Le Roi du Monde (Wood)
Tout petit roi du monde...
Les petits éditeurs indépendants
Odkin, le héros, est un Immi, un petit peuple qu'il doit protéger d'une menace sourde. Malgré sa modestie, il va se trouver embarqué dans des aventures incroyables.
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Editeur
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Genre
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Public
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Type
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| Date de parution | 1978 |
| Statut histoire | One shot 1 tome paru |
Les avis
Wallace Wood est un auteur majeur du comics, un auteur en tout cas sous-estimé et injustement mal connu je pense. Un auteur qui a touché à tout, un auteur « de genre » que j’aime beaucoup, tant il y a toujours chez lui quelque chose d’intéressant, y compris dans ses œuvres « mineures », comme c’est le cas ici avec ce « Roi du monde ». Les éditions du Triton avaient publié pas mal d’auteur américains dans les années 1970 (Wood aura droit à un autre album deux ans après celui-ci), ce qui avait permis aux lecteurs européens de découvrir un pan original du comics (c’est par eux que j’avais découvert Paul Kirchner ou Rand Holmes par exemple). Je m’étonne que cet album ne soit pas encore référencé sur le site. Je m’y colle donc avec plaisir. Le dessin de Wood est, comme à son habitude, très agréable. Simple, efficace, son trait plus ou moins réaliste et dynamique est très plaisant. Je suis moins convaincu par la colorisation de Tatjana Wood (sa femme), certes datée, mais surtout avec un encrage moyen. Comme à son habitude – même si ici il n’y a vraiment rien d’érotique ! – Wood dessine des femmes au corps de pin-up. Les amateurs de Wood reconnaitront des formes mises en avant de façon plus érotique dans « Cons de fée (fées en folie) » par exemple. Mais ici l’érotisation est à peine suggérée (même si Wood se plait à glisser dans les cases moult femmes dénudées – en tout cas la poitrine à l’air), car l’album n’est pas uniquement destiné à un lectorat adulte. Au contraire, le récit serait presque tout public (n’étaient les pin-up dénudées…), vraiment « gentil » (trop à mon goût d’ailleurs). Si le récit a des côtés gentillets, Wood glisse quand même quelques piques aux scénarios et héros classiques. En effet, le personnage de Xavier d’Acier (quel nom improbable ! Je serais curieux de connaitre le nom dans la version d’origine) est une caricature visuelle des héros « de genre » habillé tour à tour en sorte de Conan, en Romain, en chevalier… (je passe sur le personnage furtif d’Arlan, caricature de chevalier old school, que Wood n’utilise qu’une case pour le faire disparaitre « parce qu’il n’était pas intéressant » !). Wood se plait aussi durant le récit à se moquer gentiment des classiques fantasy, sans aller jusqu’à une réelle parodie. Mais ces petits « pas de côté » permettent au lecteur de trouver de l’intérêt à la lecture, car finalement Wood ne sort pas beaucoup aussi de certains sentiers battus. Le personnage de Weer et son « batociel » aurait sans doute mérité d’être davantage utilisé, pour apporter plus de fantaisie et de poésie au récit. Un récit qui se termine assez brutalement, de façon ouverte, comme si une suite était prévue (peut-être existe-t-elle en version originale ? Un Wallace Wood mineur donc, pas inintéressant, mais qui ravira surtout les fidèles du bonhomme.
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