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Lord Gravestone

Note: 3/5
(3/5 pour 1 avis)

Vampires, loups-garous et cie.


Garous Vampires

John Gravestone, fils unique d’un chasseur de vampire tué au combat, a fait très tôt le vœu de venger son père et de continuer son œuvre. Pour l’heure, l’éducation austère imposée par son oncle ne lui a pas encore permis de tenir sa promesse. Mais il était écrit que l’héritier des Gravestone marcherait dans les pas de son géniteur et affronterait un jour les mêmes démons que lui. Aussi, quand l’étrange Camilla von Holbein – puissante strige et ennemie jurée de sa famille – ressurgit du passé, John peut enfin embrasser son destin. Un destin à la hauteur de la légende de son nom.Premier cycle en trois actes à l’atmosphère sombre et gothique, Lord Gravestone mêle écriture moderne et fable vampirique puisant aux sources du genre. En plaçant leur œuvre chronologiquement en amont du célèbre Dracula de Bram Stoker, à l’époque pré-victorienne, Jérôme Le Gris et Nicolas Siner imaginent un univers esthétique où le mythe peut se renouveler. Un récit épique et fascinant au cœur de l’épais brouillard anglais.

Scénariste
Dessinateur
Coloriste
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 09 Mars 2022
Statut histoire Série en cours (3 tomes de prévus) 2 tomes parus
Dernière parution : Moins d'un an
Couverture de la série Lord Gravestone © Glénat 2022

18/09/2022 | Le Grand A
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L'avatar du posteur Le Grand A

Musique : Van Helsing theme song. Raaaaah… ! Depuis le temps que j’attendais une nouvelle série signé Nicolas Siner, sans mauvais jeu de mots, enfin de retour dans une histoire de genre horrifique-fantastique. Pour tout dire je me demandais même s’il n’avait pas mis fin à ses envies de bd, le dernier tome d’"Horacio d’Alba" remontant à 8 ans en arrière ! Et évidemment il revient accompagné du scénariste de la même série, Jérôme Le Gris, qui lui a continué son bonhomme de chemin avec plus ou moins de succès avec Serpent Dieu et Les Âges perdus (hum hum, on attend toujours Malicorne…). Enfin bref, je suis très content de retrouver après toutes ces années les auteurs d’une série que j’avais trouvé passionnantes, originales et bien maîtrisées. Où en sont-ils aujourd’hui ? Côté scénario, le choix de la musique de lecture me semblait évidente. On est dans toute cette inspiration pré-victorienne, le roman gothique à la Mary Shelley, puis le néogothique des Dracula, Van Helsing, Dr. Jekyll & Mister Hyde, etc. Une histoire de vampire, avec des loups-garous qui s’affrontent entre eux façon Underworld, une vieille famille aristocratique anglaise, et bien sûr le Vatican et leurs exorcistes toujours de la partie dans les luttes immémoriales du Bien contre le Mal. Du classique, oui, qui se laisse lire comme on regarde un bon film d’action pop corn. Le hic, car il y en a bien un, et je l’ai constaté depuis un moment maintenant avec Jérôme Le Gris, c’est qu’il ne change pas d’un iota sa manière d’écrire une histoire : un premier tome d’introduction qui pose le décor où on s’ennuie un peu, le deuxième décolle un peu mais on attend l’acmé qui arrive avec le tome 3, et on ressort avec une fin un peu bâclée et à chaque fois je me dis qu’un 4ème tome n’aurait pas été de trop dès le départ pour mieux étaler toute cette intrigue. Mais nous n’en sommes qu’au T2, le troisième débarque en 2023 (au moins avec cet auteur ça va vite et on poireaute pas 10 ans pour avoir la suite). Voilà donc, une intrigue très tournée romantisme noir et action, et qui se savoure d’autant mieux dans son intégralité plutôt que chaque numéro pris indépendamment. Reste le packaging, parce que Underworld ou Van Helsing, c’est bien sympa parce que la réalisation est bien chiadée, du blockbuster grand public, donc est-ce que Nicolas Siner est à la hauteur ? J’aurais vraiment aimé dire que c’est un grand « OUI », que j’ai pris mon pied de bout en bout, mais je me dois d’être honnête, ce n’est pas du même tonneau qu’Horacio d’Alba. C’est joli, attention ! C’est le haut du panier dans le genre semi-réaliste, le récit est bien rythmé, j’aime ce que je vois, les décors, les couleurs, l’ambiance, l’encrage, le chara-design (MDR les gros clin d’œil à Horacio d’Alba avec John qui a la même tête que le précédant nommé, et le titre du T2) ; mais pas de double planche qui claque le museau, les illustrations de couvertures ne sont pas terribles je trouve (faut revoir ce que le mec faisait à l’époque de l’éditeur 12BIS), et j’ai parfois eu l’impression de gros pâtés style comics, des personnages figés qui prennent la pause, un trait moins minutieux qu’avant. C’est très propre au début puis ça baisse un peu en qualité à mesure qu’on progresse. Ma notation est donc temporaire et sera amenée à évoluer en fonction de la conclusion mais je suis plutôt optimiste. C’est la meilleure des dernières séries récentes de Jérôme Le Gris que j’ai pu lire. Et même s’il ne renverse pas la table avec son histoire de créatures maléfiques du XIXème siècle, son traitement est divertissant et apporte un peu de neuf. Et on se divertit bien, c’est l’essentiel.

18/09/2022 (modifier)