Little Monsters

Note: 3.5/5
(3.5/5 pour 2 avis)

D'aussi loin qu'ils s'en souviennent, Billy, Yui, Lucas, Romie et les autres, ont toujours vécu dans les ruines de la grande ville, vestige d'une humanité désormais disparue. L'ancien leur a promis, il reviendra les chercher. Alors, en attendant, les jeunes rescapés s'occupent : jouent, explorent et chassent ... Mais 100 ans, c'est long, même pour les plus patients d'entre eux.


Après l'apocalypse... Auteurs canadiens Image Comics Vampires

Ils sont les derniers « enfants » en vie de notre planète... Ou, devrions-nous dire, les derniers jeunes vampires. D'aussi loin qu'ils s'en souviennent, ils ont vécu une vie d'éternel émerveillement parmi les ruines de l'humanité. Mais des événements d'une brutalité sans précédent viennent bientôt fracturer le groupe, les mettant sur la voie d'une découverte qui brisera leur innocence à jamais.

Scénario
Dessin
Couleurs
Traduction
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 07 Avril 2023
Statut histoire Série terminée 2 tomes parus

Couverture de la série Little Monsters © Urban Comics 2023
Les notes
Note: 3.5/5
(3.5/5 pour 2 avis)
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12/04/2023 | Cacal69
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L'avatar du posteur Mac Arthur

Mais quelle idée d’avoir foutu de l‘écriture inclusive dans le deuxième tome ? Bon, en soi, je n’ai rien contre ce type d’adaptation grammaticale face à l’évolution de la société et je pense même que ça peut avoir tout son sens dans certaines circonstances. Mais ici, nous avons un personnage d’enfant (ce qui chez moi signifie déjà que je me fous un peu que ce soit un garçon ou une fille, n’y voyant pas un être sexué) considéré comme féminin dans le premier tome (tous les accords grammaticaux sont faits dans ce sens) et qui devient subitement et sans raisons non genré dans le deuxième tome. Le pire étant que cela n’apporte rien de plus au récit. Ça alourdit juste la lecture avec ces iel, iels, elleux et autres qui foisonnent dans des récitatifs, au point de me distraire du sujet et de me pousser à m’interroger sur les raisons pour lesquelles les auteurs, l’éditeur ou le traducteur ont subitement trouvé important que ces personnages soient non genrés. Franchement, j’ai juste trouvé ça chiant et inutile. D'autant plus que l'emploi de cette écriture s'accompagne d'une baisse de qualité du reste (on se retrouve avec des mots oubliés, par exemple), comme si le traducteur se focalisait tellement sur l'écriture inclusive qu'il en oubliait les fondamentaux. Et c’est con car j’avais vraiment bien accroché au premier tome. Jeff Lemire y renouvelait avec talent le thème des vampires en l’amenant sur un terrain qu’il maitrise parfaitement, à savoir montrer la fragilité de personnages (ici des enfants laissés pour compte dans une cité en ruine) pourtant dotés de capacités hors-normes (ce sont tout de même des vampires). De plus, l’intrigue est bien tournée et la série tient sur deux tomes. Comme dit, le deuxième tome a été plus pénible à lire, et la cause principale vient de cette écriture inclusive qui n’apporte rien, alourdit inutilement le narratif et, pire que tout, me distrait de ma lecture. Pourtant, certains sujets abordés sont dignes d’intérêt et la fin est bien trouvée. Côté dessin, Dustin Nguyen nous propose un trait en noir et blanc rehaussé de judicieuses touches de couleurs. Sa cité post-apocalyptique sent la poussière et les gravats. Ses personnages sont bien typés, sa mise en page est variée. C’est facile à lire, très efficace et doté de suffisamment de personnalité pour sortir la série du tout-venant. Mais bordel ! Pourquoi ont-ils été nous foutre de l’écriture inclusive ?

09/10/2023 (modifier)
Par Cacal69
Note: 4/5
L'avatar du posteur Cacal69

Le tandem Lemire/Nguyen est de retour pour nous proposer une histoire de vampires. A première vue, rien que du classique car ils sont légions les récits vampiriques. Et bien ici, le rôle de suceur de sang est tenu par des enfants dans un monde post-apocalyptique. Cela fait plusieurs centaines d'années qu'ils ont été transformé et abandonné par l'Ancien. Des gamins qui sont "prisonniers" dans une ville en ruine et qui ne se nourrissent que de rats et souris jusqu'au jour où ils croisent un homme, et là, leur routine va prendre fin. Un bon premier tome qui met en place l'intrigue tout en creusant la personnalité des enfants. Une narration non linéaire avec quelques retours dans le passé pour comprendre comment ces huit garnements sont devenus des vampires. Qui dit nombreux personnages, dit concentration accrue, tout du moins en début de lecture. Lemire arrive à créer un climat pesant qui va inexorablement basculer dans l'horreur sans effets d'esbroufe, mais celui-ci ne prend son régime de croisière qu'à partir du deuxième tiers du récit. Le dessin de Nguyen est toujours aussi beau, il s'essaye au noir et blanc qui joue sur la lumière avec toutes les nuances de gris juste rehaussé de quelques touches de couleur. Il nous transporte dans cette ambiance de fin du monde. Superbe ! Une note de 3,5 en attendant le dernier opus que j'attends de pied ferme. Prix de lancement à 10 euros jusqu'au 7 juillet.  ;-) Bon, ben, maintenant il est trop tard. Un second tome qui nous éclaire un peu plus sur le passé de nos chérubins, on apprend pourquoi ils se sont retrouvés dans cette ville et les règles qu'il fallait respecter pour continuer à vivre libre et heureux, ainsi que le rôle de l'Ancien dans tout cela, lors des flash-back. Un scénario captivant qui pose la question sur un choix de "vie", devenir un monstre ou garder une certaine forme d'humanité ? Une narration maîtrisée qui alterne le présent et le passé tout en faisant bien ressortir les émotions des personnages. Une conclusion qui laisse place à l'espoir. Je me répète mais Nguyen a fait un travail remarquable, l'ambiance qui s'en dégage a été un vrai plus dans mon plaisir de lecture. Pour la note, je passe à un 4 bien mérité. "Et parfois, prendre soin de ceux qu'on aime implique de leur mentir".

12/04/2023 (MAJ le 12/09/2023) (modifier)