Enfant de la nuit polaire

Note: 3/5
(3/5 pour 1 avis)

Ayant grandi en Sibérie, Julia Nikitina vit désormais loin de sa mère et de sa terre d’origine. Elle repense à son enfance dans le grand Nord...


Autobiographie La Boite à Bulles Nouveautés BD, comics et manga Russie

Julia Nikitina a grandi à Salekhard, dans le Nord de la Russie. Toute son enfance, elle l'a vécue au rythme de cette terre arctique, de ses saisons contrastées, et du fleuve Ob. À seize ans, pourtant, elle quitte sa ville natale pour Tioumen afin d'y étudier le dessin. L’adaptation à la grande ville est difficile : elle souffre d’agoraphobie, il lui faut faire ses preuves et les doutes l’assaillent. D’autant que son passé se rappelle sans cesse à elle, lui chuchote que sa place n’est pas au milieu des immeubles et des allées goudronnées. Malgré tout, Julia s’obstine et part, un peu plus tard, pour Saint-Pétersbourg afin d’y poursuivre ses études. Elle veut désormais voir le monde, mettre des kilomètres entre elle et cette terre natale qui n’a en fait rien à lui offrir. Au fil des voyages, pourtant, elle renoue avec ses origines et, petit à petit, comprend : elle porte le Grand Nord en elle. Un récit délicat sur l'enfance, l'exil, l'attachement à la terre, à la mère. Texte : Editeur.

Scénario
Dessin
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 01 Février 2023
Statut histoire One shot 1 tome paru

Couverture de la série Enfant de la nuit polaire © La Boîte à Bulles 2023
Les notes
Note: 3/5
(3/5 pour 1 avis)
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23/01/2023 | Alix
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Par Alix
Note: 3/5
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Je trouve que cette formule du texte de l’éditeur résume parfaitement cet album : « Un récit délicat sur l'enfance, l'exil, l'attachement à la terre, à la mère. » Il s’agit d’une autobiographie très classique d’une autrice et artiste russe, dont il s’agit ici du premier album publié en France (une courte interview en fin d’album permet d’ailleurs de faire sa connaissance). L’histoire est très personnelle, et parle de son enfance, de son attachement à sa maman, de sa région natale, de sa carrière d’artiste, ses problèmes de santé… rien de bien renversant, mais l’album se lit facilement, grâce à une narration maitrisée et légère (il y a peu de textes). La mise en image est élégante, avec un style qui rappelle un peu la gravure (ce que l’autrice confirme d’ailleurs dans l’interview). Un album sympathique, que je recommande aux amateurs d’autobiographies. Reste à voir si l’éditeur va traduire et publier ses autres BDs : Les voyages du magicien, Journal des tempêtes, et Signes du courant.

23/01/2023 (modifier)