Nemoralia
Au temps de Caligula...
Au temps de Rome et de l'Empire Romain Auteurs espagnols Auteurs italiens Avant 475 : Antiquité Italie
Rome, en 40 après JC. Caius Maximus Claudius est un centurion respecté, un noble soldat, un héros de guerre. Son seul défaut : porter un regard critique sur la politique menée par Caligula et cela l'empereur ne peut le supporter. En guise de représailles, il lui confisque ses propriétés, lui enlève sa citoyenneté, sa famille et le réduit en esclave. Mais Caligula n'en a pas fini, il a imaginé une punition supplémentaire : Pendant les festivités sacrées des Némorales, un esclave peut être libéré s'il survit à une chasse à l'homme et atteint le temple de Diane situé dans la forêt de Nemi où il devra vaincre dans un combat mortel le grand prêtre du lieu. Poursuivi par des soldats, des gladiateurs et des assassins, Caius Maximus Claudius ne peut que courir, courir vers Nemi... (texte : Robinson)
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Editeur
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Genre
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Public
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Type
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| Date de parution | 19 Octobre 2022 |
| Statut histoire |
Série en cours
(Terminée en deux tomes)
1 tome paru
Dernière parution :
Plus de 3 ans
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Les avis
Bon, le second tome se fait pas mal attendre, au point qu’on puisse craindre un abandon de cette série ? Si sur le principe ça me gênerait, dans les faits mon regret serait atténué par le fait que je n’ai que très moyennement accroché à ce tome inaugural. En tout cas bien moins que mon prédécesseur. Le point de départ fait immanquablement penser à « Gladiator » (un général victorieux qui brusquement va tomber en disgrâce en s’approchant trop de l’empereur…). Ça s’en écarte ensuite pour se centrer sur la folie de Caligula, notre héros déchu, Falco se trouvant, avec une dizaine d’autres prisonniers divers (dont un chef barbare capturé par notre héros au départ) au cœur d’une chasse à l’homme, qui occupe entièrement la seconde moitié de cet album. C’est un peu léger et fait rapidement passer au second plan les critiques sociales entrevues (certains notables romains étant nostalgiques de la République). En fait plusieurs choses m’ont gêné. D’abord le beau frère de Falco est un peu caricatural, et je n’ai pas trop accroché au visage presque juvénile qu’on lui donne parfois (plus généralement, je n’ai pas accroché au rendu des visages…). Surtout, la chasse à l’homme occupe trop de place, et manque clairement de subtilités. Tous les hommes sont éliminés les uns après les autres (tous se sont bêtement isolés et sont victimes tour à tour de ce que Caligula envoie pour les tuer, tandis que Falco et le chef barbare sont bien évidemment plus malin (en plus d’être les plus forts au combat), je vous laisse deviner qui va s’en sortir. Contrairement aux archers Parthes, lions, Pictes qui poursuivent Falco, je pense l’abandonner… Note réelle 2,5/5.
La belle surprise que voilà ! Nous avons déjà eu de belles séries sur l'époque romaine, mais il semble qu'il y ait encore des histoires intenses à raconter. Le début de celle-ci fait d'ailleurs penser au film Gladiator : un général romain (mais originaire d'Espagne), couvert de gloire, n'aspire qu'à couler une retraite tranquille dans sa famille. Mais ses idées progressistes en font potentiellement un traître à la nation, incarnée par l'Empereur. Il se trouve que celui-ci qui occupe depuis peu cette fonction est peut-être le pire de tous : Caligula. Après un début de règne plutôt salué par son peuple et le Sénat, il vire dingue et organise des jeux de massacre pour tromper son ennui... Et Falco va devoir faire appel à toute sa science du combat, de la stratégie et son sens de l'honneur pour espérer retrouver sa famille. Au-delà de la chasse à l'homme qui constitue l'essentiel de ce premier tome, se cache une véritable satire sociale au sujet des dictatures, et non une simple glorification de la force brute. En effet les deux personnages physiquement les plus forts se trouvent également être les plus malins. Bon ok, c'est bien pratique, mais c'est plutôt finement amené. Un détail qui m'a un peu agacé : la vaste disparité d'origine des six survivants de la phase de la chasse à l'homme : un Romain, un Nubien, un Gaulois, un Mauritanien... A côté de ça j'ai trouvé les obstacles auxquels se heurtent les fugitifs assez inventifs, et on ne s'ennuie pas. Salva Rubio, la scénariste, a trouvé en Mateo Guerrero (Dragonseed et Gloria Victis) un dessinateur d'une grande force graphique, très à l'aise dans les scènes d'action et très appliqué dans les décors de la Rome antique. L'histoire se termine en deux tomes, je suis curieux de voir comment elle se termine...
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