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Moi, Dragon

Note: 3/5
(3/5 pour 10 avis)

Un château convoité par deux familles, il recèle son lot de mystère, de vengeances et de meurtres, il est édifié près d’un volcan ou vit un dragon… une nuit au château nait un enfant, descendant de cet habitant ailé du volcan.


Auteurs argentins Dragons Juan Gimenez

Au château de Rosenthall, tout est prêt pour célébrer l’anniversaire du Roi Belmont. Les artistes viennent d'arriver et, l'une des membres de la troupe attendant un heureux événement imminent, les autres assureront le spectacle ! Mais, aux alentours, un certain nombre d'invités non désirés se pressent aux portes de Rosenthall : le redoutable Troffen et ses mercenaires, le volcan Ferona dont les soubresauts font craindre le pire. En effet, il se murmure que chaque éruption présage de l'arrivée d'un grand dragon !

Scénariste
Dessinateur
Coloriste
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 11 Juin 2010
Statut histoire Série terminée (Trilogie disponible seulement en intégrale) 1 tome paru
Couverture de la série Moi, Dragon © Glénat 2010

17/06/2010 | Miranda
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L'avatar du posteur Le Grand A

Ma première incursion dans l’univers de Juan Gimenez. L’auteur est certainement meilleur dessinateur que scénariste, car quel talent, quel trait ! Graphiquement c’est du bonbon pour les yeux, c’est le type de BD qu’il ne faut pas lire en format numérique et qui ne s’admire qu’en vrai sur papier glacé. J’adore les dessinateurs comme Gimenez qui aiment en mettre plein la vue et qui ne font pas la fine bouche pour ce qui est de proposer des planches doubles et des dessins en pleine page. Quoique sur le dessin en pleine page si je peu émettre une toute petite critique, c’est toujours le même quasiment avec le château de Rosentall. Il est magnifique, mais cela aurait été bien de proposer autre chose aussi. Le travail de mise en scène est remarquable et très immersif. J’ai seulement eu un peu de mal à comprendre le choix de ces couleurs que je trouve très fades et sombres mais bon, c’est un style et ça ne m’a pas dérangé plus que cela outre mesure. J’en profite pour faire la transition vers le scénario car Gimenez est autant un dessinateur de génie qu’un scénariste « laborieux ». Comme je l’ai dit, Moi, Dragon est magnifique, mais cette splendeur visuelle doit servir à quelque chose, elle est censée être au service d’une histoire. C’est un peu l’éternel débat de savoir ce qui est le plus important dans une BD, le scénario ou le dessin ? Mais il peut très bien y avoir un juste milieu aussi. Or dans Moi, Dragon c’est 90 % du temps consacré au dessin, et 10 % au scénario. Que cherche à raconter Gimenez ? Quelles sont les thématiques, le message ? Il n’y en a pas. L’histoire n’est « presque » qu’un prétexte pour permettre au dessinateur d’étaler son savoir-faire. La première partie est une sorte de ramassis de stéréotypes de la Fantasy tellement usités qu’ils en deviennent de parfait clichés (énorme soupir). Tout n’est que poncifs lourds, de l’intrigue aux retournements de situations, aux twists, des personnages et leur traitement psychologique. Ainsi pour donner des exemples nous avons un vieux roi sage et barbu soucieux de son peuple, une princesse intrépide et féministe, un charmant prince étranger à la mâchoire bien carré qui emballe la princesse en moins de 2 pages, un héritier du trône psychopathe et abruti, un dragon dans un volcan en éruption, des ennemis bêtes et méchants avec de sales trognes. Le scénario est capillotracté à mort et l’intrigue avance de manière extrêmement poussive grâce à l’auteur qui fait en sorte que les personnages se trouvent au bon endroit au bon ou au mauvais moment dans un timing toujours au poil et douteux. Et puis voilà quoi, ça ne vole pas bien haut : les atermoiements des gens de la haute et leurs guerres de territoires et de pouvoirs contre d’autres gens de la haute au mêmes ambitions voraces… au secours quoi ! Cependant, passé le cap (difficile) de la première partie ô combien déjà-vu (dans les fan-fictions d’enfants de 12 ans par exemple), je dois admettre que le scénario s’étoffe par la suite. Le background s’élargit, les flash-back de la dernière partie apportent leur lot de révélations levant le voile des apparences et ce que je pensais être une histoire très nunuche se révèle au finale un peu plus complexe et dark que cela. Mais rien qui ne me retourne le cerveau pour autant ou m’enthousiasme. C’est vraiment le scénario de Fantasy sans intérêt ni fun. Ce qui est navrant c’est que la BD est récente, sortie en 2010, les easy readers pourront pardonner les lacunes du scénario et se montrer plus miséricordieux, mais ceux qui ont roulé leur bosse ne pardonneront pas les écueils et scories qui l’égrènent. Je ne peux qu’inviter Gimenez à lire des romans de Fantasy, à s’en forger une culture et ensuite comparer ce qui se fait de mieux dans le genre avec son histoire à lui. Pas la peine de chercher à atteindre son huitième sens à chaque lecture, juste passer un agréable moment, et pour moi cela passe par éviter les scenarii redondants de ce type. Je pense que nous vivons un âge d’or de la Fantasy, et je trouve regrettable qu’un tel talent ne soit pas au service d’un vrai bon scénariste du genre. PS : l’intégrale livre-objet est très classe avec un cahier graphique et un poster dépliant en fin d’album. Si seulement la traduction avait été aussi soigné que l’objet… car les sujets qui manquent dans les phylactères et les adjectifs anglais qui auraient pu être traduit en français (ça ne coûtait rien de le faire), ça ne le fait pas trop.

24/06/2016 (modifier)
L'avatar du posteur Agecanonix

Je précise que j'ai lu le seul tome dispo en médiathèque, à savoir l'édition 2010 du Lombard ; et si j'étais tombé sur l'intégrale, je n'aurais de toute façon pas continué. Je m'explique. Le dessin de Gimenez, je le connais, j'ai eu l'occasion de l'apprécier sur La Caste des Méta-barons et quelques autres bandes ; il est chargé, puissant, avec de saisissantes double pages du siège du château de Rosentall ou celle du grand dragon ; on reconnait aussi son goût pour les scènes sanglantes et violentes, avec des étripages assez gore. En plus d'un dessin au top, les conditions sont réunies pour séduire les amateurs de fantasy : un château monumental, un siège grouillant, des soldats aux armures complexes, un décor évocateur et une ambiance adéquate... mais malheureusement, Gimenez ne sait pas rendre son récit passionnant. Il s'englue dans une intrigue pesante, des passages trop verbeux et une narration souvent floue qui font naître l'ennui. Le potentiel est là, mais il est mal utilisé. A part ça, quelques fulgurances sont intéressantes, j'ai bien aimé les 4 pages de la séquence de joute qui est un rendu dynamique de ce genre de duel. Mais trop de scènes de couloirs et de palais, et trop de dialogues plombent l'ensemble, et le manque de scènes d'action et de combats se font cruellement sentir ; c'est ce qu'on est en droit d'attendre d'une telle Bd. Le cahier graphique en fin d'album, avec les noms des personnages est utile pour s'y retrouver, surtout que leurs noms sont peu faciles à retenir...

20/03/2016 (modifier)
Par sloane
Note: 3/5
L'avatar du posteur sloane

Cet avis porte sur la trilogie disponible uniquement en intégrale J'aime beaucoup le dessin de Gimenez que j'avais découvert il y a longtemps sur La Caste des Méta-Barons. Là encore nous en prenons plein la vue, peut-être même trop. En effet les cases, les planches sont d'une telle richesse que parfois l’œil se perd dans ce foisonnement de détails. En même temps j'ai un peu de mal à reprocher à un dessinateur de faire son boulot et reconnaissons à l'auteur une virtuosité sans égal pour composer ses planches, tantôt dans des cadrages très classiques, tantôt dans des déploiements qui donnent une ampleur épique au propos. Lors de la sortie du premier tome en 2010 j'avais été très emballé par cette histoire de fantasy qui posait les bases d'une rivalité séculaire entre deux familles royales pour prendre le pouvoir sur fond d'apparition d'un dragon dont on ne savait s'il était maléfique ou non. Dans cette trilogie Gimenez a donc l'occasion d'approfondir les choses notamment les liens familiaux complexes entre les différents personnages. Si au final tous les éléments s'emboîtent parfaitement il faut tout de même un minimum de concentration pour s'y retrouver dans les flashbacks que propose l'auteur. C'est pour moi le point négatif qui m'empêche de mieux noter cette trilogie. Le côté très Shakespearien de l'ensemble est évident, de même on voit bien que Gimenez a travaillé avec Jodorowski, l'un ayant influencé l'autre. Il n'en reste pas moins que nous avons là une série dont se dégage une fougue, une puissance, un souffle qui en font une lecture hautement recommandable.

20/02/2015 (modifier)
Par Erik
Note: 3/5
L'avatar du posteur Erik

J'aime également le travail de Gimenez et je dois bien avouer qu'il a fait là du bon boulot. Je me souviens de son association avec Jodorowski pour la saga de La Caste des Méta-barons. On est loin ici de cette science-fiction hallucinante puisqu'il s'agit d'un retour vers un passé moyennageux dans un monde où les dragons existent et naissent comme des hommes. Ce premier tome donne véritablement envie d'en savoir plus. Les intrigues de palais sont assez bien reconstituées. On sent que des personnages auront de grands rôles à jouer. Tout se met en place assez lentement il est vrai. La narration peut même se révéler pesante par moment. Pour autant, la découverte de cette histoire prend le dessus. Une série à découvrir et à suivre de près. Cependant, alors que je voulais voir si le second tome était paru, j'apprends qu'il n'y aura malheureusement pas de suite. Je ne le conseille par conséquent plus à l'achat.

29/05/2011 (modifier)
Par PAco
Note: 4/5
L'avatar du posteur PAco

Bon ok, j'aime beaucoup le travail de Gimenez, mais parfois les surprises n'en sont que plus mauvaises. Surtout que les avis sont assez mitigés sur la série... Mais au final, le premier tome de cette trilogie m'a beaucoup plu. J'ai eu plaisir à retrouver la patte si particulière de l'auteur, que ce soit son trait ou sa colorisation. J'aime toujours autant sa façon de dessiner les corps et l'expressivité qu'il sait leur donner. Certaines cases sont vraiment sublimes et savent rendre l'intensité d'un moment comme rare sont les auteurs à y parvenir ! (Pour ceux qui ont l'album à porter de main, la première case de la page 37 en est l'exemple le plus flagrant de ce tome pour moi). Côté découpage, je trouve que Gimenez s'amuse toujours autant et joue de page en page sur la façon de composer ses planches, pour appuyer sa narration. Si celle-ci a pu sembler difficile à certains, je n'ai vraiment pas été gêné. On sent que l'intrigue se met en place, et que pas mal d'infos sont nécessaires, mais Gimenez a su mettre en place des codes graphiques qui allègent tout cela de façon intelligente. Au final, "Moi, Dragon" se révèle un premier tome qui met plus que l'eau à la bouche, et dont la suite se fait du coup attendre !!!

27/08/2010 (modifier)
Par Ems
Note: 2/5

Après la lecture du premier tome. Je retrouve les mêmes défauts que dans la série Le Quatrième pouvoir, à savoir que Gimenez est un très bon dessinateur mais pas un scénariste. La lecture de ce tome introductif fut laborieuse, la narration n'est pas exemplaire. Il y a des passages bavards, il se passe beaucoup de choses mais au final je ne sais toujours pas ce qu'il faut attendre de cette nouvelle série. Il faudra clairement attendre le tome prochain pour confirmer ou infirmer cette impression négative. Côté dessin c'est tout bon, parfois limite lisible en voulant trop faire. J'ai des doutes, j'espère que je me trompe...

22/08/2010 (modifier)

Sentiment partagé à la fermeture de cet opus, aussi bien au niveau du fond et de la forme. Car effectivement, certaines scènes laissent voir un graphisme inouï avec une mise en couleur virtuose, aussi bien sur les personnages que sur les fonds, mais hélas parfois, j’ai l’impression que tout cela devient trop chargé. Parfois également les planches elles-mêmes manquent d’unité. L’exemple montré ici parle de lui-même : les cases du bas s’enrichissent d’un décor somptueux réussi, les cases du haut en revanche ont un fond vide blanc ou gris qui ne colle pas du tout avec ce qui suit. Bref dessins tantôt virtuoses, tantôt surchargés mais au final inégaux. En revanche techniquement chapeau pour les plans… Le scénario souffre du même genre de problème, si des tentatives régulières apparaissent pour donner de la profondeur aux personnages, les situations s’enchaînent sans réelle surprise. Nous trouvons à la fois un côté conventionnel trop attendu et des touches réussies rendant certains personnages plus intéressants. Il me manque un liant entre les situations. Par exemple comment ce trop caricatural fils devient à la toute fin intéressant dans sa folie, les personnages trop simples deviennent d’un coup scénaristique riches, j’aurais préféré des gradations et moins de « deus ex machina ». Au final l’album se lit tout de même très bien et peut lancer une saga familiale : les ingrédients paraissent de bonne facture. Il faudra espérer une vigilance accrue sur l’unité du dessin et sur la fluidité du scénario pour suivre l’achat. En attendant c’est pas mal, cela fait drôle d’avoir un graphisme de type SF claqué sur du médiéval fantastique

20/07/2010 (modifier)
Par Loulou
Note: 4/5 Coups de coeur expiré

Pour tous ceux qui connaissent et qui apprécient Gimenez, qu'ils se rassurent ce vieux monsieur n'en finit pas de nous combler. Le dessin est très bon, les séquences s'enchainent agréablement et l'histoire, classique, permet de nombreux développements. Bref, pour ceux qui connaissent, c'est un excellent album. Pour tout ceux qui ne connaissent pas Gimenez, le scénario demeure très accessible et laisse la part belle à l'imaginaire. C'est l'occasion de découvrir une sorte de "nouveau classique" de la bande dessinée. Pour ceux qui trouvent que les méta-barons sont un peu longs à digérer, et qui n'ont pas tout a fait tort, je les invite quand même à lire cette BD pleine de femmes fortes qui me procurent toujours autant de plaisir. Et pour ceux qui n'aiment pas les stéréotypes de femmes aux belles poitrines et aux cheveux blancs-bleus, j'ai envie de dire que parfois il faut savoir dépasser ses préjugés. Achat et relecture recommandés.

05/07/2010 (modifier)
Par iannick
Note: 3/5
L'avatar du posteur iannick

J’ai découvert Juan Gimenez lorsque je me suis remis à relire les bds, c’était à l’occasion de la sortie du « Quatrième pouvoir ». A cette époque, je considérais cet auteur comme un de mes préférés. Ensuite, j’ai découvert d’autres dessinateurs et Juan Gimenez n’est plus une référence pour moi. Maintenant, je trouve son graphisme trop fouillé, plus adapté pour des illustrations que pour la bd. Mais revenons sur son nouvel album intitulé « Moi, Dragon »… La surprise de cette bd, c’est que pour la première fois à ma connaissance, Juan Gimenez abandonne la science fiction pour la fantasy ; « Moi, Dragon » met en scène deux familles rivales : la première règne sur le royaume tandis que la seconde veut reconquérir le trône. Ça se passe au Moyen-âge et à proximité d’un volcan où se terre un dragon… Je pense que vous l’avez compris : c’est un récit classique sur la rivalité entre deux familles de sang royal que nous présente Juan Gimenez, cette rivalité est quelque sorte arbitrée par une (ou des) créature(s) fantastique(s). Donc, rien de surprenant du côté du scénario sauf que la narration m’est apparue accrocheuse et que j’ai suivi cette histoire avec plaisirs. En dehors de ce manque d’originalité, je reproche à ce récit la présence de nombreux dialogues… mais rien de grave cependant. Les personnages sont - mon avis- attachants, l’auteur a eu l’intelligence de développer leurs passés et leurs psychologies, il en résulte une histoire assez complexe qui ravira les lecteurs fans de drames familiaux. Quant au dessin de Juan Gimenez, les amateurs de bandes dessinées de cet auteur ne seront guère dépaysés : on y retrouve ses plans très dynamiques (les fameuses vues plongeantes qui donnent le vertige), ses décors très fouillés, des nanas bien roulées ayant parfois été victimes d’une mutilation ou d’une maladie, des costumes extravagants et recherchés, une mise en couleurs aux tons pastels adaptés au scénario… bref, les fans de Juan Gimenez devraient être aux anges en contemplant les planches de « Moi, Dragon ». En dehors du classicisme de ce scénario, je n’ai pas grand’chose à reprocher au premier tome de « Moi, Dragon » : ça se lit très bien, c’est accrocheur, le dessin plaira sans problème aux amateurs du style de Juan Gimenez… et pour une fois, l’auteur abandonne la science-fiction pour de la fantasy, ça vaut le coup tout de même de voir ce qu'il en ait capable de faire ! Une curiosité…

17/06/2010 (modifier)
Par Miranda
Note: 4/5
L'avatar du posteur Miranda

Vraiment très accrocheur ce « Moi, Dragon », tout d’abord dans son magnifique graphisme, ce qui est appréciable avec Juan Giménez c’est qu’il est toujours constant dans la qualité de son travail, ses couleurs sont sublimes et certaines vues plongeantes de ce récit attirent irrémédiablement. Il sait magistralement bien donner vie à ses personnages pour les rendre crédibles. Finalement, il n’y a nul besoin de s’attarder sur ce côté-ci de son travail qui est à mon avis toujours une réussite. Côté scénario c’est très accrocheur, c’est l’histoire d’un château convoité par deux familles, il recèle son lot de mystère, de vengeances et de meurtres, il est édifié près d’un volcan ou vit un dragon… une nuit au château nait un enfant, descendant de cet habitant ailé du volcan. En soi ce n‘est pas extrêmement original, mais c’est très bien mené et l‘on rentre dans l’histoire immédiatement. Il y a aussi profusion de personnages que l’auteur arrive à nous présenter suffisamment pour les rendre attachants ou détestables. Si j’avais un petit reproche ce serait que c’est parfois un peu trop bavard, ce qui en soi est plutôt une qualité, beaucoup de lecture et de plus agréable, mais sur certaines planches toutes ces bulles cachent trop le superbe dessin, bon… là je fais ma difficile, on ne peut pas tout avoir. Ce premier opus pose solidement les bases de l’histoire et sait garder secret ce qui doit l’être, suffisamment pour nous mettre l’eau à la bouche. De plus il y a un je-ne-sais-quoi de très attirant dans l’ambiance générale, c’est peut-être dû au rendu graphique, dans tous les cas j’aime me retrouver dans cet univers.

17/06/2010 (modifier)