Le Fruit le plus doux
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Dans l'Amérique d'après-guerre, la petite ville de Sweetville se prépare aux célébrations de son événement annuel: le concours du fruit le plus doux.
1946 - 1960 : L'Après-Guerre et le début de la Guerre Froide Auteurs italiens Hard & Soft, d'un érotisme à l'autre
Ronald et Larry, deux fermiers, sont en course. S'engage alors une guerre sans merci entre les deux hommes les obligeant à se confronter à leur passé. Après Les Arcanes de la Maison Fleury, Gabriele Di Caro revient avec une histoire passionnante, mélangeant passion, amours et mystères, dans l'Amérique profonde des années 1950.
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Genre
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| Date de parution | 06 Février 2025 |
| Statut histoire | Série terminée 2 tomes parus |
Les avis
Dans une petite ville américaine des années 1950, l'arrivée d'un journaliste venu couvrir un mystérieux concours agricole va faire remonter à la surface les secrets, les désirs et les blessures d'une galerie de personnages liés par un étrange arbre aux propriétés surnaturelles. S'il fallait comparer ce diptyque à la majorité des BD érotiques ou pornographiques, je dirais sans hésiter qu'il fait partie du haut du panier. Il propose un véritable scénario, des personnages qui existent autrement que par les scènes de sexe, un peu d'humour et une intrigue qui donne envie de tourner les pages. En revanche, si je le compare aux autres BD que je considère comme franchement excellentes, je trouve qu'il lui manque encore quelque chose pour atteindre ce niveau. Le décor et le dessin sont sans doute ce qui m'a le plus séduit. J'aime beaucoup le style élégant et le soin apporté à la reconstitution de l'Amérique rurale des années 50. Le cadre est réussi, les femmes sont belles, avec des silhouettes généreuses qui s'intègrent parfaitement à cette esthétique rétro, et les personnages masculins, plus caricaturaux, restent sympathiques. En revanche, j'ai été un peu déçu par la représentation des attributs intimes, aussi bien masculins que féminins, que je trouve assez maladroite et trop uniforme. C'est surprenant de la part d'un auteur habitué à la BD pour adultes, et ce choix graphique a plutôt eu tendance à casser l'effet érotique. Heureusement, le reste des corps est très bien dessiné. Le scénario demande un petit temps d'adaptation. Le début est assez fouillis, avec de nombreux protagonistes et plusieurs intrigues qui s'entrecroisent, au point que j'avais parfois l'impression de passer du coq à l'âne. Les choses deviennent plus claires par la suite et dans le second tome, même si cette construction m'a parfois laissé un peu en retrait. En contrepartie, cette galerie de personnages offre une belle variété de tempéraments et de fantasmes. La jeune serveuse nymphomane est un peu caricaturale, mais j'ai davantage apprécié la bourgeoise coincée qui découvre progressivement son corps et ses envies, ainsi que la romance entre le peintre et la chanteuse, plus touchante et tout aussi émoustillante au final. L'intrigue fantastique autour de l'arbre magique m'a laissé plus réservé. Je ne voyais pas toujours où le récit voulait en venir, et les interventions des mystérieux fruits m'ont semblé tantôt moralistes, tantôt assez vaines. Ce fil conducteur ne m'a donc jamais totalement convaincu, même s'il apporte une originalité bienvenue à l'ensemble. Enfin, lorsque la vérité concernant le vieux grincheux de la ville est dévoilée, le récit bascule vers quelque chose de beaucoup plus dramatique, voire policier. C'est intéressant sur le plan narratif, mais cela casse aussi l'ambiance légère et sensuelle qui s'était installée jusque-là. Malgré ces réserves, j'ai apprécié cette lecture, qui se place davantage dans un érotisme assumé que dans un registre véritablement pornographique, et qui se distingue nettement de la production pour adultes habituelle grâce à son ambition scénaristique, son cadre original et à la qualité de son dessin.
Même ressenti que mes prédécesseurs, Gabriele Di Caro est décidément un auteur très intéressant à suivre. Dans le registre « strictement pour adultes », il se démarque indéniablement. Déjà sa patte graphique est très appréciable , c’est lisible, détaillée et charmant à parcourir, il est à l’aise dans toutes situations et ses personnages féminins sont un ravissement. Et bonus, les passages un rien sulfureux se révèlent bien plus sensuels que graveleux. Bref bien réalisé et bien chouette à parcourir, j’aime bien le style. L’histoire suit le même chemin, j’apprécie le soin de l’auteur à créer un vrai récit (pour le genre j’entends), il prend le temps de poser son univers, ses personnages, l’époque, l’aspect fantastique m’a bien plu comme les scènes coquines. Ces dernières sont relativement rares mais toutes réussies, je trouve qu’il s’en dégage un côté à la fois principal et secondaire (je me comprends dans la formule) dans leur mise en place, les intentions … donnant pas mal de cachet à l’ouvrage.
Depuis quelques années, Gabriele Di Caro est devenu une valeur sûre des éditions Tabou. Je l’avais découvert avec ses histoires courtes plutôt chouettes de Sous le Paradis, et surtout avec une série plus longue et plus ambitieuse (et très réussie), Les Arcanes de la Maison Fleury. C’est donc avec de belles attentes que je le retrouve ici, dans un décor totalement différent du XIXème siècle londonien de « La maison Fleury », puisque l’intrigue se déroule dans l’Amérique profonde, durant les années 1950. C’est l’occasion pour Di Caro de s’en donner à cœur joie avec des femmes à poitrines opulentes, dans un style pin-up torride. Ce tome inaugural plante le décor, pose les personnages, et lance l’intrigue. Une intrigue qui, par-delà les nombreuses scènes de sexe, n’a pas encore livré toutes ses clés. Sur une histoire à la base assez quelconque – un improbable concours de production de fruits dans un bled paumé – Di Car greffe quelques intrigues secondaires. L’ancienne disparition d’une jeune femme pourrait faire basculer l’ensemble vers du polar. Mais pour l’instant ce qui m’a surpris, ce sont les passages « fantastiques », autour des rêves de Ronald (en tout cas je pensais que ça n’était que des rêves), et du caractère très particulier de ses « fruits », pour le coup mal défendus. J’attends de voir ce que ça va donner par la suite. Pour le moment je suis un peu circonspect (un peu moins captivant que "La maison Fleury" pour le moment), même si la narration est fluide, et si ça se laisse lire sans problème. Par contre le dessin de Di Caro est franchement très bon, une nouvelle fois ! Dynamique et fluide, et bien sûr excellent pour les scènes de sexe. Mais pas seulement, car les décors et les vêtements d’époque sont aussi bien rendus. ******************* Je reviens mettre à jour mon avis avec la sortie du second tome, qui clôt l'histoire en livrant les clés - même si on pourrait retrouver les habitants de Sweetville par la suite... Si le fantastique autour des fruits spéciaux de l'arbre du vieux bonhomme donne une touche originale au récit, ça n'est pas ça qui m'a le plus intéressé. En fait, Di Caro nous propose une très belle reconstitution d'une petite ville américaine des années 1950, dans un genre Desperate Housewifes, avec moult ragots, un soupçon de polar, et de vieux secrets qui resurgissent. Mais c'est bien sûr son dessin qui est vraiment très chouette. et qui est agréable à l'oeil. Pour la reconstitution, le dynamisme. Mais aussi pour les scènes de sexe, très sensuelles. Cet album conclut bien le récit, et me pousse à passer aux quatre étoiles. Décidément, Di Caro est au auteur à suivre, pour ceux que ce type de BD intéresse. IL sait se renouveler, et propose un dessin d'une grande sensualité.
Partie 1 Après m'avoir littéralement conquis avec son récit se déroulant à Londres au XIXème siècle Les Arcanes de la Maison Fleury, Gabriele Di Caro récidive dans cet album érotique qui se passe cette fois ci dans l'Amérique profonde des années 50. Le dessin est toujours aussi somptueux et le scénario emprunte, une fois de plus, quelques éléments fantastiques qui font de cette aventure un mystère pour le lecteur. Nous suivons, sous prétexte du concours du fruit le plus doux, plusieurs personnages aussi délurés qu'énigmatiques : une serveuse nymphomane, un journaliste poursuivi par la mafia, un couple modèle -enfin presque-, un peintre libidineux, une sublime riche héritière, et enfin deux vieillards poursuivis par un passé macabre, bref une galerie de portrait assez réussie. Gabriele Di Caro a beaucoup de talent pour dessiner les femmes bien pourvues et l'érotisme qui traverse cet album est parfaitement bien mis au service d'un scénario qui donne envie au lecteur de connaître la suite. Bref un érotisme raffiné avec un récit solide. Une lecture réservée à un public averti, il va sans dire. Partie 2 Un second volume encore plus débridé que le premier, à l'image de ses héroïnes qui multiplient les aventures sexuelles. En effet, cet opus est plus chaud que le précédent. Gabriele Di Caro n'hésite pas à illustrer des scènes explicites. Son dessin est excellent , et sa représentation d'une Amérique profonde avec ses préjugés racistes , sociales des années 50 est assez pertinente. Le côté fantastique, avec ce mystérieux arbre, source des fantasmes de certains protagonistes, apporte une touche d'originalité dans cette bande dessinée destinée aux adultes. Si cet album apporte des réponses à la plupart des intrigues développées au cours du récit, il ouvre pourtant une porte pour une éventuelle suite. Le dessin de Gabriele Di Caro , en tout cas, est de toute beauté, et il sait sublimer le corps des femmes. Après sa série Les Arcanes de la Maison Fleury, qui flirtait aussi avec le fantastique, l'auteur signe ici une bd de qualité.
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