Qui a volé mes jambes ?

Note: 3/5
(3/5 pour 1 avis)

Vincent Moltenne, comptable aux cheveux gras et à l'imperméable en Tergal, mène une vie paisible avec une paire de jambes de mannequin.


Nouveautés BD, comics et manga Roman-photo

Ensemble, ils s'adonnent à des séances photos coquines en hommage au photographe surréaliste Pierre Molinier, connu pour ses photomontages érotiques. Une vie de couple somme toute ordinaire, jusqu'à ce que les jambes disparaissent. Qui a bien pu les voler? Et comment survivre quand on vous retire votre moitié? Vincent Moltenne enquête, aidé d'un commissaire corse retiré des affaires depuis qu'il est cloué dans son fauteuil roulant. Les cadavres s'accumulent et une série d'indices troublants les mèneront jusqu'au final aux multiples rebondissements.

Scénario
Photographie
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 13 Mars 2026
Statut histoire One shot 1 tome paru

Couverture de la série Qui a volé mes jambes ? © Seuil 2026
Les notes
Note: 3/5
(3/5 pour 1 avis)
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27/03/2026 | Deretaline
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L'avatar du posteur Deretaline

Je n'avais jamais vraiment lu de roman-photo, si ce n'est quelques créations courtes et indépendantes en ligne, et j'avais souvent voulu en essayer une, voir de quoi il retournait. J'ai vu cet album lors d'une séance de flânage en librairie, je ne connaissais aucun des noms à la réalisation, n'avait entendu aucun écho, aucune recommandation, mais je me suis dit "allez, let's go, pourquoi pas tenter une découverte à l'aveugle ?". Peut-être aurait-il mieux valu pour moi essayer avec l'un des romans photos m'ayant attiré l'œil depuis longtemps plutôt que de me reposer sur ma bonne étoile, cela m'aurait au moins assuré une meilleure "entrée" dans l'univers, mais l'initiation a tout de même marché : j'ai pu constater des forces et, malheureusement, des faiblesses du médium. L'histoire qui nous est présentée est absurde, comme bien souvent, à base d'une prémisse décalée, des personnages cons comme des chaises et des dialogues enchaînant les répliques bien débiles (points doublés lorsque les remarques absurdes proviennent de didascalies). Formule classique mais qui marche tout de même, et si la majorité des blagues me semble trop grasses, trop évidentes, je reconnais qu'un petit sentiment de connivence s'installe (je souligne bien le mot "con" dans "connivence", ici), certaines blagues font tout de même sourire, alors oui, même si ce n'est pas révolutionnaire je ne passe pas pour autant un mauvais moment. Ce n'est pas un chef d'œuvre, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit, l'album a échappé de peu à un bon gros deux étoiles des familles. En vient alors la dimension "photographique" de l'œuvre, le sel du format, le truc qui m'a véritablement fait acheter l'album pour m'essayer aux fameux "romans photos". Verdict ? Le format est plein de potentiel, particulièrement en comédie puisqu'un décalage peut facilement se former entre la forme "concrète/réelle" de la photo et la narration absurde construite autour, mais malheureusement cet album m'a bien fait comprendre que n'importe qui ne peut pas pour autant jouer les personnages. Les acteur-ice-s en font des caisses, c'est du burlesque d'une manière, en soi pas de problème, c'est même bien souvent charmant dans l'album, mais malheureusement tous-tes les acteur-ice-s ne se valent pas et les moues et gestuelles de certain-e-s m'ont faite sortir du délire bien trop souvent, à commencer par notre protagoniste, le fougueux, fantasque et raciste comptable au doux nom de Vincent Moltenne. Je ne vois plus un personnage délirant lors de ces moments-là mais bien un gars qui fait le mariole. Pas le personnage, mais un gars qui fait le con. Sans doute un petit rien, peut-être suis-je trop dure, trop hermétique au final à cette forme, mais du peu que j'avais pu voir d'autres créations similaires, ce qui m'avait attiré aussi, c'est qu'avec une bonne mise en scène, un bon "jeu d'acteur-ice", il y a vraiment moyen de faire des trucs bons, même en visant le burlesque et l'absurde. Allez, encore une fois, ce n'est pas affligeant, je n'ai pas passé un mauvais moment et ai même pu sourire à plusieurs reprises. En tant que divertissement con-con (et je dis ça sans nécessairement de dénigrement) c'est acceptable et je suis sûre que je ne fais simplement pas partie du public ciblé. Dommage quand-même. (Note réelle 2,5)

27/03/2026 (modifier)