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Gothic Sports

Note: 3/5
(3/5 pour 1 avis)

Des filles, du sport, et un soupçon de gothisme... Un 'manga' d'origine allemande. Si, ça existe. Et ce n'est pas si mal que cela.


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Anya, jeune fille bien sous tous rapports, a décidé d'intégrer le lycée Lucrèce parce qu'elle est fan de sport. En effet, ses clubs sont les plus côtés de la ville. Voici donc qu'Anya découvre son nouveau lycée, à la rentrée... Un léger hic, néanmoins, il semble que son intégration dans ces clubs d'élite pose quelques problèmes. Comment les résoudre ? Devra-t-elle renoncer à sa passion ? Mais c'est qu'Anya a plus d'un tour dans son sac (à couture)... _

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 25 Janvier 2006
Statut histoire Série terminée 3 tomes parus
Couverture de la série Gothic Sports
Les notes (1)
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25/04/2007 | Katz
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Par Katz
Note: 3/5

Une curiosité... Voilà donc un 'manga' qui nous vient d'Allemagne, où il est édité par TokyoPop, filiale locale du groupe américain du même nom, gros éditeur de mangas et de romans d'origine japonaise (mais tous liés aux mangas ou au monde de l'anime japonais). Bien que l'on puisse être sceptique sur le principe, ce qui frappe dès l'ouverture de ce manga, c'est sa qualité graphique. C'est absolument magnifique, et pour un de ses premiers essais en tant que mangaka professionnelle, Anike Hage impressionne véritablement... Cependant, le trait, certainement rehaussé par l'informatique, reste quelque peu impersonnel. Voilà qui est presque trop beau, trop léché, et le 'lifting' informatique y est sans doute pour beaucoup. Du moins ce dessin s'apparie-t-il parfaitement au ton, et aux thèmes, de ce manga, qui pousse l'imitation de ses modèles à se lire dans le sens japonais... En effet, l'histoire possède un aspect très enfantin, très "waouz ! bing ! yip hip hip !". Jeunes filles kools qui se saluent en tapant dans les mains, grands sourires éclatants aux lèvres... Mais les moments de tension, qui sont assez nombreux dans ce manga, et débutent assez tôt, sont de fait desservis par ce même dessin. Comment croire, en effet, à la possible noirceur de ces jeunes âmes, à la possible profondeur de leurs affrontements quand l'aspect graphique est si lisse, si satiné, si brillant (on a l'impression qu'il y a du 'gloss' sur presque toutes les lèvres) ? De méchanceté, il n'y a donc point réellement. D'injustice un peu, oui. Mais l'on devine bien sûr que notre héroïne, et ses charmantes amies, toutes aussi pleines de peps les unes que les autres, vont nous résoudre cela vite fait, bien fait. Et c'est en effet ce qui advient, quoique la fin de ce manga laisse entrevoir de possibles obstacles (faut bien...), et quelques traîtrises (un peu) infâmes. Bref, si vous souhaitez un manga qui vous fasse voir la vie en rose, bien qu'il soit dessiné en noir et blanc, Gothic Sport avec son ambiance très "tapons-nous dans les mains, et youpi youpi!" est exactement ce qu'il vous faut. D'autant que sa pointe de gothisme apporte une touche d'originalité bienvenue dans ce monde ouatiné. Un titre sans prétention donc, mais absolument rafraîchissant de par ce fait même, et parfaitement réalisé. Que demander de plus ? mise à jour après lecture du tome 2 : Je dois avouer une déception assez amère concernant ce tome 2. La fraîcheur du premier n'y est plus vraiment (mais c'est un tome 2...), les scènes de sports sont grévées des défauts constants des mangas ou des animes dérivés des mangas (j'ai joué au foot à l'école, si on pouvait se parler autant durant un match, ce ne serait plus de foot, et si on le tentait malgré tout, on serait certains de perdre), c'est assez mal retranscrit, trop, beaucoup trop long, et trop verbeux (voir la parenthèse précédente). Les petites bisbilles (entre Anya et sa "grande" rivale, Anya et le coach mysogine) n'ont rien de passionnant, ni d'électrisant, elles sont justes ennuyeuses. La raison qui pousse Anya à en vouloir à Léon semble ridicule. Néanmoins, concernant ce point qui semble assez crucial, vu que nous sommes dans un 'shôjô', mon petit doigt me souffle qu'on pourrait attendre quelques rebondissements salvateurs. En effet, ce n'est point Anya qui nous expose pourquoi elle déteste le dit Léon, mais celui-ci qui explique à une amie d'Anya pourquoi il pense qu'elle le déteste. Un rebondissement bienvenu serait donc que ce fut pour une autre raison. En l'attente, et parce que le premier tome m'a enchanté, je laisse donc trois étoiles, d'autant qu'en y réfléchissant bien, ma première impression valait quatre étoiles pour le premier tome.

25/04/2007 (MAJ le 24/10/2007) (modifier)