Les Basses Œuvres
Quatre gangsters, une stripteaseuse, un flic et un justicier raté… Sept destins qui s’entremêlent dans un récit polyphonique, jusqu’à la chute magistrale de l’organisation.
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Don Burine ne le sait pas encore, mais son empire est sur le point de s’effondrer. Zara, une stripteaseuse endettée, a ensorcelé Gabino, le bras droit du boss. Cesare, le bras gauche, complote quant à lui pour prendre le contrôle du gang. Mais Amanda, la femme du boss, veut elle aussi tenir les rênes. Sam Doomis cherche à faire tomber le gang, pour réintégrer la police de L.A. avec les honneurs. El Chupacabra, un justicier raté, veille au grain pour faire régner la justice et protéger Burine, qu’il considère comme un bienfaiteur… En ajoutant à cela le gang rival Mendoza qui veut prendre le contrôle de la ville, tous les ingrédients d'une chute explosive sont en place !
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| Date de parution | 04 Mars 2026 |
| Statut histoire | One shot 1 tome paru |
Les avis
Une histoire de plusieurs destins entremêlés, des âmes damnées cherchant à se faire la peau ou bien à se tirer au plus vite, de la violence à outrance et des morts plus que gratuites, des personnages petits moralement, … Ici, pas de doute, on est bien dans un récit de mafieux ! Pas vraiment de personnage principal, ici chaque personnage vit sa vie et tente de s'en sortir, qu'il s'agisse du lâche et fourbe adjoint qui rêve de devenir calife à la place du calife, de la jeune femme qui était venue en ville en rêvant de devenir star et s'est retrouvée embarquée malgré elle dans des affaires criminelles, du gros benêt amoureux des animaux et soucieux de son prochain qui n'éprouve pourtant aucun scrupule à exécuter les ordres d'un criminel, du flic qui semble parfois plus intéressé par la gloire que par la sécurité des citoyens, en passant par un idiot sur-musculeux jouant les justiciers du dimanche et tuant immanquablement les innocent-e-s et les victimes. Bref, une belle brochette de personnages bien clichés, bien barrés aussi (particulièrement El Chupacabra, le justicier susmentionné). Le scénario part dans tous les sens, usant d'histoires de malédictions, de super-héroïsme et de guerre de gang pour une histoire qui, au final, s'avère surtout être une excuse pour de la violence gratuite. Violence montant d'ailleurs en crescendo, les personnages devenant de plus en plus avides, instables et dangereux à mesure que les pages tournent, le tout se concluant dans une explosion de balles lors du chapitre final, là où tous les personnages vont jouer leur rôle une dernière fois. L’œuvre n'est pas mauvaise, je lui reconnais d'être bien rythmée et de se révéler divertissante, mais j'avoue être mine de rien restée en retrait lors de ma lecture. Est-ce le scénario ? Oui, en partie. Je ne suis pas nécessairement friande de récits de guerres de gangs, l'imagerie des fusillades de rues et des héritages mafieux ne me parlant pas du tout (au grand dam de mon père qui avait voulu me présenter la trilogie du Parrain) alors j'avoue que la myriade de poncifs et de références ici m'a laissée de marbre. Est-ce la violence exacerbée ? Oui et non. J'aime beaucoup la violence comme outil narratif, qu'elle soit magnifiquement chorégraphiée ou viscérale et animale, car elle permet de donner du corps (littéralement) à des propos violents, voire des propos sur la violence. Pourtant, ici, j'avoue que la violence m'a parue… inutile. Pas car elle illustrerait un propos sur l'inutilité de la violence ou montrerait le caractère pathétique de ce monde ultra-violent (quoiqu'on retrouve un peu l'idée avec ces mafieux jouant les caïds et se chiant dessus - littéralement - à chaque retour de bâton), mais bien car au final le scénario m'a parfois paru accessoire, un simple vecteur pour juste dessiner des gens qui font pan-pan et qui s'explosent la cervelle. En fait, mon vrai problème, je crois que ce sont les personnages. Sur le papier il sont bons, leurs archétypes sont bien connus, on exagère le trait pour rendre le tout comique, ça devrait les rendre intéressants et un minimum attachants (aussi attachants que pourraient être des ordures dans le cas de la majorité). Mais ici pas d'attache chez moi. L'histoire n'est pas inintéressante sur le papier, mais je n'arrive pas du tout à m'attacher à quoi que ce soit - et j'avoue que l'humour m'a assez peu fait rire. C'est dommage, parce que les récits délirants et explosifs, de destins entremêlés et d'action vive, normalement ça fait mouche pour moi. En fait je crois que mon ressenti en demi-teinte vient surtout d'une forme de déception. Je donne tout de même la moyenne, l'album n'est pas mauvais, mais j'avoue être parfaitement passée à côté de cet album. En espérant qu'il parle davantage à d'autres personnes. (Note réelle 2,5)
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