Le Croquemitaine

Note: 3/5
(3/5 pour 8 avis)

La légende du croquemitaine transposée dans une ville qui n'aime pas les étangers.


Aire Libre

(http://www.dupuis.com) : Trois orphelins en cavale, William, Benjamin et sa soeur Clotilde arrivent à Mensfield, une petite ville apparemment sans histoire, pour essayer d'y trouver à manger. Mais, quand ils s'intallent pour mendier sur la place du marché, ils sont rejetés par une population bourgeoise et hautaine et doivent s'enfuir rapidement à l'arrivée de la police. Ils décident alors de voler de la nourriture, d'autant que Clotilde, épuisée par leur long voyage, est au plus mal. L'affaire tourne au drame...

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution Janvier 2004
Statut histoire Série terminée 2 tomes parus
Couverture de la série Le Croquemitaine
Les notes (8)
Cliquez pour lire les avis

13/01/2004 | JBT900
Modifier


L'avatar du posteur Mac Arthur

Voici un diptyque qui m’aura bien plus ennuyé que passionné. Pourtant, je suis d’ordinaire sensible à ces histoires d’orphelins aux prises avec les autorités et qui s’en sortent grâce à leur astuce, à leurs capacités d’adaptation. Mais, bon, ici, c’est vraiment peu prenant. Même la mort rapide d’un des personnages, élément déclencheur du sentiment de révolte de ces deux enfants m’est apparu être un moment mièvre, bien qu’elle m’ait surpris. Les protagonistes, eux, sont bien trop typés pour me surprendre. Mais le grave problème pour moi est le manque d’émotion que je ressens à la lecture de cette aventure. En fait, je me fiche complètement du destin de ces deux gamins. Le trait de Lebeault n’est pas, non plus, de nature à m’emballer. Elégant mais trop épuré à mon goût, il m’apparaît fort plat, sans relief. Je n’ai pas non plus trouvé la colorisation exceptionnelle. C’est trop terne à mon goût. Trop basique, trop manichéen, trop naïf, peu émouvant et dessiné dans un style qui ne m’a pas plus emballé que ça. En clair : bof !

18/06/2010 (modifier)
Par pol
Note: 4/5
L'avatar du posteur pol

Moi j'ai beaucoup aimé. J'ai immédiatement accroché aux personnages et à l'univers dans lequel ils évoluent. Cette ville idéale en façade, peuplée uniquement d'adultes, est mystérieuse au possible et a vraiment titillé ma curiosité. Tout pareil lorsque cet étrange croquemitaine fait son apparition ! Il y a du danger et une bonne dose de mystère autour de ce personnage. Le scénario est donc très plaisant et j'ai également bien aimé la tournure prise par les évènements dans le second tome. C'est bien trouvé. Quand à la fin, je l'ai trouvé à la fois belle et dure, ce qui ne gâche rien. Le dessin et la mise en couleur sont très agréables et ce diptyque m'a fait passer un bon moment.

15/10/2008 (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 3/5

Une sorte de huis clos assez étonnant... et parfois détonnant. Des gamins, trop curieux, se retrouvent enfermés dans une sorte de "cité-piège". Le Croquemitaine va les fasciner et les entraîner dans des choix qui seront déterminants pour leur avenir. J'ai apprécié un séduisant graphisme pour une histoire qui m'a quand même un peu laissé sur ma faim. Pourquoi ?... j'ai lu un conte empli de faux-semblants et de rêves d'enfants, ainsi que de l'hypocrisie des adultes. Mais l'ensemble se lit néanmoins assez vite et n'a pas répondu à toutes mes attentes et questions. Je mets "3"... pour le graphisme.

08/11/2007 (modifier)
Par Erik
Note: 3/5
L'avatar du posteur Erik

Le dessin me fait penser un peu à celui de Stalner notamment en ce qui concerne les personnages. La mise en scène est très dynamique. On voit qu'il y a un réel effort de la part des auteurs notamment lorsqu'il s'agit de faire ressurgir des scènes du passé. Mais l'histoire use de ficelles scénaristiques un peu trop visibles et convenues. Par ailleurs, les principaux personnages manquent de charisme. Au final, on ne retiendra pas grand chose de ce croquemitaine là. Tout juste une allégorie sur les villes de riches qui veulent se protéger de l'extérieur alors qu'elles sont leurs propres ennemies. On se dit qu'elles méritent bien leur punition.

13/07/2007 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
L'avatar du posteur Ro

C'est avec plaisir que j'ai retrouvé le dessinateur de Horologiom que j'ai beaucoup aimé, mais ce fut presque un soucis pour moi car je n'ai pas pu m'empêcher de faire le rapprochement entre ces deux séries. Ce rapprochement, je le fais d'une part au niveau du dessin, dans le trait de Lebeault, bien sûr, mais aussi dans les décors architecturaux de la ville et des détails comme les agents de police aux airs de carabiniers. Ca n'en reste pas moins un dessin et une colorisation que j'aime bien. Je fais aussi le rapprochement dans l'introduction du récit, de jeunes vagabonds qui pénètrent dans une ville où ils sont traités en étranger et poursuivis avant de comprendre les rouages de ce qu'il s'y passe. Et puis il y a aussi l'aspect mécanique de ce croquemitaine... Mais passés ces ressemblances, le récit n'en est pas moins sympathique et assez prenant. Hormis le décor que j'apprécie, il manque un peu d'originalité mais se lit agréablement.

21/08/2006 (modifier)
Par Quentin
Note: 3/5

"Le croquemitaine" est la première BD de Lebeault que je lis et je ne l'aurais sans doute pas achetée si elle n'avait pas été publiée dans Aire Libre. Le récit est une sorte de V pour Vendetta naïf, cliché et peu abouti, où les héros sont des enfants orphelins ayant perdu leurs illusions et luttant contre le monde des adultes qui les ont abandonnés. Je referme ces albums avec un avis mitigé. Certaines ambiances sont assez réussies. Par exemple, les dessins et les couleurs arrivent à faire passer un sentiment de claustrophobie (tout se passe en huis clos dans l'enceinte d'une petite ville) et donne l'impression que tout se passe dans un petit théâtre de marionnettes. D'un autre côté, le scénario pêche par une certaine inconstance dans l'enchaînement des événements qui semblent à la fois aléatoires et inévitables, et par une galerie d'acteurs trop manichéiste. Cela laisse une BD qui est trop adulte pour un jeune lectorat mais trop naïve pour des adultes.

03/07/2006 (modifier)
Par ArzaK
Note: 3/5

J'ai lu les deux albums d'une traite avec intérêt. Le dessin est très réussi, il a ce côté vieille patine qui me plait beaucoup. Les évènements s'enchaînent à une belle allure, l'aventure ne connaît pas de temps morts sans pour autant perdre de vues ses personnages et leurs sentiments. Mais voilà... Une fois le deuxième tome refermé, ça s'oublie très vite. Il manque un vrai fond à cette histoire, on comprend vaguement qu'il est question d'une société et de son embourgeoisement aveugle... mais cela reste très fictionnel, trop sans doute, il est difficile de faire des rapports avec notre réalité. Cela reste juste une satire sociale mais d'une société de fantaisie... A lire, à l’occasion…

11/01/2006 (modifier)
Par JBT900
Note: 3/5

Voilà une collaboration intriguante que j’avais hâte de découvrir : l’association d’un scénariste qui sait être inspiré et d’un dessinateur découvert dans Horologiom… Les dessins de Lebeault justement, constituaient une sorte de frein avant de me décider à l’achat de ce 1er tome. En effet, en feuilletant rapidement l’album en librairie, ceux-ci me paraissaient moins fins que dans le cycle d’Horologiom, mais aussi moins travaillés, bref, un ton en dessous. A la lecture du premier volet du « Croquemitaine », je suis rassuré et je ne regrette pas l’achat. Alors oui, c’est vrai que le dessin de Lebeault est quand même assez spécial, pas un exemple d’expressivité pour les visages, à mi-chemin entre le super léché et le dégrossi, on ne sait jamais vraiment… Mais c’est peut-être justement ça qui fait son charme et en tous les cas il est reconnaissable entre mille, ce trait, et à mon sens c’est ça le plus important pour un auteur : avoir un style personnel. Par ailleurs, on retrouve dans cet album pas mal des ambiances découvertes dans Horologiom. Par le dessin avec quelques véhicules, des rues, des architectures, des policiers, le tout bien évidemment transposé et adapté à la période et à l’univers décrits par Filippi. Mais quand même, on retrouve nettement quelques influences. Du reste, dans le scénario de Filippi aussi, Lebeault retrouve une trame assez classique qu’il avait lui-même utilisée dans sa série SF chez Delcourt : l’intrusion d’étrangers dans une ville étrange, des hommes qui vivent dans une peur / une soumission à une entité extérieure à leur mœurs / à leur humanité. Ici, Filippi s’en sort très bien, il déroule le fil de son histoire en toute tranquillité, ne cherchant jamais à faire de l’esbroufe. Le croquemitaine apparaît peu mais il est omniprésent dans cet album d'introduction, on le sent partout dans la ville, sa présence inquiète... Il y a une action omniprésente, le lecteur est emmené avec un tempo vif tout au long de l’album, si bien qu’à un moment de répit qui ne dure que deux planches, on a l’impression que l’histoire est arrêtée. Mais c’est pour repartir de plus belle. Alors oui, Filippi tombe parfois dans un cliché ou deux, mais tout le reste est construit sans faute et la lecture est réellement prenante. Alors, lorsqu’on arrive à la dernière planche, on n’a qu’une envie : que sorte la suite pour connaître la fin de l’histoire. Et je sais pas ce que vous en pensez mais moi je trouve que c’est déjà quelque chose de très bien lorsqu’on lit une histoire.

13/01/2004 (modifier)