Navarin
Quand la moindre étincelle provoque le pire.
1816 - 1871 : De la chute du Premier Empire à la Commune Vieux gréements
Depuis la seconde partie du XVe siècle, la Grèce est sous domination ottomane, cette situation semble acceptée par de nombreux Grecs. Mais avec les premières années du XIXe siècle, un sentiment nationaliste voit progressivement le jour. On commence par brûler une effigie, un drapeau, avant de prendre les armes. En février 1821, la guerre finit par éclater. Les Grecs rêvent naturellement de victoire, mais face à eux, il y a un empire avec ses alliés. Les Grecs subissent une implacable répression qui se traduit par des massacres. Les puissances européennes refusent d’intervenir, le poids des alliances paralysent toute initiative et les affres des guerres napoléoniennes sont encore dans bien des esprits. Fort heureusement, les enjeux stratégiques, les appels à l’aide répétés et l’opinion publique finissent par convaincre les États à intervenir. La France, le Royaume-Uni et la Russie s’allient pour la cause. Mais dans des temps où la diplomatie se fait souvent sous la menace des armes, la moindre étincelle provoque le pire.
| Scénario | |
| Dessin | |
| Couleurs | |
|
Editeur
/
Collection
|
|
|
Genre
/
Public
/
Type
|
|
| Date de parution | 10 Septembre 2025 |
| Statut histoire | One shot 1 tome paru |
Les avis
Après avoir attaqué cette collection avec les grandes batailles célèbres et bien documentées, Delitte est bien obligé d’aller dénicher celles que l’Histoire a moins mises en avant. Cela permet au lecteur que je suis de découvrir des conflits « secondaires » et des batailles que je ne connaissais pas du tout. Mais ce sont aussi des batailles qui ont moins d’impact que les plus célèbres déjà traitées. Et ici, la bataille elle-même est assez minimaliste. Pas par le bilan : des milliers de victimes, des dizaines de navires coulés ou sévèrement endommagés. Non, c’est une bataille qui visiblement s’est déclenché « par hasard », au gré d’incompréhension, alors qu’une flotte franco-anglaise (avec en appui des Russes) s’était positionnée presque bord à bord avec des navires turcs, pour les impressionner et tenter de leur faire lâcher la pression sur les indépendantistes grecs. Du coup, la bataille en elle-même se résume à une séance de tir à bout portant, où stratégie, tactique n’ont joué aucun rôle. Comme à son habitude, Delitte – ici seul à la manœuvre – fait précéder cette bataille, sur les deux premiers tiers de l’album, d’une « histoire », pour « faire passer le temps », et aussi pour présenter le contexte, au travers d’un jeune peintre/aventurier anglais romantique, Edward Levington, sorte de Byron en moins consistant, qui rejoint les révoltés grecs, puis la flotte anglaise. Son nom est l’occasion pour Delitte de placer un jeu de mots (il est interpelé au début par un « Monsieur Levington je présume ! »). Le dessin de Delitte est classique. Excellent pour tout ce qui est navire, gréements. Bon pour le reste, mais toujours avec le même type de visages « carrés », parfois difficiles à différencier. L’ensemble se laisse lire, sans plus. La faute sans doute à une bataille qui en elle-même n’est pas extraordinaire. Mais aussi à une narration un peu mollassonne. Comme je l’ai remarqué à plusieurs reprises, Delitte reprend dans ses texte plusieurs passages du court dossier final (qui du coup est un peu redondant). Je commence à avoir lu la majorité des albums de cette collection, et ça doit être la troisième fois (pour des batailles différentes donc) je crois que Delitte explique dans son dossier final que cette bataille sonne le glas des navires à voiles, qu’elle est la dernière bataille opposant ce type de navire… Il faudrait savoir… A réserver aux amateurs d’Histoire (dont je suis), mais il manque quand même à cet album – ou à la bataille qui en est au cœur – quelque chose pour dynamiser la lecture. Note réelle 2,5/5.
Site réalisé avec CodeIgniter, jQuery, Bootstrap, fancyBox, Open Iconic, typeahead.js, Google Charts, Google Maps, echo
Copyright © 2001 - 2026 BDTheque | Contact | Les cookies sur le site | Les stats du site
© Glénat 2025