Maple Terrace - New Jersey, 1992
C’est l’histoire d’une construction, celle d’un préadolescent qui découvre le monde « merveilleux » des comics et de la bande dessinée, à travers les publications de l’époque, celles qui usent d’antihéros ultraviolents et des mises en scène criardes.
Autobiographie Comix Enfance(s) Les petits éditeurs indépendants
Ces univers fictionnels ne font qu’alimenter les fantasmes du jeune Noah, prêt à tout pour accéder à ces lectures interdites, quitte à se retrouver dans des situations hasardeuses et embarrassantes. L’ironie du sort place en sa possession un sac entier de comics en parfaite condition, mais il va vite devoir rendre des comptes. De méprises en malentendus, Noah Van Sciver saisit une violence banale, les petits arrangements de l’enfance, l’indifférence des parents et un rapport complexe à la religion. On retrouve ici le caractère délicieusement misérabiliste et nostalgique, critique du déterminisme social, marque de fabrique de la prolifique bibliographie de l’auteur de Fante Bukowski. Pourtant, Maple Terrace est avant tout une comédie autobiographique, où Noah Van Sciver s’amuse de voir les lecteurs rire à ses dépens.
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| Date de parution | Août 2024 |
| Statut histoire | One shot 1 tome paru |
Les avis
Noah Van Sciver est un auteur de l’underground américain – genre qui m’intéresse a priori – avec lequel j’ai quelques difficultés depuis que je l’ai découvert. Ici on est dans le récit autobiographique (comme souvent chez lui), centré sur sa jeunesse, et même sur une très courte période (quelques semaines de l’année 1992). C’est quand même assez restreint, et nécessite donc quelque chose de fort dans le récit pour le rendre captivant. C’est un peu là que le bât blesse. Ça se laisse lire, c’est dynamique, il y a de l’autodérision, et l’auteur nous rend palpable la naissance de son attrait pour les comics (dans une version moins trash, mais aussi moins « captivante » que d’autres auteurs comme Joe Matt dans Les Kids par exemple), et ses difficultés pour s’insérer dans des relations stables avec les gamins de son quartier (dont le nom donne le titre de l’ouvrage). Mais l’ensemble est un peu trop léger, ça manque de quelque chose pour rendre plus intéressante cette plongée dans la jeunesse de l’auteur. Le dessin est hésitant. Pas extraordinaire, mais lisible. La colorisation un peu grasse n’est pas mon truc. Note réelle 2,5/5.
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