Mudlarks - Charles Dickens, apprenti écrivain

Note: 3/5
(3/5 pour 1 avis)

Arnaqueur ou écrivain, c’est du pareil au même ! Il s’agit d’être crédible !


1816 - 1871 : De la chute du Premier Empire à la Commune Charles Dickens En avant-première Londres Nouveautés BD, comics et manga

En 1824, monsieur Dickens père est jeté en prison pour dettes, avec sa femme et ses plus jeunes enfants. Son fils aîné, Charles, 12 ans, se retrouve livré à lui-même dans les bas-fonds de Londres. Il a dû quitter l’école et se voit contraint de travailler pour ramener quelques misérables piécettes à sa famille. Il peut dire adieu à ses rêves de gloire et d’écriture, le voilà voué à la misère et à l’exploitation. Sauf, peut-être, si son nouvel ami, enfant des rues, lui apprend à faire de sa propre vie un roman. Ça, c’est son affaire à Oliver. Avec le père qu’il a, la débrouille, il connaît.

Scénario
Dessin
Couleurs
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 01 Juillet 2026
Statut histoire One shot 1 tome paru

Couverture de la série Mudlarks - Charles Dickens, apprenti écrivain © Bamboo 2026
Les notes
Note: 3/5
(3/5 pour 1 avis)
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29/06/2026 | Ro
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Par Ro
Note: 3/5
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Londres, 1824. Le jeune Charles Dickens vit dans la misère tandis que son père est emprisonné pour dettes et que le futur écrivain doit gagner quelques sous dans une manufacture de cirage. Les auteurs imaginent alors sa rencontre avec des mudlarks, ces gamins qui fouillaient la vase de la Tamise à la recherche d'objets de valeur, et avec l'un d'eux en particulier, plus débrouillard que les autres, qui lui apprendra les combines de la rue et inspirera ses futurs ouvrages. Ambiance victorienne avant l'heure dans les quartiers miséreux de Londres. Emmanuel Cassier fait ici le choix d'un graphisme lâché, légèrement inspiré de Loisel. Le trait apparait brouillon, avec des visages changeants souvent difficiles à reconnaître et des mains qui donnent régulièrement l'impression d'avoir été simplement esquissées, presque comme dans un storyboard. Même la mise en scène ne m'a pas convaincu, avec des cadrages et des angles de vue parfois étrangement choisis qui rendent confuses des scènes pourtant simples. Je suis d'autant plus surpris par ce parti pris que son dessin est bien différent et beaucoup plus soigné dans d'autres œuvres, comme le très joli Albert Kahn - L'Archiviste de la planète. L'histoire est intéressante. J'ignorais à quel point la jeunesse de Charles Dickens avait été difficile, et j'ai trouvé l'idée de mêler réalité historique et rencontre fictive avec un Oliver assez pertinente. L'ensemble est enrichi par une intrigue faite de combines pour gagner un peu d'argent, tout en essayant d'échapper au terrible père d'Oliver, un escroc qui exploite les orphelins, et d'améliorer la situation familiale de Charles, partagé entre une mère peu aimante et un père endetté. Il se passe beaucoup de choses, racontées parfois de manière un peu embrouillée ou pas toujours très claire. Je n'ai notamment pas bien compris ce qui se joue entre le peintre et la mère de Charles vers la fin, ni ce qui la fait finalement changer d'avis. Même si l'ensemble tient la route, il y a quelque chose d'un peu bancal dans la narration, ainsi qu'une certaine artificialité, notamment dans la scène finale où la portée symbolique du couteau jeté dans la rivière m'a échappé (sans parler de la façon dont il flotte avant de couler). Je reste donc moyennement convaincu par cette BD, qui a le mérite de proposer une histoire originale au croisement de l'Histoire, de la littérature et de la fiction, mais qui le fait avec un dessin et une mise en scène que je trouve assez brouillons. Note : 2,5/5

29/06/2026 (modifier)