Le Roi sans couronne

Note: 3/5
(3/5 pour 1 avis)

17 juillet 1978, Baguio, aux Philippines, le championnat du monde d’échecs est sur le point de commencer. Le prétendant au titre Viktor Korchnoï va affronter le champion en titre, Anatoli Karpov. Bien au-delà de la compétition sportive, se prépare un combat psychologique entre deux maîtres aux parcours et aux allégeances idéologiques opposées.


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Karpov, fervent soviétique soutenu par le KGB et le Kremlin, incarne la discipline et la loyauté envers le régime. Korchnoï, quant à lui, est nettement plus rebelle : se présentant comme candidat apatride après avoir fui en Suisse, il est considéré par l’URSS comme un traître. S’il gagne, ce sera une victoire idéologique de l’Occident. Dans la chaleur moite du centre de convention philippin flambant neuf, plus qu’une partie d’échec, c’est la guerre froide qui se joue.

Scénario
Oeuvre originale
Dessin
Couleurs
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 03 Septembre 2025
Statut histoire One shot 1 tome paru

Couverture de la série Le Roi sans couronne © Sarbacane 2025
Les notes
Note: 3/5
(3/5 pour 1 avis)
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11/07/2026 | Ro
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Par Ro
Note: 3/5
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La finale du championnat du monde d'échecs de 1978 aux Philippines sert de toile de fond à un récit qui mêle affrontement politique bien réel entre Anatoli Karpov et Viktor Kortchnoï, et enquête fictive autour d'un vieil homme cherchant à comprendre le drame qui a bouleversé sa vie trente ans plus tôt. J'ai beaucoup apprécié le cadre géographique et historique, aussi original qu'intéressant. En pleine guerre froide, sous la chaleur moite des Philippines de Ferdinand Marcos, une simple partie d'échecs devient un affrontement idéologique entre les deux blocs. En parallèle, les auteurs construisent une seconde confrontation, plus intime, entre un ancien prisonnier, soutenu par un mercenaire-détective aux motivations volontairement opaques, et le mystère de son passé qu'il tente de percer. Ces deux récits, reliés par le thème des échecs et par un personnage jouant sur plusieurs tableaux, entretiennent efficacement le suspense. Graphiquement, j'aime beaucoup cette ligne claire à l'encrage épais. Les personnages sont parfois un peu inexpressifs, mais cela participe au charme de l'ensemble. Les couleurs délavées et tout en retenue renforcent cette esthétique légèrement rétro, parfaitement en accord avec l'époque. Le récit se lit avec plaisir et intrigue constamment, tant par sa dimension historique que par son enquête fictive. En revanche, j'ai trouvé que le dernier chapitre manquait de finesse. Les personnages se mettent soudain à expliquer en détail leurs plans, comme s'ils s'adressaient directement à des lecteurs invisibles. Les ficelles du scénario deviennent alors très apparentes, tandis que les motivations de certains protagonistes, en particulier celles du mercenaire-détective, restent paradoxalement assez floues. Je n'ai pas vraiment compris pourquoi il avait agi de cette manière, ni ce que tout ce mystère apportait réellement à l'histoire. Une conclusion un peu bancale qui atténue légèrement l'excellente impression laissée par tout ce qui précède.

11/07/2026 (modifier)