On était des anges

Note: 3/5
(3/5 pour 1 avis)

Années 1990. Un groupe de jeunes désoeuvrés traîne son ennui dans une petite ville pavillonnaire du Grand Est.


Adolescence Auteurs nordiques Grand Est La BD au féminin

Isheim est peut-être un endroit où les parents trouvent leur compte de tranquillité après le travail mais, à seize ans, la tranquillité ne fait pas partie des rêves que l'on peut avoir. Certains, comme Chris, Magou ou Tralala, font avec... aussi parce qu'il faut bien quelqu'un pour s'occuper des petits frères et soeurs. Mais Hervé et Vivi, eux, ne pensent qu'à partir. Où ? « N'importe où ! Loin de ce trou. » En attendant, ça débat sur la bonne prononciation de fuck, ça organise des boums à coup de The Cure et Cyndi Lauper – une vraie « fanfare de punks » pour les voisins –, ça se retrouve la nuit en cachette... Il faut parfois une étincelle pour amorcer le mouvement. Pour Vivi, ce sera Persille – celle qui danse toute seule dans les champs, qui fait du patin à roulettes sous les lampadaires, la « folle », qui a encore moins de raisons que les autres de rester à Isheim. Et les yeux noirs de Vivi sont fascinés par la blondeur de Persille...

Scénario
Dessin
Couleurs
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 27 Février 2026
Statut histoire Série en cours 1 tome paru
Dernière parution : Moins d'un an

Couverture de la série On était des anges © Dargaud 2026
Les notes
Note: 3/5
(3/5 pour 1 avis)
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16/07/2026 | grogro
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Par grogro
Note: 3/5
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Ça faisait un petit moment que je m’étais éloigné de ce duo d’auteurs dont j’apprécie pourtant le travail, et j’étais curieux de commencer cette série qui promettait de parler (un peu) de musique tout en évoquant une époque que j’ai moi aussi bien connue. J’avais 16 ans en 1990. Je ne dirai pas grand-chose sur le dessin qui est très bon. Les regards notamment sont très réussis. Quant aux dialogues, ils restent de bonne tenue, comme à chaque fois avec AnneCa Pandolfo. C’est très agréable à lire, fluide. Les personnages sont bien étudiés, et pour le cas présent, on sent même qu’il y a des petits morceaux autobiographiques dans la salade. J’ai pourtant quelques réticences qui font naitre des frustrations. Tout d’abord, j’apporterais un petit bémol au sujet du petit monde punk et gentiment marginal présenté ici. Le punk, c’est un mouvement né dans le milieu des années 70. Or la BD pourrait laisser penser qu’à la naissance des 90ies, on était en plein dedans. Que nenni ! A ce moment-là, si on croisait encore quelques sosies plus ou moins convaincants de Robert Smith (qui n’est bien entendu pas punk), les punks se faisaient bien plus rares. Le slogan No Future, s’il reste on-ne-peut-plus valable de nos jours, appartenait déjà à une époque révolue. Les 90ies, c’est la house (née dans les 80ies), les pills du mouvement Madchester, le trip-hop, le grunge, l’électro… Le punk avait troqué sa crète contre une chemise de bucheron, un jean toujours troué mais large, et essayait de renouer avec la nature. Sur les platines, Nevermind de Nirvana avait remplacé Never Mind The Bollocks des Pistols. Mais bon, c'est aussi pour faire mon malin que je raconte tout ça. On continuait néanmoins à "s'en foutre". Honnêtement, c'est assez bien vu, faut quand même reconnaitre. On trouvera même un fan de métal qui trimballe avec lui toutes les idées reçues qui auréolaient le fan de métal. Mais surtout, j’ai trouvé cette histoire bien molle. Si Pandolfo et Risbjerg présentent un tableau très vivant (et vécu c’est certain), l’histoire manque de souffle et d’intérêt. Il ne se passe pas grand chose au long des 143 pages de ce volume. Le lecteur se contentera en effet de vivre au plus près d’une bande d’ado hétéroclite en mal d’avenir et rejetant la société traditionnelle de leurs parents construite autour du travail. Ok, mais what for ? Réponse dans le tome 2 que je lirai mais qui devra impérativement ouvrir sur quelque chose de plus consistant. Pas question pour moi de continuer à glander sur les marches d’un bunker désaffecté en attendant la fin du monde avec cette galerie d’ados, aussi attachants soient-ils.

16/07/2026 (modifier)