Manhattan Driver

Note: 2/5
(2/5 pour 1 avis)

Ancien prodige de la course automobile Johnnie a perdu sa famille adoptive dans un terrible accident.


New York

Johnnie refait surface à New York pendant la grande dépression. Il galère en solitaire. Un beau jour, une femme qui tient un resto lui donne sa chance en cuisine, pour cuire des burgers. Un job pour voir venir. Johnnie fait aussi la connaissance d’un grand type charismatique appelé O’Hara ; qui lui offre un nouvel emploi comme taxi driver dans sa petite entreprise. Ainsi Johnnie retrouve le volant, aux côtés du mécano Stumpie, du frimeur Colorado, de la mystérieuse Joey et du vieux sage Doc’. Notre ancien pilote de course n’est pas venu à New York que pour conduire : Johnnie recherche son père biologique, qui lui a été caché depuis sa naissance. Ce père secret, c’est Master Ford, le plus grand industriel d’Amérique. Un jour, alors que Johnnie gare son taxi en bas du gratte-ciel paternel, une femme blonde monte à bord. Johnnie a le sentiment de déjà la connaître… Au même moment un enfant s’échappe de l’orphelinat fondé par ce même Master Ford. Master Ford, qui veut consacrer les années qui lui restent à retrouver le fils qu’il a perdu il y a longtemps…

Scénario
Dessin
Couleurs
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 16 Janvier 2026
Statut histoire One shot 1 tome paru

Couverture de la série Manhattan Driver © Magnani 2026
Les notes
Note: 2/5
(2/5 pour 1 avis)
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22/07/2026 | grogro
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Par grogro
Note: 2/5
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Houla la lecture douloureuse que voilà ! Je n’aime pas bien ça, coller des sales notes, et je suis bien désolé pour Julien Magnani (qui est aussi l’éditeur), mais bon, dans le cas présent, je ne vois guère que le dessin pour sauver in extremis cette BD du naufrage complet. Et encore ! Qu’est-ce qui cloche avec Manhattan Driver ? D’abord, il y a le texte. Ça, c’est le premier truc qui m’a cueilli à froid. Après une préface peu inspirée signée Jean-Baptiste Thoret, on entre dans la BD pour constater très vite que de larges parties des dialogues ne sont pas traduites ce qui fait qu’on a l’impression d’assister à une interview de Jean-Claude Vandamne en pire ! Un exemple avec cette réplique : « All Right Johnnie. Did you notice que Stumpie avait une jambe foutue ? He’s got no other choice que de trimer au dépôt. » Hé oh ! C’est un intérimaire le traducteur ? Outre le fait que ça m’a TRES rapidement agacé, je n’ai absolument pas compris ce que cela pouvait bien apporter au récit. En réalité, je crois que la seule justification à un tel parti pris est esthétique, pour faire genre. C’est complètement raté ! Perso, j'ai plutôt l'impression d'avoir eu entre les pattes un objet arty qui se la raconte On l’aura compris : on est aux « States, man » ! Du coup, en plus de ces horripilants textes en english (en « american » plutôt), le récit accumule les clichés, à commencer par des successions d’images qu’on a toutes et tous vues mille et une fois dans moults films. Pour ce qui est de l’originalité, on repassera. En ce qui concerne le récit en lui-même, il est bourré de petites incohérences et de marches inégales sur lesquelles la lecture vient buter, et cela dès la toute première case où il est précisé que l’histoire se passe en 1932, année où notre héros Johnnie prend le train. Pourtant, le reste du récit se déroule dans le New York des 70ies, et le personnage principal s’appelle bien Johnnie. Ok, d’accord. Bon, j’en prends mon parti et me dis qu’il s’agit d’un récit croisé, avec deux Johnnie différents, dont l’un serait l’ancêtre de l’autre… Voilà ! en tant que lecteur, on passe une partie de son temps à ne pas savoir, à ne pas comprendre, tout en pressentant que cette incompréhension provient d’avantage d’un travail scénaristique branlant que d’une quelconque volonté de l’auteur, sensation pénible, on en conviendra. Quoi d’autre ? Ah oui ! quelques scènes sont carrément lunaires comme cet épisode où un des chauffeurs de la compagnie de taxis, afin d’éviter un retard trop important, coupe à travers Central Park, manquant d’écraser promeneurs et cyclistes. Ben ouais quoi ! On est aux States man ! Fallait bien une scène de poursuite en bagnole façon Bullitt ! Globalement, on s’emmerde sec à la lecture, parce qu’en plus de ne pas être certain de suivre le même personnage qu’au début, en plus d’avoir le sentiment qu’il y a des trous dans la narration (…), rien ne vient titiller la curiosité : les protagonistes sont tristes, chiants, pénibles, terriblement clichés, et ânonnent à longueur de page ce franglais si irritant pour les nerfs. Bref ! Il y aurait encore beaucoup à dire, mais je préfère arrêter là ! Cette énumération me fatigue, tout comme cette lecture que je n’ai bien évidemment pas poussée à son terme. Mon seul et unique motif de satisfaction provient du dessin, réalisé principalement au pastel gras avec des touches de crayons de couleurs et de fusain, sans doute. De ce côté-là, c’est chouette, maitrisé, très vivant. Il y aussi la qualité d'édition qu'il faut soulignée. Malgré tout, la bouée est crevée et ne parvient pas à maintenir cette BD hors de l’eau. Amie lectrice, ami lecteur, si ce sont les récits de taxi qui vous font kiffer, orientez-vous plutôt vers la BD Un taxi nommé Nadir de Romain Multier et Gilles Tévessin, ou bien encore vers le surprenant film Ten de Kiarostami qui, lui, casse tous les clichés. On pourra aussi revoir Taxi Driver ou l’excellent Night On Earth de Jarmusch… Tout ça pour dire qu’avec un tel sujet, il y avait quand même matière à faire quelque chose de bien.

22/07/2026 (modifier)