élégant ressemble à des esquisses et que le scénario semble se baser sur un vieux roman digne du marquis de Sade. On aura droit à un verbiage façon XVII ème siècle ce qui rend la lecture d'une pénibilité remarquable. On aura tout de même appris que la franc-Maçonnerie avait également ses sociétés secrètes façon version érotique. Une bd dans l'ensemble trop bavarde qui ne laisse aucune place à l'action. Du coup, ce manque de fluidité aura raison de notre patience.

11/05/2013 (modifier)
Par Murzeau
Note: 3/5

Je suis l'auteur de cette BD, je m'abstiens de commentaires. Disons juste que voilà une BD érotique qui pourrait séduire un public un peu différent: ceux et aussi CELLES que les mots peuvent faire vibrer autant que les images, car le texte est de 1795 et j'ai tenu à en garder la verve... Avis aux amateurs de Sade et autre libertines.

04/08/2011 (modifier)