Malanotte - La Malédiction de la Pantafa
Je n'ai jamais compris pourquoi il a vendu la maison pour fuir le village en moins de deux...Fuir, tu dis ? Pourquoi voudrait-on quitter un village aussi calme que le nôtre ? Va savoir ! Peut-être que, pour lui, Malanotte n'était pas si tranquille que ça... ?
Auteurs italiens Les petits éditeurs indépendants
Un conte horrifique raffiné et dérangeant inspiré de la légende populaire de la Pantafa. À la fin des années soixante-dix, Ernesto, apprenti journaliste, traverse l’Italie pour recueillir des histoires et des témoignages d’un pays qui semble disparaître sous les coups de la modernisation. Ce voyage est l’occasion de revenir pour la première fois à Malanotte, village de ses ancêtres, que son père a brusquement décidé de quitter. D’abord invité et choyé comme l’enfant prodigue de retour, Ernesto va rapidement devenir en menace, un corps étranger qui doit être expulsé dès que possible. La raison ? Une effroyable malédiction qui pèse sur sa lignée… et dont il est désormais la cible.
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| Date de parution | 11 Septembre 2025 |
| Statut histoire | One shot 1 tome paru |
Les avis
J'ai été plutôt séduit par cette BD. J'ignorais tout de sa paire d'auteur, mais elle fonctionne bien. Elle contient une somme de qualités essentielles, et j'ai pris du plaisir à la lire. D'abord, le dessin, comme toujours, car c'est lui qui force ma décision au moment de passer à la caisse. Par la seule force d'un joli trait, je peux repartir avec une BD non inscrite sur la wishlist. Alors oui, bien sur, il y a quand même d'autres facteurs, comme le thème qui peut être rédhibitoire, mais en règle générale, je le redis : c'est le dessin qui a le premier et le dernier mot. Dans Malanotte, Laura La Came déploie un univers tout à fait personnel en mêlant la force du charbon pour l’ambiance fantastique (dans tous les sens du terme) à l’élégance d’un trait fin et précis, plus fouillé, plus minutieux, histoire d’ancrer cette histoire dans une réalité que nous, lecteurs-trices sommes susceptible de connaitre. Je trouve que tout cela fonctionne à merveille et nous gratifie de plusieurs très belles planches sur lesquelles on s’arrête longuement. Le scénario n’est pas en reste. Il prend le temps de s’installer, laissant progressivement monter un malaise de plus en en plus lourd. L’histoire n’est pas située géographiquement et pourrait se dérouler n’importe où, mais il y a un petit parfum d’Italie qui flotte, ne serait-ce qu’à travers les noms des personnages. Mais l’Italie des petits villages, avant l’avènement du portable, l’Italie des croyances et superstitions populaires. Le final laisse un petit goût d’inachèvement, certes, et on referme Malanotte avec la sensation d’émerger d’un mauvaise rêve poisseux, mais l’effet est volontaire, et très bien vu à mon sens. La fin propose plus qu’elle ne résout, ce qui colle parfaitement à cette atmosphère cauchemardesque. Sur ce coup-là, je ne vais pas bouder mon plaisir. Et j’espère bien croiser à nouveau la route de Laura La Came…
Je ne sais pas trop quoi penser de cet album. Des qualités, un certain plaisir de lecture. Mais au sortir, je suis frustré et reste sur ma faim. Le dessin joue bien avec un Noir et Blanc plus ou moins nébuleux et quelques nuances de gris. Simple, avare de détails et de décors, il passe plutôt bien. C’est plutôt l’intrigue qui m’a un peu déçu. En effet, l’histoire de cet homme, revenant dans le village de son enfance, pour enregistrer vieilles histoires, légendes et anecdotes de la voix de tous les « anciens » promettait quelques révélations, un peu de fantastique, bref, pas mal de choses à même de dynamiser le récit. Or rapidement le soufflé retombe, et des longueurs entraînent même un peu d’ennui (la brève "aventure" entre le héros et une jeune femme n'y change rien), jusqu’à la fin, aussi obscure que ces dernières cases. Dessin et intrigue misent sur l’ambiance, mais ça ne suffit pas. Note réelle 2,5/5.
Malanotte s’inspire du folklore italien et de la légende de la Pantafa, un esprit nocturne qui hante les dormeurs. L’idée de mêler mythe, horreur et drame psychologique est intéressante, et l’ambiance générale de la BD est plutôt réussie : sombre, brumeuse, parfois presque suffocante. On sent une vraie volonté de créer une tension progressive, sans recourir au gore ni aux effets faciles. Cependant, le récit souffre de quelques lenteurs et zones floues. L’histoire reste parfois trop énigmatique, au point de perdre un peu le lecteur, et les personnages manquent de profondeur émotionnelle. Le dessin, bien que très atmosphérique, peut aussi sembler un peu monotone à la longue. C’est une BD visuellement soignée, avec une belle ambiance et de bonnes intentions, mais qui peine à vraiment captiver sur la durée.
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