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Un papa, une maman, une famille formidable (la mienne !)

Note: 4/5
(4/5 pour 1 avis)

Florence Cestac nous livre quelques souvenirs de jeunesse et surtout nous parle de sa relation conflictuelle avec son père.


Autobiographie La BD au féminin Nouveautés BD, comics et manga

« Si je me suis marié, c'est pour me faire servir ! » Ainsi commence avec fracas cette nouvelle bande dessinée de Florence Cestac. Avec sa faconde habituelle, elle y raconte son père, homme d'une époque (avant 68...), d'un milieu (la petite bourgeoisie de province), et leurs relations tumultueuses. Entre une fille déjà artiste et rebelle à toute forme d'autorité, et un père colérique, pour qui dire « je t'aime » est un signe de faiblesse, la vie n'a pas été un long fleuve tranquille.

Scénariste
Dessinateur
Coloriste
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 29 Janvier 2021
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Un papa, une maman, une famille formidable (la mienne !)
Les notes (1)
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02/02/2021 | Mac Arthur
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L'avatar du posteur Mac Arthur

Dans cet album autobiographique, Florence Cestac nous parle de sa jeunesse et surtout de son père. Un père très typé ‘années 50’ qui règne sur sa famille comme un seigneur et maître puisque c’est LUI qui apporte la sécurité financière. Il ne fait rien passé le seuil de la porte ? Normal, il apporte la sécurité financière ! Madame aimerait se trouver un emploi ? pas besoin puisqu’il apporte la sécurité financière ! Les enfants demandent un peu d’attention ? Leur mère est là pour ça ! Lui apporte la sécurité financière ! Et lorsque la jeune Florence commence à flirter sérieusement, l’inquiétude majeure de son père est « oui, mais pourra-t-il lui apporter la sécurité financière ? » J’ai beaucoup aimé cette évocation de jeunesse qui, comme pour d’autres œuvres de Florence Cestac, sait se faire légère alors que le sujet aurait pu donner lieu à une oeuvre bien plus grave. J’aime cette insouciance, cette liberté, cet art de dédramatiser les choses qui caractérisent les albums dans lesquels l’artiste nous parle d’elle (j’avais déjà adoré le premier tome de « Filles des Oiseaux » dans lequel elle nous parlait de ses années de pensionnat). J’aime cette narration légère qui n’empêche pas d’aborder des sujets délicats (les attouchements de l’oncle) ou de pousser des coups de gueule bien sentis. Surtout j’ai aimé le fait que malgré tout ce qui les oppose, malgré les conflits, les paroles maladroites ou imbéciles, malgré les difficultés à communiquer, malgré la manière dont ce père a traité sa mère et ses enfants… malgré tout ça donc, Florence Cestac termine son récit par une scène touchante dans lequel on sent à l’affection qu’elle a pour lui. Cette scène qui sonne comme un pardon clôt magnifiquement cet album. Alors oui, bien sûr, si on est allergique aux gros nez de l’artiste, c’est clair que le style graphique aura du mal à passer… Mais moi, je l’aime bien, ce style ! Il est expressif et décomplexé, il s’assume pleinement et me laisse toujours ce sentiment de livre un livre écrit pour raconter une histoire et non pour en mettre plein la vue. Amusant ou touchant, symptomatique d’une époque, facile à lire… Franchement, moi, j’aime bien !

02/02/2021 (modifier)