Page noire

Note: 3.25/5
(3.25/5 pour 20 avis)

Diagonale 2011 : prix du meilleur album. Plongée dans le passé d'un écrivain à succès.


Amnésie Denis Lapière Double vie Institut Saint-Luc, Liège Prix Diagonale/Victor-Rossel Romanciers et Monde littéraire

Kerry Stevens est une chroniqueuse littéraire à la recherche du scoop : découvrir qui est le fameux écrivain à succès Carson Mc Neal pour lui une interview ou une biographie. Afia Maadour sort de prison et essaye de reconstituer son passé d'avant la prostitution et de briser l'amnésie qui frappe cette période ancienne. Une histoire à deux voix.

Scénario
Dessin
Couleurs
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 26 Août 2010
Statut histoire One shot 1 tome paru

Couverture de la série Page noire © Futuropolis 2010
Les notes
Note: 3.25/5
(3.25/5 pour 20 avis)
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27/08/2010 | jld
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Par Présence
Note: 4/5
L'avatar du posteur Présence

Ce voyage au cœur de notre propre abjection est la seule façon d’accepter les autres… - Ce tome contient une histoire complète indépendante de toute autre. Son édition originale date de 2010. Il a été réalisé par Frank Giroud et Denis Lapière pour le scénario, et par Ralph Meyer pour les dessins, qui a également réalisé les couleurs avec Caroline Delabie. Il comprend cent pages de bande dessinée. La réédition de 2012 se termine par un dossier de quatorze pages : six pour la biographie d’Afia dont deux consacrées à la genèse d’une planche (script + crayonnés), cinq pour celle de Kerry, et deux pages avec le script de la planche vingt-et-un et le crayonné correspondant. Chez l’éditeur de l’écrivain à succès Carson McNeal, la journaliste trentenaire Kerry Stevens est venue interviewer le personnel, dont le comptable Max qui lui remet une copie des premières pages du futur roman dudit auteur : un livre qui s’intitulera Le diable et la poupée. Elle le remercie profusément, et lui-même se déclare ravi qu’une personne leur montre autant de considération. Le directeur éditorial passe dans les couloirs, se montrant sarcastique sur l’importance relative des employés. La journaliste et le comptable arrivent dans le bureau de ce dernier, qui doit la laisser seule quelques minutes pour répondre à la demande sur le dernier relevé Maupin. Elle en profite pour consulter les souches sur son bureau et elle trouve ce qu’elle est venu chercher : le nom et l’adresse de l’intermédiaire avec lequel l’éditeur communique. Le midi, elle déjeune avec sa sœur Alyssa qui lui raconte que la chimiothérapie s’est avérée inefficace sur leur père, et qu’elle pourrait lui rendre visite. Kerry estime que l’idée est vouée à l’échec car son père ne lui a toujours pas pardonné : toute conversation se terminerait comme d’habitude, et elle ne veut pas se disputer avec un homme en train de mourir. Les deux sœurs quittent le restaurant et se rendent à un autre établissement pour prendre un café en terrasse. Kerry confie à Alyssa qu’elle est en train de se démener pour obtenir une interview d’un écrivain à succès qui n’en donne jamais, qui n’effectue aucune apparition en public, et qui ne se présente jamais à la remise des prix qu’il a raflés. Mieux : aucune photo de lui n’est parue dans la presse. Bref : personne ne sait qui est vraiment Carson McNeal. Elle ajoute qu’elle a réussi à dénicher son adresse ou celle de l’homme chez qui il reçoit son courrier. Ailleurs, dans un village au Liban, une enfant cachée sous une table voit arriver les bottes d’un soldat phalangiste, qui passe entre les cadavres de sa famille. Une balle se loge au beau milieu de son front, et elle s’éveille en hurlant. Romy, sa codétenue, réveillée par les cris, descend du lit superposé et vient la réconforter : c’est juste un des cauchemars d’Afia, mais c’est fini maintenant. Elle lui donne un verre d’eau, et lui rappelle que c’est sa dernière nuit qui s’achève : elle sort aujourd’hui. Romy a donné un numéro à son amie, une société de luxe avec des clients de luxe, mais Afia ne veut plus exercer le métier de prostituée. Elle sort, se heurte à la réalité, va prendre un café au comptoir, s’apprête à appeler le numéro, et est rejointe par l’éducateur pénitentiaire qui lui propose autre chose. Une couverture qui ne dit pas grand-chose de l’intrigue, un texte en quatrième de couverture tout aussi énigmatique. Le lecteur commence par découvrir la journaliste Kerry Stevens, sa situation, travaillant pour un magazine qui fuit comme la peste tout ce qui se veut branché, la revue misant au contraire sur les valeurs sûres et durables, voire universelles et intemporelles. Elle s’est fâchée avec son père, elle traque un écrivain au succès planétaire : un phénomène d’édition et adapté en treize langues, un écrivain de génie, avec une plume comme on n’en a plus vu depuis Steinbeck, obsédé par le thème du renoncement, voire du reniement de soi. Le dessinateur la représente comme une jeune trentenaire, blonde et vive, perspicace et sportive sans être athlétique, une jeune femme indépendante avec du caractère et de l’initiative. Puis arrivé à la neuvième planche, il fait la connaissance avec un autre personnage principal : Afia Maadour, dont il découvre progressivement l’histoire en alternance avec elle de Kerry, Palestinienne dont la famille a fui les troupes israéliennes pour se réfugier au Liban. La technique de dessin change pour bien distinguer ces deux fils narratifs : le dessinateur passe de contours encrés avec des représentations descriptives et réalistes et une palette bleutée, à des contours moins appuyés, des représentations avec les mêmes caractéristiques, et une palette dans les tons ocre brun. Avec cette alternance de séquences entre le fil narratif mettant en scène la journaliste Kerry Stevens, et celui mettant en scène Afia Maadour fraîchement sortie de prison, le lecteur comprend que les auteurs vont jouer avec la structure de leur récit, et qu’ils l’invitent à y participer : à chercher les liens entre ces deux personnages et leur histoire, à détecter s’il se déroulent dans la même temporalité… tout en révélant rapidement que l’histoire d’Afia n’est autre que ce que raconte le roman en cours d’écriture de Carson McNeal. Le lecteur s’attache vite à la journaliste qui se montre fort astucieuse pour parvenir à ses fins : rencontrer cet écrivain si mystérieux dont les romans la touchent. Le lecteur lui envie son culot, et un peu sa chance : récupérer l’adresse du contact par la ruse et la duperie, simuler un accident, utiliser ses charmes en tout bien tout honneur, mettre à profit son histoire personnelle (la brouille avec son père) pour faire pleurer dans les chaumières, ou tout du moins émouvoir Lewis Shiffer, le contact de Carson McNeal. En tant que personnage réel (c’est-à-dire dans le cadre de cette histoire), Kerry prend le pas sur Afia qui est présentée comme un personnage de fiction, toujours dans le cadre de cette histoire. La narration visuelle apparaît immédiatement plaisante, en particulier dans les scènes consacrées à Kerry. Alors que les auteurs jouent la provocation en commençant par trois cases consistant en un travelling arrière à partir du mot Livres imprimés sur une page de l’épreuve du prochain roman de McNeal, jusqu’à voir la majeure partie d’un paragraphe, la suite est présentée avec naturel et simplicité, c’est-à-dire des extraits de texte en lieu et place des dessins attendus. Le groupe de feuillets passe d’une main à un autre, puis est mis dans un dossier qui finit dans le sac de la journaliste, le temps d’apercevoir une partie du titre. Le lecteur ressent l’efficacité de chaque prise de vue, sa clarté, l’unité de page pour également chaque prise de vue, le recours au gros plan sur les visages pour souligner un état d’esprit ou une émotion, sans en abuser, l’investissement de l’artiste pour donner corps aux décors, leur donner de la consistance et de la plausibilité. Il peut se projeter dans les couloirs et les bureaux impersonnels des locaux de la maison d’édition, en terrasse à New York, puis dans les forêts et les rives de l’océan Pacifique à Blue Falls dans l’Oregon, dans ses petits commerces, et dans une cabane en bordure de l’océan, etc. Il note que le dessinateur est attentif aux détails avec un sens du bon dosage dans la densité d’informations visuelles : la maquette du Cutty Sark, les autres maquettes de bateaux et les outils d’assemblage, l’aménagement intérieur du chalet de McNeal, le cric pour changer le pneu de la voiture, etc. Il retrouve ces caractéristiques dans le fil narratif consacré à Afia avec l’impression d’être plus dans les sensations du fait du mode de mise en couleurs, tout en retrouvant ce niveau de détails quand il prête plus attention à la case qu’il regarde. Au fur et à mesure que les liens entre les deux histoires apparaissent progressivement, le lecteur comprend qu’il s’est peut-être un peu vite emballé lorsqu’il a classé cette histoire dans le genre polar. En fait, la journaliste n’enquête pas dans le monde de l’édition : elle cherche un scoop pour une raison psychologique clairement explicitée. De fait, ce pan du récit s’apparente plus à une forme de poursuite pour démasquer l’écrivain qu’à un polar. La dimension sociale, ou plutôt historique, se trouve plutôt dans l’autre pan de l’histoire avec l’exécution sommaire au Liban, massacre perpétré contre des Palestiniens. Les auteurs font explicitement référence à la guerre du Liban qui oppose les phalanges chrétiennes aux milices palestiniennes et musulmanes, ayant éclaté en 1975. Là encore, ce fond historique sert de fondation à cette partie de l’intrigue, sans déboucher sur une mise en perspective de ce conflit ou une analyse de ses répercussions sociales ou politiques. Puis le lecteur se remémore les observations initiales de la journaliste sur McNeal : un écrivain de génie, avec une plume comme on n’en a plus vu depuis Steinbeck, et le fait qu’il soit obsédé par le thème du renoncement, voire du reniement de soi. Par la suite, lorsqu’il lui est donné d’échanger avec l’écrivain, elle évoque le fait que le mode de vie d’un auteur influe sur son œuvre, et les influences qu’elle a détectées telles que John Steinbeck (1902-1968), Ernest Hemingway (1899-1961), Robert Louis Stevenson (1850-1894), sur sa fascination par le caractère de ses personnages monstrueux. McLean lui rétorque qu’elle a dû découvrir que les séances de psychanalyse constituent un voyage au cœur sa propre abjection, ce qui est la seule façon de s’accepter, d’accepter les autres et finalement d’accepter la vie. Il s’agit d’une véritable profession de foi pour McLean, et peut-être pour les auteurs eux-mêmes. Le lecteur se dit les scénaristes évoquent peut-être leurs propres convictions. Il repense également à leur choix de construire un récit à partir d’une forme très particulière : l’entrelacement de deux fils narratifs, et aussi des personnages qui en manipulent d’autres, avec une forme de perspicacité et de préscience qui peut nécessiter une augmentation de suspension consentie d’incrédulité chez le lecteur. De ce point de vue, le propos du récit devient un peu plus un commentaire et une mise en pratique de l’art de la narration, cette mise en abîme étant corroborée par le fait que les auteurs mettent en scène un écrivain, c’est-à-dire quelqu’un dont le métier est également de raconter des histoires. Une enquête de journaliste bien agréable à lire : une narration visuelle d’une grande qualité, avec un dosage parfait dans ce qui est montré, un art consommé de la prise de vue et de son découpage, de la direction d’acteurs, et une capacité à différencier deux modes de dessins, l’un pour Kerry Stevens, l’autre pour Afia Maadour. Une intrigue qui tient en haleine, à la condition d’accepter d’être dans un récit de genre, ce qui suppose une suspension d’incrédulité consentie pour les conventions dudit genre. En sous-texte, les auteurs évoquent l’art de raconter une histoire, celle-ci ayant été conçue à partir d’une structure spécifique. Satisfaisant.

17/01/2026 (modifier)
L'avatar du posteur bamiléké

J'ai été bien séduit par cette série malgré un final assez banal. Je me suis laissé porté immédiatement par ce double récit parfois un peu facile mais toujours bien construit. J'ai trouvé la progression des deux personnages féminins bien équilibrée et le passage d'un récit à l'autre intelligemment proposé avec une égale envie de découvrir la suite pour les deux aventures. On pourrait reprocher aux auteurs d'avoir une vision manichéenne des événements au proche orient mais l'actualité montre que leur thématique reste très actuelle. J'ai aussi apprécié que les deux jeunes et jolies femmes ne soient pas des simples potiches sexuelles mais sachent faire face à leurs difficultés. Le final , très happy end et un peu facile est un peu trop convenu mais il respecte l'esprit général d'une narration qui suggère d'aller de l'avant et de tourner la page fut elle noire. J'ai trouvé le graphisme de Meyer un ton en dessous de la qualité du scénario. En effet par moment certains personnages sont juste ébauchés et manquent de précisions dans les dernières planches. C'est dommage car son style semi réaliste bien travaillé convient bien à la nature 'd'un récit qui mêle suspens, aventure et exotisme. Une lecture récréative qui m'a bien séduit malgré mes petites réserves.

24/04/2025 (modifier)
L'avatar du posteur Noirdésir

Une lecture pas désagréable, un scénario bien construit, et un dessin efficace. Voilà un album qui se laisse donc lire sans problème. Mais aussi sans passion hélas. Le scénario, bien huilé donc, manque finalement d’aspérités. C’est une mécanique froide, qui m’a fait penser au travail de Van Hamme. Et on devine bien en amont le pot aux roses. Et du coup comme iannick, je n’ai pas trouvé crédible l’omniscience de l’écrivain à propos de la vie de l’héroïne de son roman. Lorsque l’on refait le chemin en arrière, ça ne passe pas je trouve. Quant au dessin de Meyer, il est certes efficace, mais je l’ai trouvé un peu daté, et clairement moins bon que ce qu’il a pu faire ailleurs.

09/08/2024 (modifier)
Par sloane
Note: 3/5
L'avatar du posteur sloane

Du bon polar bien construit, bien ficelé, bien dessiné, (Ralph Meyer), que demandez de plus ? Ben du plus justement, parce que tout ça est tout de même cousu de fil blanc et le fil blanc sur une page noire ça se voit (d'accord elle est pas terrible mais laissez moi pouffer tranquille). Plus sérieusement, c'est vrai qu'une fois attaqué ma lecture je n'ai plus lâché le morceau car j'avais tout de même envie de savoir le fin mot de l'histoire. Mais, par les Dieux, que c'est convenu, genre elle n'allait pas tomber amoureuse de ce beau ténébreux qui décide soudain après des années à retrouver le monde. Bon pour nous résumer, disons que tout ça est farci de grosses ficelles mais bêtement on marche et au bout du compte on se laisse embarquer. C'est pas le polar de l'année mais il mérite toutefois d'être lu, on passe un agréable moment, l'achat est dispensable mais un emprunt pourquoi pas ?

04/10/2015 (modifier)
Par DamBDfan
Note: 2/5
L'avatar du posteur DamBDfan

Honnêtement, j’ai eu beaucoup de mal avec cette BD. Je l’ai même relue plusieurs fois mais sans succès, je reste un peu déçu. Faut dire que je ne suis pas un grand fan des histoires de machinations, ça a tendance à partir dans tous les sens et ça m’ennuie plus qu’autre chose (pour rester poli). Il y a aussi peu d’action et de suspense... Le scénario est tarabiscoté, il faut bien suivre et certaines séquences sont quand même tirées par les cheveux. De plus, je ne suis pas sûr d’avoir bien compris certaines scènes : spoiler : Comment l’écrivain pouvait connaître aussi bien le passé d’Afia ?(voir scène du roman à la page 33) Bref, pas convaincu et trop bordélique. Encore une fois c’est un avis personnel et il se peut que vous appréciiez cet ouvrage, donc lisez-le si vous en avez l’occase. Faites gaffe pour l’achat.

23/02/2014 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
L'avatar du posteur Gaston

La force de ce récit est sans aucun doute le dessin. Le dessinateur réussit habilement à dessiner deux styles très différents et j'ai aimé le style qu'il avait pour l'histoire d'Afia. Paradoxalement, je n'ai pas trop accroché au scénario de la partie sur Afia alors que c'est le contraire avec l'histoire de la journaliste et l'écrivain (scénario pas mal, dessin bof). J'ai eu quelques problèmes avec le récit. Je savais dès le début que les deux récits allaient se rejoindre et je n'ai eu aucune surprise lors du dénouement du récit. Je trouve aussi que plusieurs passages sont peu crédibles (la journaliste trouve la maison de l'écrivain un peu trop facilement à mon gout) et les comportements des personnages sont un peu trop caricaturaux par moment.

14/04/2012 (modifier)
Par Erik
Note: 4/5
L'avatar du posteur Erik

Voilà un bon thriller qui me réconcilie à nouveau avec les éditions Futuropolis. J'ai adoré ce récit original ainsi que cette montée subtile en puissance même si j'ai commencé petit à petit à comprendre la fin. C'est en tout cas très habile pour un travail de qualité. Giroud et Lapière sont de toute façon des scénaristes hors pairs. Nous avons une histoire croisée entre une journaliste à la recherche d'un mystérieux écrivain pour réaliser le scoop de sa vie et une jeune palestinienne en quête de vengeance. Une page noire qui sera difficile à tourner ... Entre vengeance, culpabilité et machination, ce thriller nous offre bien des palettes pour un scénario diabolique où la réalité rejoint la fiction. Un polar qui tiendra toutes ses promesses, une fois n'est pas coutume ! Note Dessin: 4/5 - Note Scénario: 4/5 - Note Globale: 4/5

16/04/2011 (modifier)
Par Pasukare
Note: 3/5
L'avatar du posteur Pasukare

Pas mal, mais finalement et avec le recul : sans plus. J’en attendais peut-être trop et du coup je suis juste satisfaite de ma lecture mais avec le sentiment que ça ne va pas me laisser un souvenir impérissable. Graphiquement, ce n’est pas le genre vers lequel je vais naturellement, mais c’est bien senti pour l’histoire qui nous est racontée : deux styles opposés pour deux mondes différents. Je préfère celui d’Afia, surtout pour ses couleurs chaudes et ses lignes douces. Le scénario me semble millimétré et savamment étudié, la rencontre finale tombe pile poil bien, c’est intéressant comme concept, graphiquement surtout, mais finalement presque trop facile et sans surprise. Quand on commence à comprendre ce qu’il se passe, on n’est pas spécialement ébahi, ça coule de source et ne surprend pas en fin de compte. J'ai tout lu d'une traite, je ne me suis pas ennuyée une seconde mais ce fut sans réelle passion. Un joli exercice de style, un travail sérieux des auteurs, mais qui ne m’a pas émerveillée plus que cela. A emprunter pour se faire sa propre idée.

20/11/2010 (modifier)
Par jurin
Note: 3/5

J’ai littéralement dévoré cette BD, je trouve le scénario assez bon et si on découvre rapidement les dessous de l’histoire, le suspens reste entier. Mais je suis d’accord avec certains posteurs, à la fermeture du livre on se rend compte que l’histoire manque de vraisemblance, l’ensemble est bien trop huilé et au final l’histoire ne semble pas crédible. Le graphisme sans être mauvais est néanmoins quelconque.

11/11/2010 (modifier)
Par iannick
Note: 3/5
L'avatar du posteur iannick

Un petit polar publié par Futuropolis ? Je suis curieux de voir ça étant donné que cet éditeur est plutôt spécialisé dans la production de romans graphiques ! Ce sont Frank Giroud et Denis Lapierre qui se sont activés au scénario accompagné de Raph Meyer au dessin : autant dire que ce ne sont pas des auteurs inconnus pour tous ceux qui lisent régulièrement des bds ! « Page noire » nous propose de suivre les péripéties de Kerry Stevens qui essaie à tout prix de connaître l’identité de Carson Mc Neal. Ce dernier est un écrivain à succès mais il a particularité de ne s’être jamais montré en public et de ne jamais avoir accordé une interview à quiconque. Cependant, Kerry Stevens a eu la chance grâce à ses relations professionnelles de lire une partie du dernier roman de Carson Mc Neal, bien avant sa sortie officielle. Dans ce livre (et aussi, dans ce présent récit), les lecteurs suivront la vie assez tumultueuse d’Afia Maadour… Il faut reconnaître que le scénario de « Page noire » est très bien construit, très bien conçu… je dirais même que c’est TROP bien pensé même ! Car, tout cela manque énormément de spontanéité, de naturel dans ce récit ! J’ai du mal à croire que le personnage principal, c'est-à-dire l’écrivain, ait mené tout le monde du bout des doigts sans anicroche à ce point-là ! A moins de s’appeler Dieu, ce mec a une chance pas possible ! Comment être convaincu qu’il a pu pratiquement tout connaître de la vie d’une des héroïnes tout en ayant été à des centaines voire des milliers de kilomètres d’elle ? A part ça, j’avoue que cette histoire m’a tout de même fait accrocher à sa lecture jusqu’au bon deux tiers du récit : le récit était passionnant, les personnages étaient vraiment intéressants… Après, le derniers tiers du livre, je le sentais venir avec cette révélation qui ne m’a pas convaincu. Graphiquement, Ralph Meyer utilise deux types de dessin pour cette bd : un style assez simple et proche de la ligne claire pour accompagner les péripéties de la journaliste et de l’écrivain ; et un style plus actuel, voire plus « informatisé », pour suivre les aventures d’Afia Maadour, l’autre héroïne. Pour être franc et bien que je sois plutôt réticent à contempler les dessins réalisés sur ordinateur, je préfère ce style, du moins ce que Ralph a été capable de concevoir avec cet outil. Le style utilisé pour les séquences liées à la journaliste m’est apparu trop dépouillé, je n’ai pas aimé par exemple la façon dont l’auteur représente les personnages situés à l’arrière plan (les visages sont trop « schématisés » à mon goût). Sans ce final, j’aurais hautement apprécié « Page noire ». Jusqu’au deux tiers de la lecture, j’ai été emballé par cette histoire, les personnages étaient vraiment intéressants. Mais ce final… enfin, bref, tout ceci est pour vous avouer que j’ai été déçu par mon feuilletage de « Page noire »…

02/11/2010 (modifier)