La Bête à sa mère

Note: 5/5
(5/5 pour 1 avis)

« Ma mère se suicidait souvent. Contrairement à ce que prétendent les rapports officiels, je n'étais pas affecté plus qu'il faut par ses habitudes... »


Dix ans après la parution de La Bête à sa mère, œuvre majeure ayant ébranlé le paysage littéraire québécois, Stanké présente un roman graphique inspiré du roman de David Goudreault. Texte: L'éditeur

Scénario
Oeuvre originale
Dessin
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 24 Septembre 2025
Statut histoire One shot 1 tome paru

Couverture de la série La Bête à sa mère © Éditions Stanké 2025
Les notes
Note: 5/5
(5/5 pour 1 avis)
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29/01/2026 | Gaston
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Par Gaston
Note: 5/5 Coups de coeur du moment
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Pour mon 7000ème avis sur ce formidable site je vais parler d'une bande dessinée qui m'a touché d'une manière qu'une bande dessinée ne la fait depuis un certain temps. En plus, j'ai un peu lu cette bande dessinée par hasard parce qu'il y avait le nom d'Eldiablo sur la couverture. Je m'attendais à un truc sympathique et j'ai eu un choc. C'est toujours un plaisir de tomber sur une œuvre exceptionnelle par hasard. C'est l'adaptation d'un roman québécois que je n'ai jamais lu parce que je ne lis pas les romans modernes. Je ne peux pas donc pas comparer, mais de toute façon l'adaptation en BD est tellement bonne qu'on en dirait même pas que c'est une adaptation. Il n'y a aucun texte inutile qui explique ce que l'on voit déjà avec le dessin. Il faut dire que le texte dans les cartouches sont uniquement les pensés du personnage principal qui raconte sa vie et ses pensés en général. Le scénario en lui-même, un homme asocial qui a été séparé sa mère suicidaire par les services sociaux lorsqu'il était jeune et il veut la retrouve, est un peu banal et on devine vite que tout va mal finir pour cet homme au comportement autodestructeur et déconnecté de la réalité. Mais j'ai trouvé le scénario palpitant grâce à deux éléments importants. La première est la qualité du texte. Les pensés du personnage principal sont savoureux et très bien écrits. Je ne sais pas quels sont les dialogues issues du roman et quels ont été inventé par Eldiablo, mais dans tous les cas le résultat est excellent. Et comme c'est écrit dans le langage populaire québécois, cela va sonner exotique pour un lecteur européen. Le scénario réussit aussi à me faire suivre sans problème la vie d'un personnage détestable. Il a certes grandit dans un mauvais environnement, mais cela n'excuse pas son comportement de salaud qui se fout des conséquences de ses actes et qui blâme tout le monde pour ses problèmes. La seconde qualité est le dessin. Le style du dessinateur est particulier et je ne sais pas trop comment la décrire. Mais ce que je sais est que c'était un style parfait pour ce type de récit au ton cru. Avec un dessin plus conventionnel, j'aurais surement moins accroché. Pour moi ce dessin montre clairement tout le potentiel du médium de la bande dessinée, mon médium préféré. On sent la violence du personnage principal et du monde qu'il l'entoure. Le noir et blanc dont la seule couleur qui ressorte est le rouge est sublime. Ce mariage parfait entre le texte et le dessin me fait penser à quel point j'adore la BD. Même si j'ai adoré, je préviens que ce n'est pas une bande dessinée pour tout le monde. Le langage est cru, il y a du sexe et de la violence. Peut-être même que je vais être le seul lecteur au monde qui va donner une note parfaite à cette œuvre, mais je m'en fois j'ai passé un excellent moment de lecture et j'espère que cela sera le cas pour d'autres lecteurs.

29/01/2026 (modifier)