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Hopital

Note: 2.5/5
(2.5/5 pour 2 avis)

Max Panari : il savait quand il était entré à l'hôpital, mais il ne savait pas quand il en sortirait.


Echo des Savanes Médecine

Max Panari vient en consultation à l'hôpital pour ... un panari ! Il va devoir être hospitaliser et va par la même occasion attraper une infection virale. Il va découvrir la vie de l'hôpital, avec ses patients, ses médecins et ses infirmières ... Chacun assez spéciaux !

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution Janvier 1979
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Hopital © Les Humanoïdes Associés 1979

08/06/2011 | js
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L'avatar du posteur Agecanonix

En 1975, Ted Benoit alors jeune dessinateur enthousiaste, rencontre Nikita Mandryka, alors rédac-chef de l'Echo des Savanes, ce dernier publie les petites histoires de Benoit dès 1976 dans l'Echo, et qui constitueront l'essentiel de cet album. C'est donc le 1er album de BD de Ted Benoit, édité en 1979 et il reçoit le prix du scénario au Salon international de la BD à Angoulême. Doit-on le considérer comme un premier chef-d'oeuvre ? on serait tenté de dire oui parce que le ton de ces saynètes raccordées ensemble et constituant la vie d'un hôpital, est carrément bien exploité, avec une ironie acerbe ; on perçoit déja le style mordant de Ted Benoit, et cette vision hospitalière est très différente de celle qu'on verra plus tard dans Les Femmes en blanc, c'est pas du tout le même humour. On y retrouve des personnages récurrents qui ont chacun des caractéristiques propres, et dont certains sont très dérangés. Ce qui est intéressant, c'est le style graphique de Ted Benoit qui n'est pas encore celui de la Ligne Claire qu'il adoptera dans ses oeuvres futures, notamment dans Ray Banana. A cette époque, Ted Benoit subit plusieurs influences, il est influencé graphiquement par le mouvement alternatif et l'underground américain, il n'est pas facile de définir son dessin qui s'inspire d'un combiné de Crumb, Shelton, Alexis, Tardi, voire même un peu Moebius... mais on décèle quand même une nette influence de Tardi, il dessine ses personnages de profil et ses bulles comme lui, et utilise également des à-plats de noir, bref on n'imagine pas la remise en question qui surviendra vers 1981 lorsqu'il publiera Vers la ligne claire dans un style hommage à Hergé et à Joost Swarte. En attendant, cet album vaut le coup d'être découvert à la fois pour son contenu et pour son style graphique, et c'est totalement inclassable.

23/06/2022 (modifier)
Par js
Note: 2/5

(2.5/5) A côté ... Je me dis que je suis peut-être passé à côté de l'histoire... Nous découvrons la vie d'un hôpital où chaque personnage a un trait de caractère bien particulier. Je vous donne la description des personnages faite au début du récit afin que cela soit clair : Oscar Cinome (jeu de mots bien trouvé ceci dit ; le carcinome est un cancer) : saisi à son tour par le mal, saurait-il réagir en médecin et en homme ? Max Panari : il savait quand il était entré. Il ne savait pas quand il en sortirait. Gilda Love : les hommes la poursuivaient de leur désir. Mais son âme restait pure. Jean-Paul Scalpel : jusqu'où le mènerait son ambition effrénée ? Gloria Phlegmon : elle réservait son amour à celui qui saurait guérir son phlegmon. Albert Phantasm : son coma était peuplé de rêves qui étaient autant de cauchemars. Cette description m'a fait penser qu'il existait peut-être un premier tome... Mais non, c'est un one shot. On suit l'évolution de ces personnages, mais certains ne sont pas trop montrés et/ou ne sont pas intéressants. Leurs comportements sont étranges et j'ai eu du mal à suivre par moments l'intérêt de certains passages ou de certaines cases ... L'histoire fait ressortir quelques notes intéressantes, plus ou moins drôles, plus ou moins vraies sur la vie hospitalière et ses occupants. On suit l'histoire facilement même si la lecture est parfois ennuyante car au final, rien ne se passe vraiment (peut-être était-ce réellement le but de l'auteur ?) La deuxième moitié de l'album est un plus prenante. Les personnages ont des réactions plus intéressantes et le scénario prend quelques tournures qui peuvent faire réfléchir et qui vont conduire à se poser des questions sur le début de l'histoire... C'est pour cela que je me demande si je ne suis pas passé à côté de quelque chose ... S'il faut voir l'histoire comme une description sarcastique de l'hôpital, comme un huis-clos particulier, comme une boucle, comme une descente aux Enfers (la métaphore est un peu hyperbolique)... ?! Le dessin (N&B) est sympathique. Des visages simples mais expressifs et bien reconnaissables. Un jeu d'ombres bien fait sur certaines planches. Les décors sont bien faits. Cela m'a un peut fait penser au dessin de Tardi, mais en un peu moins "rond". Je vais sûrement réfléchir encore un peu sur le scénario... Au final, j'ai du mal à me faire une idée sur cette BD, qui ne m'a pas plus emballé que cela !

08/06/2011 (modifier)