Silence d'amour

Note: 3/5
(3/5 pour 3 avis)

Un voyage en Italie sur les traces d’un amour disparu.


Italie Le deuil

Paul est dévasté. Six mois qu’il vit en pilote automatique, terrassé par une terrible tristesse. Il vient de perdre Sofia, sa compagne, son amante, sa maîtresse, sa confidente, sa complice : l’amour de sa vie. Il n’a plus envie de rien. Lyon lui est devenue complètement insupportable. Un vieil ami, inquiet face à ses nombreux appels restés sans réponse, lui propose de venir le voir en Toscane, pour tenter d’apaiser son chagrin. Après quelques hésitations, Paul accepte ce voyage, qui lui fera traverser la Provence, la Toscane, et finira à Stromboli, île volcanique au large de la Sicile et lieu de naissance de Sofia. Peut-être reprendra-t-il alors goût à la vie ?

Scénario
Dessin
Couleurs
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 15 Mai 2024
Statut histoire One shot 1 tome paru

Couverture de la série Silence d'amour © Casterman 2024
Les notes
Note: 3/5
(3/5 pour 3 avis)
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16/05/2024 | Mac Arthur
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Par gruizzli
Note: 3/5
L'avatar du posteur gruizzli

Une jolie BD mais qui m'a semblé manquer de quelque chose pour que je l'apprécie complètement. Ce qui est saisissant, c'est que j'ai lu cette BD peu de temps après Son odeur après la pluie, et que ça ne joue pas en sa faveur. Alors que j'ai versé une larme sur cette dernière, qu'elle m'a habitée et que j'ai été transporté par son récit, ici je me suis contenté de suivre un personnage sympathique avec lequel j'avais du mal à rentrer en empathie. Je pense qu'il y a une double raison. Déjà, j'ai eu un peu de mal avec le dessin. Entendons-nous, ce n'est pas un défaut technique ou une question de maitrise. C'est simplement que je suis assez peu fan de cette représentation, même si je reconnais un joli jeu sur les couleurs chaudes de l'Italie. C'est plutôt dans les visages et les attitudes que je suis assez peu intéressé. J'ai notamment trouvé les expressions souvent figés dans une pose qui restait tout au long du livre. De fait, ça m'a assez peu liés aux personnages, nécessité absolue pour une histoire de ce genre. D'autre part, le récit porte en lui un deuil qui n'aura d'explication que très tardivement. Tout d'abord en explorant leur vie avant ce décès puis en nous faisant comprendre les raisons de celui-ci. Sauf que .... Sauf que je trouve l'ensemble assez mal équilibré. Et c'est dommage, puisque la charge de la fin arrive trop tard pour m'impliquer dans le récit. Le personnage est mutique et triste d'un deuil pendant toute la première moitié, puis on peut enfin le découvrir et voir ce qui l'habite, au-delà d'un simple deuil. Cet attachement tardif est le point noir du récit selon moi, rendant le personnage peu intéressant au final dans un récit qui aurait pu bien plus m'impliquer. Pas mauvaise en soi, la BD n'est pas mauvaise mais fait clairement partie de celles que j'oublierais vite.

13/08/2025 (modifier)
L'avatar du posteur Noirdésir

Une lecture agréable mais pas marquante. Le dessin et la narration sont légers. Peut-être trop, je ne sais pas. Il m'a manqué quelque chose pour entrer davantage dans ce récit. Mais c'est aussi que l'auteur évite le pathos qui aurait pu plomber ce genre de projet. Car par petites bribes, c'est la douleur d'un homme qui nous est donnée à voir, lui qui vient de perdre sa compagne. Une douleur intime, un deuil difficile, traité ici de façon pudique. L'équilibre est souvent difficile à trouver dans ce type de récit. Et le lecteur que je suis est peut-être injuste dans ses critiques, car Matthieu Parciboula a quand même réussi à proposer un récit qui tient le coup.

24/10/2024 (modifier)
L'avatar du posteur Mac Arthur

Tout en explorant un domaine déjà souvent utilisé (celui du deuil), ce récit présente suffisamment de qualités pour que j'en recommande la lecture. Le seul gros reproche que je ferai est le choix du format du livre. Trop grand à mes yeux, il dilue un peu le dessin alors que, comme l'auteur fait la part belle aux grandes illustrations, un format plus réduit aurait permis d'au contraire le concentrer. Ceci dit, ce choix permet d'admirer la colorisation de Matthieu Parciboula et donne un certain 'prestige' à l'objet (et très certainement une plus grande visibilité dans les librairies). Ceci dit, et comme déjà annoncé, j'ai bien apprécié cette lecture. Rien de bien neuf, un homme endeuillé par la perte de son amour retourne sur les terres qui l'ont vue naitre. Mais : - je trouve que c'est très bien écrit et cette qualité littéraire est en plus justifiée par la profession du personnage principal, lui-même écrivain ; - je trouve la colorisation vraiment très belle, qui met bien en valeur les paysages méditerranéens ; - j'ai aimé ce fantôme qui accompagne le personnage central, nous faisant au mieux ressentir la douleur de l'absence ; - j'ai aimé la relation adulte-enfant et ce partage de la douleur ressentie à la perte d'un être cher ; - même si ce n'est pas essentiel, j'aime bien le fait que l'on ne découvre les causes de la mort de sa compagne qu'à la toute fin du récit ; - j'aime bien cette fin ouverte qui laisse place à l'interprétation alors même que l'on comprend que le personnage central est enfin apaisé. Pourquoi 'seulement' 3/5 du coup ? Sans doute parce qu'il n'y a pas cette petite originalité qui aurait permis à ce récit de sortir des sentiers battus... mais c'est raconté avec tellement de naturel et de simplicité que j'accorde un coup de cœur à cet album. Vraiment pas mal du tout et un auteur à suivre !

16/05/2024 (modifier)