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Planètes pas nettes

Note: 3/5
(3/5 pour 2 avis)

Un recueil d'histoire SF à tendance parfois fantastique se déroulant à différentes périodes sur différentes planètes.


Auteurs canadiens

-Carnivoracement votre: Cette histoire se passe sur une planète prison, deux détenus tentent de s'évader, ils vont devoir se débarasser d'un étrange gardien. -Le pouvoir de la pierre: Sur une planète à la jungle luxuriante, un couple de cupides aventuriers est à la recherche d'un trésor, mais la flore dissimule une faune plutôt hostile. -Vingt ans montre en main: Sur Terre un homme va voir un spectacle présentant un phénomène de foire, à la vision de cette chose de lointains souvenirs ressurgissent. -La planète meurtrière: Un accident mécanique contraint un équipage composé d'humains et d'extra-terrestres à se poser sur la dangereuse planète Théta 2, une planète "Interdite sauf cas d'urgence". -Et voici l'artiste: Un artiste complètement fou, nommé Rand Holmes reçoit la visite d'agents de police venus l'arretêr pour publication de littérature obscène. Rand n'entend pas se laisser faire et commence à se battre violemment avec les policiers.

Scénariste
Dessinateur
Traducteurs
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution Mai 1988
Statut histoire Histoires courtes 1 tome paru
Couverture de la série Planètes pas nettes

18/12/2006 | JJJ
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L'avatar du posteur Noirdésir

Rand Holmes est un auteur que j’aime bien (j’ai lu quasiment tout ce qu’il a publié en France). Souvent habitué aux publications underground, il a pourtant un trait très classique – et très bon, et c’est encore le cas ici (même si je suis moins convaincu par l’histoire « La planète meurtrière », pour laquelle dessin et colorisation m’ont semblé moins précis). En tout cas son trait est agréable, et on retrouve ici certaines de ces obsessions, comme la présence de bimbos à forte poitrine, blondes de préférences (dans l’histoire citée plus haut, l’une d’elle, dans sa combinaison spatiale ultramoulante, a franchement des airs de Sally Forth ! (il y a de toutes façons des points communs entre Holmes et Wally Wood: dessin, érotisation très présente, intérêt pour les récits « de genre », la série B). Et les histoires concoctées par Mike Baron sont en plein dans cette série B (tendance série Z parfois). La colorisation renforce l’aspect daté de l’ensemble, mais les histoires, assez variées, supportent le format court qui empêche tout réel approfondissement du scénario ou des personnalités des protagonistes (même si « Le pouvoir de la prière » manque quand même trop de fond à mon goût). C’est généralement de la SF old school (parfois simplement du fantastique mâtiné de polar, comme pour « 20 ans montre en main »). A noter que dans la dernière histoire, « Et voici… l’artiste », Holmes se représente lui-même en dessinateur désinvolte, poursuivi pour publication de littérature obscène. Histoire d’ailleurs totalement déjantée, dans laquelle les auteurs semblent se défouler sur la censure. Pour amateur de SF rétro avec une colorisation criarde (mais dans le genre, c’est quand même un album intéressant).

14/01/2022 (modifier)
Par JJJ
Note: 3/5

J'adore ce style de BD, des histoires courtes de SF ou de Fantastique, présentant toutes plus ou moins le même schéma: Une aventure au scénario des plus basiques, souvent empreint d'une nanardise décomplexée et à la chute se voulant surprenante. Ce n'est pas bien recherché mais quand c'est bien fait, cela a tendance à me faire sourire. Lorsque j'écris les résumés de ces histoires, je dois me faire violence pour ne pas être trop ironique. Il existe beaucoup d'albums de ce type, énormément d'entre eux sont peu dignes d'intérêt aujourd'hui, très peu sont des chefs-d’œuvre, certains sont corrects et font passer un agréable moment de lecture, à condition bien sur d'aimer la science-fiction et l'humour noir assez doux. Planètes pas Nettes fait partie des albums plutôt sympathiques du genre. Les scénarios tiennent la route malgré leur brièveté et parviennent même parfois à surprendre, l'humour fonctionne. Les histoires qui composent ce recueil sont toutes différentes, assez différentes pour que l'on puisse dire du menu qu'il réussit à être varié tout en restant homogène. L'aspect visuel compte beaucoup pour ce genre d'histoire à mes yeux, Planètes pas Nettes est une réussite de ce point de vue. Rand Holmes dessine les créatures tentaculaires les plus improbables dans des environnements bien pensés. Il sait aussi dessiner de forts jolies donzelles laissant de temps en temps apparaître de belles courbes... avec assez de parcimonie cependant pour que l'aspect érotique pimente l'action sans pour autant l'occulter. Dommage que les couleurs soient complètement ratées dans certaines histoires, trop saturés ou baveuses, elles nuisent parfois aux dessins. Je pense que je ne suis pas le seul public de ce type de BD zedarde, si vous êtes fans du genre, Planètes pas Nettes ne vous décevra pas, sans être un chef-d’œuvre cette BD se lit plutôt bien. JJJ

18/12/2006 (modifier)