Free Soul

Note: 3.5/5
(3.5/5 pour 4 avis)

Keito (Kate) une jeune femme dessinatrice tombe sous le charme de Niki une jeune chanteuse noire de soul music. Cette passion semble sans grand espoir car Niki est une femme publique, peu accessible, instable, éperdument en quête de son père...


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Keito (Kate) une jeune femme dessinatrice tombe sous le charme de Niki une jeune chanteuse noire de soul music. Cette passion semble sans grand espoir car Niki est une femme publique, peu accessible, instable, éperdument en quête de son père... Ce nouveau Ebine YAMAJI a de grandes chances d’être le préféré des lecteurs qui la suivent car les qualités pressenties dans ses premiers travaux se retrouvent ici transfigurées. C'est la synthèse parfaite entre la fraîcheur et l’optimisme de LOVE MY LIFE et la subtilité des procédés littéraires à l’œuvre dans INDIGO BLUE avec une touche d'humour ! (source : Asuka)

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution Avril 2005
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Free Soul
Les notes (4)
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11/05/2005 | ThePatrick
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Par gruizzli
Note: 3/5
L'avatar du posteur gruizzli

Ebine Yamaji est une auteure dont j'ai beaucoup apprécié l’œuvre, et avec celle-ci mon avis se confirme. Cela dit, je ne pense pas non plus que je chercherai beaucoup plus loin, les trois que j'ai lus me suffisant au final. Ce manga est très proche de Love my life et Indigo blue (beaucoup plus proche de ce dernier d'ailleurs), avec une histoire d'amour lesbien qui explore bien plus le côté émotionnel que véritablement sexuel ou amoureux. L'amour arrive vite, sans que le personnage ne se pose des milliers de questions sur son existence, et laisse place à tout ce qui peut se nouer autour d'une relation. Ebine Yamaji se met plus en scène dans ce manga, notamment avec l'idée de l'auteure de manga qui tente de faire apparaitre l'homosexualité dans son œuvre. C'est dommage que cette piste n'ait pas été plus exploitée, car elle apportait une très bonne mise en abyme. Niveau dessin, c'est toujours le trait de l'auteure, qu'on aime ou pas (personnellement j'aime bien), mais je reconnais que les têtes changent peu d'un manga à l'autre. On retrouve des traits de visages quasiment identiques d'un livre à l'autre, et rien que ça me refroidit un peu sur la question de lire un autre ouvrage de l'auteure : j'ai l'impression qu'elle ne varie pas énormément. Ou alors tout a été produit dans le même laps de temps et le trait a évolué ensuite, je ne sais pas. Mais ça m'incite plutôt à rester sur cette bonne impression sans chercher à explorer plus avant. Si vous avez déjà lu une œuvre de Ebine Yamaji, celle-ci pourra vous plaire : ce sont les mêmes thématiques, encore une fois bien employées pour raconter une histoire sensible et en finesse. Pour ceux qui ne connaissent pas l'auteur, je recommande quand même de lire Love my Life, qui reste la meilleure œuvre de l'auteure selon moi.

31/10/2019 (modifier)
Par cac
Note: 3/5

Premier titre de cette auteur que je lis, Free Soul aborde les relations humaines et amoureuses dans le cas présent l'homosexualité de manière assez naturelle. On ne trouve pas ici de militantisme, ni de voyeurisme. Cet album contient également pas mal d'humour. Il a l'avantage d'être un one-shot, d'aborder des thèmes sur un volume comme peut le faire Mari Okazaki, qui sur la longueur lasseraient peut-être. Le dessin est assez sobre, pas de détails, pas de décors, l'attention est essentiellement focalisée sur les personnages.

16/07/2007 (modifier)
Par Picado
Note: 4/5

Bah je pensais pouvoir la poster celle-là, mais je finissais de la lire (hier) et j'ai vu que c'était déjà fait... Personnellement je ne trouve pas ce nouvel opus aussi bien que Love My Life (qui reste mon gros coup de cœur) et que Indigo Blue... Sûrement aussi parce que je m'habitue au style de Ebine Yamaji. Le dessin est toujours aussi beau, voire même un peu plus travaillé, surtout pour le personnage de Niki. Sur ma note, on peut dire que c'est très bon (quasiment du 5/5) mais que sur l'échelle Ebine Yamaji, j'ai préféré Love My Life... donc la note est à lire en comparaison. L'histoire est je trouve un peu bancale, surtout au début, où l'héroïne se fait héberger un peu facilement au début... Par contre l'histoire d'amour de l'héroïne est très bien construite, et comme pour Indigo Blue, entre dans la complexité du genre humain et du sentiment amoureux avec beaucoup de finesse et de tendresse. C'est donc très agréable à lire. La relation avec le processus créatif donne pas mal de relief au manga, mais je trouve que ça pourrait être un peu plus poussé, surtout qu'on est dans la création de manga, et donc j'ai personnellement eu envie de plus d'implication de Ebine Yamaji, dans la relation que peut avoir une mangaka lesbienne qui écrit des histoires lesbiennes... J'ai trouvé que cette piste était très bonne, amusante et intrigante (il y a de l'Ebine Yamaji dans cette histoire) mais finalement pas mené jusqu'au bout. Surtout que l'on sent réellement que la vie du mangaka influe réellement sur la création de son œuvre, comme le prouve les nombreuses ressemblances entre Niki et Angie Reste que les questions que pose ce manga sont vraiment fortes et délivrées avec beaucoup de sensibilité. J'apprécie vraiment aussi qu'Ebine Yamaji explore le thème de la parenté (par les parents de Keito très présents, et par la sublimation du père de Niki), thème qui est très en lien avec l'homosexualité, et qui est un fil rouge dans toutes ses œuvres (notamment dans la première histoire de Sweet Loving Baby). C'est donc quelque chose d'universel, de beau... Un rêve un peu fou est d'un jour pouvoir rencontrer Ebine Yamaji, pour discuter de ses œuvres, de son histoire qui m'a l'air très présente dans ce qu'elle fait, tout simplement de la connaître car quelqu'un qui arrive à écrire des choses d'une telle force m'intrigue et me semble être quelqu'un de particulier. Je vais m'inscrire en cours de japonais (ou plus simplement travailler mon anglais de "flibustier" comme m'a dit un prof une fois).

12/05/2005 (modifier)

Quatrième tome d'Ebine Yamaji à paraître en France, Free Soul joue toujours sur une thématique commune, celle de l'homosexualité féminine. On peut donc d'abord avoir une impression de répétition par rapport aux précédents ouvrages, mais pourtant il n'en est rien. Certes le sujet de base reste le même. Mais il s'agit à chaque fois de variations, de traitements différents, intégrant des thèmes "secondaires" variés, et riches. Ici, de même que dans Indigo Blue le processus de création tient une part importante. L'auteur se met en quelque sorte en scène à travers Keito, son personnage. Keito est en effet une mangaka en devenir, et montre des relations intéressantes avec son personnage à elle, Angie. Les deux sont aussi (ir)réelles l'une que l'autre, et pourtant on fait bien la distinction... jusqu'à la fin ou un court chapitre vient brouiller/réajuster (selon la façon dont on envisage la chose) la perception du lecteur. L'homosexualité dans tout ça n'est finalement qu'un thème parmi d'autre, une caractéristique de cette oeuvre. L'album en parle, bien sûr, mais d'une manière très naturelle, qui coule de source. Mais à vrai dire on s'en ficherait presque, puisqu'au-delà de l'aspect hétéro/bi/homosexualité, c'est bien d'amour qu'il s'agit, sous diverses formes. Amitié, attirance, amour, dépendance, illusion, rapport à ses parents, ses déclinaisons sont nombreuses. Au final Free Soul n'est pas si facile que ça à lire. Derrière son dessin épuré, il se révèle dense et assez fouillis de prime abord. Mais justement, ce fouillis recèle une richesse intéressante, promettant une ou deux relectures riches.

11/05/2005 (modifier)