L'Ile de Lorose
La quête d'une île paradisiaque par une bande de personnages hétéroclites et attachants.
Académie des Beaux-Arts de Tournai Ankama Jeux vidéo Krosmoz
Perdu dans les eaux troubles du Monde des Douze se dresse un lieu mythique, véritable terre promise : l'île de Lorose. Nul vivant ne connaît sa localisation et nulle carte ne la mentionne, ce paradis est bel et bien perdu depuis l'Âge des Dofus ! Mais pourquoi ce Iop, cette Sadida et cet étrange spectre canin se mettent-ils en quête de pareil endroit ? Au fil de leur aventure, des cœurs solitaires se découvrent, s'enthousiasment et s'entraident, redécouvrant l'espoir. Une épopée décalée dans la part insaisissable, nébuleuse, du monde de Wakfu !
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| Date de parution | 28 Octobre 2010 |
| Statut histoire | One shot 1 tome paru |
Les avis
Des histoires de bras-cassés, de personnages loin de l'image glorieuse des héros, de rejetés, normalement ça me parle. J'ai grandi avec l'univers du Krosmoz, je connais le lore et tout le toutim, normalement je devrais passer un bon moment (ou à la rigueur un petit moment nostalgique). Dans les faits je n'ai pas été pleinement convaincue. Déjà je n'ai pas réussi à m'attacher aux personnages. Trop simples, pas assez développés au delà de leur gimmick - et par là j'entends qu'iels sont tous résumé-e-s à leur aspect contradictoire. Un guerrier sanguinaire hématophobe, une soigneuse pacifiste et bonne enfant arrondissant ses fins de mois en tant que pole danseuse, un enutrof (peuple caractérisé par son avarice) prêchant une vision plus égalitaire du monde, ... Bref, on comprend très vite que l'on suit des personnages ne rentrant pas dans les cases dans lesquelles on s'attendrait à les trouver. Mais le problème que j'ai avec ça c'est que finalement ces personnages ne sont réduits qu'à ça, ne se développent pas vraiment. À l'exception de deux qui ont véritablement une évolution narrative à savoir le chien fantômatique sarcastique et la sadida (peuple très fusionnel avec la nature)... grosse. Détail notable de ce personnage parce qu'on va nous le répéter à tire la rigot. Ça et le fait qu'elle soit moche (lol). Et potentiellement gay aussi (mais ça je ne suis pas sûre d'avoir bien compris si c'est ce qui était sous entendu). Ce personnage en prend pour son grade tout du long, et même si on peut relativiser ça sur le fait que les personnages ne sont pas des modèles à suivre, j'avoue que la voir se faire insulter en boucle sans vraiment que qui ce soit remette ça en question est plus que lassant. Que le chien ne la lâche pas sur le sujet, pourquoi pas, il est présenté comme un petit con cynique d'entrée de jeu et il y a un pseudo-rapprochement émotionnel entre les deux sur la fin, mais le fait que cela soit constant et jamais contredit m'a personnellement génée. Ensuite, le texte. L'histoire est classique au possible mais pas nécessairement mauvaise. La base est bonne et je reconnais de bons passages (comme la rencontre avec le Maître Bolet ou encore tout le conflit avec les pirates sur la fin), mais les dialogues en eux-mêmes sont vraiment pauvres je trouve. Trop d'exposition maladroite, trop de dialogues artificiels. J'ai même noté un oubli : les wabbits, peuple de lapins humanoïde ne sachant pas prononcer les R, voient l'un de leur représentant ici prononcer un "sur" sans problème. Bref, une histoire pas mauvaise sur son concept mais qui m'a parue être écrite un peu par dessus la jambe. Le dessin est vraiment loin d'être ma came. Je ne le qualifierai pas de laid, il a un style suffisamment marqué pour que je me doute qu'il sache toucher des gens, mais moi il me laisse profondément de marbre. Je n'irais pas jusqu'au "mauvais", je peux accepter ne pas avoir été la cible de l'œuvre, en tout cas j'ai survolé cette lecture et n'en garderai pas grand souvenir. (Note réelle 2,5)
Mes précédentes expériences avec l’univers de Wakfu ont été plutôt malheureuses, mais j’ai retenté ma chance avec cet album, partant quand même avec un a priori négatif. Au final, c’est sans doute l’album qui m’a le moins laissé de côté, celui que j’ai lu avec le moins de freins, même si je reste persuadé que cet univers et ses déclinaisons (je ne connais pas vraiment les jeux) ne sont pas vraiment ma came. Je ne suis pas fan des jeux de mots lourds et redondants (noms de personnages par exemple, en verlan en particulier), qui lorgne plus sur Lanfeust que sur Donjon (le second univers m’attirant bien plus que le premier). Mais l’humour – même maladroit – et la volonté de ne pas trop se prendre au sérieux donnent un peu d’attrait à cette histoire, qui se laisse lire comme un divertissement sans conséquences, sans prise de tête – et qui se laisse oublier tout aussi vite je le crains. Si l’intrigue elle-même ne m’a pas passionné plus que ça, la constitution de l’équipe – hétéroclite – est parfois amusante. Même si certains personnages – Jeanjean en particulier, inévitable gros balourd à la baffe et au coup d’épée faciles – manquent de profondeur (il est quasi muet en plus). En introduction, on nous annonce que « la fin est naze ». Promesse hélas tenue, tant on reste quasiment sur une absence de conclusion – ou une conclusion brutale avec points de suspension. Un album à réserver en priorité aux amateurs et connaisseurs de l’univers Dofus/Wakfu, qui saisiront davantage les subtilités autour des personnages (j’imagine importants dans l’univers, mais peu ou pas connus de moi). Note réelle 2,5/5.
Voilà ce que j’appelle de la fantasy bien barrée ! C’est clairement de la bd déconne qui se prend pas au sérieux. Ce côté complètement assumé y est pour beaucoup dans le ressenti positif que l’on a de ce one shot. On y retrouve par moment le côté absurde, décalé et jouissif d’un Monty Python. Le récit est scindé en chapitres qui, chacun, forme un focus sur une micro-aventure qui va faire avancer (ou pas) la quête de nos zéros : trouver l’île au gros doigt ! C’est sympathique à suivre mais je trouve que la narration chapitrée manque de fluidité. Sans doute est-ce pour mieux caller à la structure du jeu éponyme qui doit se faire par niveau (j’imagine …) ? Du coup certaines séquences paraissent plus dispensables. Cela donne le sentiment d’avoir à faire à une lecture juste sympathique mais pas inoubliable. Côté dessin, Toshy revient au noir et blanc qu’il maîtrise à la perfection. On voit qu’il s’éclate sur ses planches et qu’il fait preuve de générosité tant dans les personnages que dans les décors. On peut relever toutefois une moindre aisance pour croquer certains personnages (notamment le marcassin du début qui est complètement loupé je trouve). Mais l’ensemble est d’un niveau plus que satisfaisant. Même s’il n’est nul besoin d’être familier avec l’univers Wakfu pour entamer ce one shot, sa méconnaissance (totale me concernant) m’a sans doute empêché d’en saisir toutes les subtilités. A découvrir l’esprit libre de tout préjugé !
C'est une vraie bd divertissement qui n'apporte rien d'autre. Alors, on peut se poser légitimement la question : est-ce suffisant ? De l'humour cinglant et de l'action caractérise ce récit d'héroïc fantasy. Les premières pages ne m'ont pas fait une bonne impression au milieu d'une histoire avec un héros totalement bourrin et d'autres personnages qui sont inutiles. Cependant, l'humour m'a fait véritablement changer d'avis. On nous prévient d'avance dès la première page que la fin est naze et cela sera effectivement le cas. Il ne faut pas s'attendre à quelque chose de réfléchi ou d'extraordinaire. Par ailleurs, l'héroïne présentait une personnalité intéressante mais elle n'aura pas le temps de s'exprimer au sens figural du terme... Sinon, j'ai bien aimé le dessin en noir et blanc ainsi que l'univers crée avec ses héros, ses codes et son humour particulier.
"L'Ile de Lorose" s'approche des séries Donjon sur bien des point. L'humour est omniprésent mais se tarie sur la longueur. La quête d'une équipe improbable se constituant au fil de l'aventure est du déjà vu et revu. Mais le manque de sérieux assumé offre à ce one shot un certain intérêt. Je regrette tout de même une fin abrupte à la limite de la non-fin et des baisses de régime dans l'histoire qui compte tout de même 150 pages. Le dessin noir et blanc est superbe, il est très expressif et a pourtant du caractère avec son encrage puissant puisant dans le comics (il y a d'ailleurs sur le rabat de la jaquette arrière un marque ta page : ça ne vous rappelle rien ;) ). "L'Ile de Lorose" n'est donc pas une nouveauté au sens strict du terme car il exploite des ingrédients ayant fait leurs preuves, mais il arrive à un certain équilibre et s'avère instantanément divertissant. Finalement le seul défaut de ce récit est de ne pas avoir osé aller au bout de sa logique en allant plus loin dans l'humour. On sent clairement une retenue, une sorte de bridage qui gâche le développement de ce projet. "L'Ile de Lorose" est globalement réussi et vaut clairement une lecture. Je conseille même l'achat car le ressenti général est positif tant au point de vue objectif que subjectif.
Je suis tombée sur « L’Ile de Lorose » tout à fait par hasard, la couverture m’a attirée avec ce grand type aux cheveux rouges coiffés en pointe, se tenant debout devant un tombeau où règne un certain bordel. A l’ouverture c’est du noir et blanc, certes j’aurais préféré de la couleur mais le dessin est de bonne facture, et puis surtout… c’est de la fantasy qui m’a l’air bien barrée, et ça c'est pile poil dans mes goûts. C’est ce matin en postant la série que je découvre que Toshy est aussi le dessinateur de La Métaphore du Papillon au graphisme franchement moyen et aux couleurs laides de laides, c’est à peine si je pouvais y croire tant j’ai apprécié son trait ici, fin, détaillé, au joli noir et blanc contrasté, quel changement ! Même si le format est honorable, une taille au-dessus n'aurait pas été de trop pour mieux profiter du visuel. Je n’aurais pas non plus craché sur la couleur car la couverture est vraiment très belle et nous donne un aperçu de ce qu’aurait pu être la bd colorisée. Toshy s‘attaque à « L‘Ile de Lorose » en solo, et la bête a du talent ! Côté scénario c’est une très bonne surprise car il a l’avantage d’aller crescendo, s’il est sympathique au début, une petite histoire surfant sur l’humour et la fantasy mais sans réelle prétention, il devient au fil des pages carrément excellent, ce qui m’a laissée très satisfaite de ma lecture. Les personnages sont variés, tant au niveau physique que psychologique et tous sont attachants chacun à leur façon. Ils nous sont présentés à tour de rôle ce qui a l‘avantage de nous faire connaître l‘histoire de chacun, même si certaines choses ne sont dévoilées qu'au fur et à mesure de l’avancée du récit. Je regrette juste que les « wabbits » ne soient pas plus présents, ils apparaissent au début et à la fin du récit, pas assez à mon goût. L'impression de récit décalé et barré s'estompe peu à peu car celui-ci est superbement bien construit et garde toute sa logique. Finalement la chose la plus extravagante ce sont les personnages vraiment originaux. L'humour aussi est de mise, même si l'on ne rigole pas à toutes les planches, c'est avant tout de l'aventure assez noire dans un monde de fantasy en noir et blanc. Une suite peut-être ? J'en serai enchantée ! Le prix aussi est fort raisonnable pour 157 planches !
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