Le Dernier refuge

Note: 3/5
(3/5 pour 1 avis)

Les animaux aussi ont droit à la dignité !


Chats Chiens Croquemorts et fossoyeurs La BD au féminin Les sociétés à finalité sociale Première Guerre mondiale Séries avec un unique avis

Corentin est employé au Cimetière central, dont il est plus précisément responsable du secteur où les animaux sont inhumés. Le lieu est d'ailleurs baptisé communément le Cimetière des chiens. Il faut dire que Corentin a un don avec les animaux. Il n’hésite pas à s’occuper de tous les chiens et chats errants du quartier, faisant du cimetière le dernier refuge pour les morts comme pour les vivants. Mais alors que la guerre approche et menace la ville, le directeur du cimetière se voit contraint de fermer le Cimetière des chiens, réquisitionné par l'armée pour une raison des plus funestes... Si les humains pourront toujours reposer en paix, où vont donc bien pouvoir aller leurs meilleurs amis ? Cet album a été édité avec la participation de la SPA. Un dossier complète la lecture en expliquant les origines de la SPA et la mission qu'elle s'est donnée.

Scénario
Dessin
Couleurs
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 26 Juin 2019
Statut histoire One shot 1 tome paru

Couverture de la série Le Dernier refuge © Glénat 2019
Les notes
Note: 3/5
(3/5 pour 1 avis)
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12/01/2024 | Mac Arthur
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L'avatar du posteur Mac Arthur

Deuxième album que je lis de ce scénariste et deuxième fois que l'album en question est soutenu par une association à caractère social. J'ai cependant mieux apprécié ce Dernier refuge que Rêves de gosse et je pense que cela vient de trois raisons. Tout d'abord, plutôt qu'un récit moderne, Pierre-Roland Saint-Dizier opte pour un conte replacé dans un contexte historique (la première guerre mondiale). Par conséquent, le fait que les personnages soient stéréotypés me dérange moins, voire pas du tout. Le candide gardien du cimetière pour animaux, la jolie bourgeoise, leur histoire d'amour et d'amitié aussi improbable que prévisible, tout cela est trop gentil à mon goût mais ne me dérange pas lu au travers du prisme du conte. Et le dessin aux influences disneyennes ne fait qu'aller dans le même sens : celui d'un conte certes mièvres mais pas déplaisant. Je trouve d'ailleurs le trait de Alex-Imé de très bonne facture et bien mis en valeur par la colorisation de Simon Champelovier. Certes, cela donne au récit un ton "jeunesse" mais qui est finalement en accord avec le scénario. Enfin, le sujet du respect animal et du deuil qui succède à la perte d'un animal de compagnie me touche naturellement. Aussi, les émotions ressenties par certains des personnages me parlent. Je me sens proche d'eux même s'ils sont très lisses, trop propres sur eux. Donc voilà, l'histoire est cousue de fil blanc et assez mièvre, il faut l'avouer (même si la fin apporte un peu de tristesse au récit), le dessin est agréable et la colorisation le met bien en valeur (et lui donne même à l'occasion des airs d'un Vincent Mallié nourri aux dessins animés disneyens) et la thématique me parle. Pas mal, quoi... certainement pas un chef-d'œuvre (je n'en recommanderais pas l'achat, personnellement) mais un gentil moment de lecture à réserver à un jeune public sensible à la cause animale.

12/01/2024 (modifier)