Fenêtre sur dunes

Note: 2/5
(2/5 pour 1 avis)

Afrique du Nord... Tina est... ou plutôt était une petite fille siamoise. A l’âge de quatre ans, il fut décidé de la séparer de sa soeur. Depuis ce jour, Tina reste seule et se tait.


Format carré Handicap Maghreb Serial killers

C’est sur des polaroïds de ses interlocuteurs qu’elle répond à leurs questions posées pendant la journée. « Comment allez-vous, Tina ? » lui demande-t-on. « Mais... très bien ! » écrit-t-elle le soir, après une promenade où elle essaie de découvrir le désert environnant avec le docteur Caufield. Mais ce n’est pas vrai ; elle ne va pas bien. Aujourd’hui, Tina vient de se laisser tomber de la fenêtre de sa chambre. Avant de mourir, elle s’est arrangée pour laisser des preuves accusant Caufield. Quel est le véritable responsable ? Et qui est Sidi, ce trapéziste targui qui se morfond après avoir poussé, du haut du phare, sa dix-septième victime ?...

Scénario
Dessin
Couleurs
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 24 Octobre 2001
Statut histoire One shot 1 tome paru

Couverture de la série Fenêtre sur dunes © Glénat 2001
Les notes
Note: 2/5
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27/03/2026 | Ro
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Par Ro
Note: 2/5
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Dans un palais aux confins d'un désert d'Afrique du Nord, une jeune fille handicapée et mutique, marquée par une enfance traumatique, évolue dans un univers étrange où se croisent des personnages ambigus dans une intrigue qui oscille entre enquête policière et drame intime. Cette BD marque avant tout par son identité graphique, clairement son principal atout. Le dessin est très esthétique, avec une forte influence tantôt art nouveau, tantôt art déco, qui se marie particulièrement bien avec les décors d'Afrique du Nord. Les palais aux architectures travaillées, les escaliers vertigineux, les dunes désertiques baignées de couleurs chaudes : tout cela crée une atmosphère visuelle vraiment réussie, presque envoûtante par moments. On sent une vraie recherche plastique, une envie de composer de belles images. En revanche, j'ai été nettement moins convaincu par les visages des personnages, qui m'ont souvent paru ternes, figés comme des masques. Dès qu'ils ne sont plus intégrés dans ces compositions très esthétisées, ils perdent beaucoup de leur force et contrastent avec la richesse des décors. Mais surtout, là où j'ai vraiment décroché, c'est sur la narration. Le scénario et la mise en scène sont loin d'égaler la beauté du dessin. La mise en page est assez éclatée, le découpage haché, les cadrages trop serrés, ce qui empêche d'avoir une vue d'ensemble des scènes et nuit à la lisibilité. J'ai eu l'impression que l'album privilégiait constamment l'esthétique au détriment de la clarté, un peu comme certains films d'auteur qui enchaînent de belles images sans réellement raconter leur histoire de façon fluide. Les dialogues n'aident pas non plus : ils m'ont semblé lourds, parfois poseurs, avec beaucoup de non-dits qui finissent par desservir le propos au lieu de l'enrichir. L'ambiance générale, qui se veut tragique et mystérieuse, m'a paru un peu artificielle, comme forcée. Même la fin, clairement pensée comme un moment fort et dramatique, m'a laissé assez froid, avec un côté presque adolescent romantique dans sa manière d'appuyer la dimension tragique. Je suis partagé dans le sens où j'ai réellement pris plaisir à regarder cette BD, à me laisser porter par ses ambiances visuelles et son esthétique très travaillée. Mais comme j'ai besoin d'une histoire solide pour être pleinement embarqué, cela n'a pas suffi. Je reconnais ses qualités graphiques évidentes, mais je n'ai pas vraiment apprécié la lecture dans son ensemble.

27/03/2026 (modifier)