La Reine des pantins
1760. Jacques, un enfant à la constitution fragile, s'épuise pourtant aux champs sous le joug de ses parents bigots et violents. Pour échapper à la société de son temps, écrasée de fanatisme religieux et de brutalité, le petit garçon se réfugie dans l'intimité du monde onirique qu'il s'est imaginé.
1643 - 1788 : Au temps de Versailles et des Lumières Auteurs italiens En avant-première La BD au féminin Nouveautés BD, comics et manga Transidentité Young Adult
Là, entouré de sa cour de pantins « exclus », splendides créatures aussi attachantes que théâtrales, il peut se rêver en « princesse Jacqueline ». Une princesse qui, un jour, part en quête de la légendaire Robe d'or, censée exaucer tous les voeux. La seule chance pour Jacqueline de créer un royaume où les « exclus » seront chez eux...
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Genre
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| Date de parution | 27 Mars 2026 |
| Statut histoire | One shot 1 tome paru |
Les avis
Dans la campagne du XVIIIe siècle, Jacques grandit sous l’autorité de parents violents et bigots. Pour échapper à cette réalité étouffante, il se réfugie dans son imaginaire, où il devient Jacqueline, une petite reine entourée d’une cour de joyeux drilles. Ensemble, ils se lancent dans une quête symbolique, celle d’une robe d’or censée permettre à chacun de devenir ce qu’il souhaite être, tandis que, en parallèle, la vie réelle de Jacques continue de suivre un chemin beaucoup plus sombre. Le dessin est très beau. Le trait est délicat, expressif, et les couleurs jouent un rôle essentiel dans la narration, opposant un monde réel terne et gris à un univers imaginaire foisonnant et lumineux. Cette dualité fonctionne bien et renforce l’attachement aux personnages, qu’il s’agisse de Jacques ou de toute cette galerie de figures étranges et touchantes qui peuplent son monde intérieur. Les dialogues, souvent empreints de douceur et de bienveillance dans la partie onirique, participent aussi à cet attachement. Le récit aborde des thèmes forts et dans l’air du temps, comme la maltraitance, le rejet de la différence, la construction de l’identité de genre ou encore le refuge que peut représenter l’imaginaire face à un monde hostile. La manière dont les personnages rencontrés au fil de la quête font écho à des réalités plus concrètes est intéressante, tout comme ce jeu constant entre rêve et réalité qui finit par les faire se rejoindre. Il y a un petit côté Magicien d'Oz dans la manière dont le monde de fantaisie agit comme un miroir déformé du réel. Je suis un peu plus réservé sur le traitement global de l’histoire. Le récit paraît assez manichéen, avec des parents présentés comme ignobles du début à la fin, sans nuance, et une accumulation de situations tragiques qui finit par donner un sentiment d’insistance. La conclusion, très sombre, où tout bascule dans une issue dramatique pour l’ensemble des personnages, m’a semblé appuyer un peu trop fortement son propos. Cela manque à mes yeux de subtilité et de justesse dans la mesure, comme si l’œuvre cherchait avant tout à marquer les esprits plutôt qu’à réellement nuancer son discours. Cela donne une fable visuellement très réussie, touchante par moments et portée par de belles intentions, mais dont l’écriture m’a semblé davantage relever d’un registre young adult que d’un récit véritablement mature, faute de nuances dans ses personnages et dans son traitement de la tragédie. Pour ce public, l’ouvrage reste cependant très efficace et saura sans doute toucher un grand nombre de lectrices et de lecteurs.
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