La Révolution emoji
Chaque jour, des centaines de millions d’emojis sont partagés partout dans le monde. Mais qui décide qu’on peut avoir un emoji pompe à essence et pas d’éolienne? Comment naissent et circulent ces dessins devenus incontournables ?
Documentaires
Une jeune journaliste réalise qu’elle a dans son téléphone un emoji pompe à essence, une centrale nucléaire, un baril de pétrole, mais pas d’emoji éolienne. Elle lance l’enquête : mais qui décide des emojis qui nous accompagnent au quotidien ? Elle va rencontrer le créateur japonais des premiers emojis, la stagiaire américaine qui a dessiné les emojis les plus populaires, un juriste spécialisé en emoji (peut-on aller en prison si on envoie un emoji pistolet ?), un lobbyste breton qui veut obtenir le drapeau gwenn ha du, un égyptologue qui compare hiéroglyphes et emojis… Et retracer l’histoire mondiale d’un phénomène.
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| Date de parution | 03 Avril 2024 |
| Statut histoire | One shot 1 tome paru |
Les avis
J'avais une question assez essentielle à la fin de cette BD, à savoir quel était son intérêt profond ? Je veux dire par là que certes, on suit ce que sont les émojis, d'où ils viennent, comment ils changent, évoluent et se créent. Le tout avec différents protagonistes qui précisent les différents enjeux autour de cette question, intéressant lorsqu'on sait que les émojis sont utilisés massivement dans la communication actuelle. Sauf que ceci étant dit, la BD est ... rapide. Elle n'interroge pas la façon dont le langage se structure et comment sont nées par exemple les premiers smiley, ancêtres des émojis. Il n'y a pas de réflexion globale sur ce que ça dit de notre perception et de notre communication. De même, la question des autres moyens développés par l'humain (les gifs, par exemple) permettent d'augmenter notre potentiel communicatif. D'ailleurs, la BD est centrée sur une journaliste qui va au quatre coins du globe interroger les personnes concernées. A part montrer un bilan carbone désastreux, quel était l'intérêt de tout ces interviews ? A part celle de la femme qui a crée des émojis dans une logique féministe, je trouvais que la plupart des interventions auraient pu être mises dans une histoire unique qui englobe le sujet et aurait peut-être pu ajouter plus que juste ces récits de chacun. D'ailleurs au final j'ai assez peu retenu les personnages et plus les idées derrière. Maintenant ce n'est ni raté ni mauvais. C'est une BD sur les émojis, d'où ça vient, qui les fait et pourquoi. Et puis voila, une fois finie je ressors de cette BD en me disant que j'ai appris des trucs mais que franchement j'en ressors pas changé du tout. Rien ne reste spécialement en tête, si ce n'est que le racisme et le sexisme reste présent même dans un truc comme ces petits dessins rigolos. J'ai lu un documentaire sur un sujet, j'en ressors pas plus intéressé sans avoir passé un mauvais moment. C'est dommage, sans doute, mais franchement je n'arrive pas à être enthousiaste à son sujet.
Je ne suis probablement pas le meilleur lecteur pour introduire cette série dans la base. En effet je n'ai pas de smartphone et je n'utilise jamais les emoji. Toutefois le phénomène de communication que représentent ces petits pictogrammes souvent amusants méritait bien une production BD. Le scénariste néophyte en BD, propose une construction dans un documentaire à la fois bien documenté, complété par une grosse bibliographie sur chacun des chapitres évoqués : historique, droit, le consortium unicode, la linguistique et d'autres anecdotes moins signifiantes. Pour rendre le récit moins didactique David Groison introduit comme fil rouge la tentative d'introduction d'un nouvel Emoji, une éolienne. C'est le côté tendance écologique du récit. Mouais là je vais encore pousser un coup de gueule. En effet comment rendre crédible cette aspiration à la sensibilisation au réchauffement climatique avec une journaliste qui passe sa vie en avion pour des interviews très facilement réalisables à distance. Le récit nous propose un Paris-Tokyo-LA-Paris puis un A/R Paris-LA et un autre Paris-Le Caire pour nous vendre de la lutte contre les gaz à effet de serre sans sourciller et en toute bonne conscience. Cette contradiction interne au récit m'a beaucoup déplu tellement c'est ridicule à mes yeux. Le graphisme de Paul Rey est très lisible dans un style simple et fluide. Cela me semble destiné à un large public avec une gamme de couleurs assez douces. L'expressivité est minimale mais cela donne une lecture sans souci. Une thématique peu abordée avec des points intéressants mais une approche écologique que je n'ai pas pu m'approprier, une grosse faiblesse et une contradiction à mes yeux. Un petit 3
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