Encelade

Note: 3/5
(3/5 pour 1 avis)

En 2247, sur Encelade, une découverte bouleverse à jamais le destin de Sorany Desvoeux : un cristal d'origine inconnue, source d'une énergie prodigieuse et énigme vivante... Dix ans plus tard, cette matière alimente un exode interstellaire sans précédent.


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À bord de l'Arca XVII, immense arche transportant 36 000 âmes vers un nouveau monde, Sorany se retrouve au cœur de tensions grandissantes. À l'approche du « Seuil de Jupiter », anomalies et ferveur religieuse clandestine ébranlent la mission : foi et raison s'affrontent, tandis qu'une secte voit dans le cristal une relique sacrée et en Sorany l'instrument d'un dessein supérieur.

Scénario
Oeuvre originale
Dessin
Couleurs
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 06 Mai 2026
Statut histoire One shot 1 tome paru

Couverture de la série Encelade © Les Humanoïdes Associés/Editions Critic 2026
Les notes
Note: 3/5
(3/5 pour 1 avis)
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15/06/2026 | Ro
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Par Ro
Note: 3/5
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Encelade est l'adaptation en BD du premier roman de Romain Benassaya, Arca , à ne pas confondre avec la BD Arca du même scénariste, qui se déroule pourtant dans le même univers sans lien direct entre les deux histoires, si ce n’est une discrète mention de la disparition des Arca I et III par le commandement de l’Arca XVII. C'est de la SF ambitieuse, très proche dans son point de départ de ce que peut proposer la série The Expanse. On retrouve en effet une humanité au bord d’un basculement, la découverte d’un cristal aux propriétés quasi surnaturelles permettant les voyages interstellaires, des tensions politiques entre la Terre et Mars, et une atmosphère de thriller spatial avec détectives et enjeux militaires. Mais passé ces quelques ressemblances, l’histoire se recentre assez vite sur le vaisseau Arca XVII, son fonctionnement interne et surtout le mystère du cristal, autour duquel se développe une secte clandestine qui va provoquer une insurrection à bord avec l’aide de créatures insectoïdes, avant que le récit ne parte encore plus loin vers des enjeux de voyage dans l’espace et le temps. Le graphisme de Joan Urgell m’a surpris. J’ai eu le sentiment de ne pas retrouver la finesse de trait dont il faisait preuve dans Arca. Je lui reprochais alors la rigidité et la manque d'expressivité de ses visages. On dirait qu'il a essayé de compenser cela en donnant des bouches plus vivantes à ses personnages, mais ça leur donne un aspect simiesque assez ridicule, mais aussi quelques sourires ou expressions plus outrées horriblement ratés, limite effrayants. Qui plus est, leurs traits sont assez changeants et pour peu que leurs coiffures se ressemblent, comme celles des deux héroïnes, on en vient beaucoup trop souvent à les confondre et ne même pas être sûr de qui on voit dans certaines scènes. Par contre, les scènes spatiales, le vaisseau et autres décors sont réussis, de même que les couleurs. J’ai trouvé l'histoire assez prenante dans son entame, avec une mise en place crédible et un vrai sentiment de mystère autour de ce cristal et des tensions naissantes. En revanche, dès que les événements s’emballent, j’ai eu une impression de confusion assez nette, avec des réactions de personnages pas toujours très lisibles et une narration qui s'embrouille. Cela s’accentue encore lorsque le récit bascule vers des dimensions plus complexes. Jusqu’à une résolution finale qui m’a paru presque trop simple au regard de la menace globale mise en place. Le fait que tout se débloque finalement par une action très ponctuelle de l’héroïne affectant une unique personne m’a laissé une impression de déséquilibre entre l’ampleur des enjeux et la facilité apparente de leur résolution, même si les auteurs laissent toujours planer un peu la menace sur la toute dernière case. C'est un récit de SF plein d'ambition mais parfois trop dense ou confus dans son exécution narrative qui manque de fluidité. Le dessin, inégal en particulier concernant les visages, contribue aussi à cette impression de flottement, même s’il conserve une vraie force dans les environnements et la dimension spatiale. Bref, une impression mi-figue mi-raisin même si je n'ai pas passé un mauvais moment.

15/06/2026 (modifier)