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Pulp stories

Note: 3.75/5
(3.75/5 pour 4 avis)

Polar sombre où se croisent tueur à gage, détective privé accro au jack daniels, flic louche, "nettoyeurs", financier escroc, receleur dandy et autres.


Auteurs italiens Détectives privés

Jack Traxler est détective privé. Le cliché même du privé : mal rasé, carburant au whisky, attendant les jambes croisées sur son bureau qu'un client passe le pas de la porte de son bureau. Une jeune femme se présente à Traxler. Elle soupçonne son époux, Benjamin Donovan, un magnat de la finance, de la tromper. Aussi recourt-elle aux services de Traxler qu'elle charge de suivre son mari. Une banale affaire d'adultère comme j'en ai vu des dizaines, se dit alors Traxler. Pas tout à fait : il se rend vite compte que la maîtresse de Donovan ne lui est pas inconnue !

Scénariste
Dessinateur
Traducteur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 02 Juillet 2009
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Pulp stories

18/09/2009 | Aurélien V
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L'avatar du posteur Noirdésir

Ce petit format à la couverture souple ne paye pas de mine, on a presque l’impression d’avoir en main un pocket, un fumetto de base, alors même que cet album vaut mieux que son aspect extérieur un peu « cheap ». C’est un polar noir, crasseux, qui lorgne un peu vers du Ellroy au départ, sans être aussi noir et glauque – et sans être aussi puissant quand même, puis qui bascule vers quelque chose de plus direct. Le dessin, usant d’un Noir et Blanc très tranché, accentue le côté violent et sombre de l’ensemble. L’histoire se laisse lire, il n’y a pas vraiment de temps morts. Et Cajelli n’hésite pas à se débarrasser de personnages importants – qui chez d'autres souvent bénéficient d’une immunité, ce qui n’est pas le cas ici ! Ça dézingue à tout va. Le dessin de Rossi ne s’embarrasse pas plus de nuances, on vise ici davantage l’efficacité que l’esthétisme. Du coup, il y a quand même des trucs qui m’ont fait parfois tiquer (comme la taille de l’inspecteur Romero qui varie d’une planche à l’autre, avec sur certaines cases une taille de géant disproportionnée je trouve). Bref, un polar pur et dur, une sorte d’exercice de style, que les amateurs du genre (et ceux de Tarantino) peuvent apprécier, pour une lecture détente pas trop prise de tête.

08/03/2021 (modifier)
Par Ems
Note: 4/5

Je confirme le ressenti des avis précédents. Cette BD est très divertissante. Les influences sont évidentes et commencent déjà par le nom. Ce thriller est noir et s'inspire du cinéma indépendant américain des années 90, en premier lieu des films de Tarantino et Ferrara. Les personnages sont tous pires les uns que les autres, leurs rencontres sont radicales dans tous les sens du terme. Il ne faut pas s'attendre à des consensus, c'est bourrin, sans morale mais bigrement bien mené. Le dessin noir et blanc est très contrasté et lisible, ce style convient à merveille au récit. Je regrette la piètre qualité du papier peu agréable entre les mains, mais ce choix n'est pas sans influence sur le prix très faible malgré les 160 pages. Efficace, cette BD est à lire.

08/09/2010 (modifier)
Par scuineld
Note: 4/5

Je confirme : un bon moment de lecture que cet album... Le scénario est très bien ficelé et gère très bien les rebondissements. De plus, certaines situations et personnages sont assez atypiques, ce qui est loin de me déplaire... Une fois la lecture commencée, j'ai eu du mal à m'arrêter. Le seul bémol que je pourrais trouver est qu'une relecture apportera, je pense, moins de plaisir, du fait d'un moindre suspens... (mais n'est ce pas le lot de tous les polars ?) Au niveau du noir et blanc, rien à redire : très agréable, clair et bien foutu. Le format est aussi adéquat : cela renforce l'aspect polar. Bref, un seul conseil : lisez-le...

18/09/2009 (modifier)

Ah ! la bonne lecture que voilà ! L’ambiance est très noire. Traxler, détective privé carburant au Jack Daniels, qui n'est pas sans rappeler l'Alack Sinner de Muñoz et Sampayo, est engagé pour ce qu’il ne pense être qu’une banale affaire d’adultère. Il se trouve toutefois coincé dans un engrenage tel qu’il n’a d’autre choix que de se tourner vers Giusti, un vieil ami, tueur à gages de profession. Ce dernier a, pour sa part, des airs de Samuel L. Jackson dans Pulp Fiction, vu le costume-cravate noir et le petit discours rituel avant l’exécution de ses cibles. La chasse à l’homme est alors ouverte. A deux, ils se mettent à traquer le responsable des malheurs de Traxler, qui se trouve être l’un des « contrats » de Giusti. D’autres personnages entrent alors en scène, allant du flic louche au financier escroc, en passant par les receleurs et autres « nettoyeurs ». Le scénario est bien ficelé, sans être révolutionnaire. L’on suit les différents personnages dont les routes se croisent, rythmées par quelques spectaculaires fusillades. Le dessin est, quant à lui, incroyablement beau. Du grand art ! Un noir et blanc bien tranché. L’on pense alors à Frank Miller. Mais les personnages de Rossi n’ont pas le côté caricatural de ceux de Miller – et, à mon sens, c’est tant mieux! Concernant le support, il s’agit d’un petit format à l’impression peut-être un peu « cheap », mais – et c’est là la conséquence positive – le prix s’en ressent : 12 € pour 160 pages de pur plaisir, à mon sens, c’est une bonne affaire !

18/09/2009 (modifier)