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Queenie - La Marraine de Harlem

Note: 3/5
(3/5 pour 1 avis)

Vous connaissez Al Capone, Lucky Luciano, Dutch Schultz... Mais dans la grande saga de la Mafia américaine, il y eut un autre gangster, qui amassa une fortune et mourut de vieillesse dans son lit. Vous n'en avez jamais entendu parler. Pourquoi ? Parce que ce gangster était une femme et que cette femme était noire. Son nom ? Stéphanie St Clair. On l'appelait Queenie. Ceci est son histoire. (quatrième de couverture)


1919 - 1929 : L'Après-Guerre et les Années Folles 1930 - 1938 : De la Grande Dépression aux prémisces de la Seconde Guerre Mondiale Biographies Gangsters La BD au féminin New York

Harlem. 1933. Une femme noire, tirée à quatre épingles, est relâchée de prison. Son nom : Stéphanie St Clair. Signes particuliers : un accent français à couper au couteau et un don pour les chiffres. Née dans la misère à la Martinique, la célèbre Queenie est à la tête de la loterie clandestine de Harlem. Avec l’aide d’une poignée de complices loyaux, elle a patiemment bâti un véritable empire criminel qui règne sur Harlem tout en protégeant ses habitants des exactions des policiers.

Scénaristes
Dessinateur
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 27 Août 2021
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Queenie - La Marraine de Harlem © Anne Carrière 2021

09/09/2022 | Noirdésir
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L'avatar du posteur Noirdésir

Comme beaucoup de lecteurs de cet album je suppose, j’ai découvert l’existence de cette dame en lisant cette biographie. Queenie (de son vrai nom Stéphanie Saint Clair) a dirigé un clan mafieux puissant dans le Harlem des années 1930, qui avait réussi à se faire une place au milieu d’autres gangsters, Lucky Luciano par exemple. Mais, femme, qui plus est noire, elle a ensuite été effacée des mémoires. Cet album permet de réparer cette anomalie, en montrant les origines de cette forte personnalité (issue des quartiers pauvres des Antilles françaises). L’album se laisse lire agréablement, le dessin est classique, avec un trait fin, plutôt léché. Je suis juste resté un peu sur ma faim, pour plusieurs raisons. D’abord ce dessin, justement, un peu trop « raide » à mon goût (mais bon, il fait largement le job). Surtout, je trouve que certains aspects de la vie de Queenie nous restent mystérieux. La façon dont elle a monté son affaire par exemple, et les moyens, forcément brutaux, de se maintenir au pouvoir face aux « concurrents » et pour s’imposer à Harlem. Du coup, ça reste un peu trop sage, et un chouia frustrant. Reste la découverte d’un personnage qui a toute sa place dans le « hall of fame » du banditisme, et qui a aussi joué un rôle « social » non négligeable dans cette partie de New-York.

09/09/2022 (modifier)