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Azizam

Note: 3/5
(3/5 pour 1 avis)

Un récit drôle et émouvant mêlant à la fois tragi-comédie à l’italienne et traditions iraniennes à la portée universelle.


La Boite à Bulles Nouveautés BD, comics et manga Proche et Moyen-Orient

Téhéran. A la mort de sa femme, Amir et ses trois enfants : Shirin, Reza et Mohammad découvrent que celle-ci a légué un véritable trésor dont nul n’avait connaissance : un terrain agricole de trois hectares. Si les garçons héritent de la plus grosse part du gâteau, comme le veut la loi iranienne, Shirin découvre quant à elle que sa part contient un trésor inestimable : un noyer. S’ensuit une querelle entre la soeur et ses deux frères jaloux qui n’auront de cesse d’essayer de récupérer cette parcelle de terrain et son arbre tant convoités. Face à cela Amir, se retrouve désemparé face à des enfants qu’il ne reconnait plus. Avec Azizam, Gelsomino et Valeria Guffanti dressent avec sensibilité et humour le tableau d’une famille iranienne, bien loin des éternels stéréotypes. Un récit au croisement des cultures et à la portée universelle. (site éditeur)

Scénariste
Dessinateur
Traducteur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 13 Janvier 2021
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Azizam
Les notes (1)
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13/01/2021 | Noirdésir
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Si l’histoire se déroule à Téhéran, dans une famille iranienne, elle pourrait tout aussi bien se passer ailleurs, en France par exemple. En effet, à part les noms, et certains termes – culinaires en particulier, nous ne sommes pas trop dépaysés par cette intrigue. Car c’est avant tout les bisbilles au sein de cette famille qui intéressent Gelsomino. Dès le départ le ton est donné : après la mort de sa femme, Amir voit ses enfants (sa fille Shirin et ses deux frères) se chamailler – comme toujours visiblement, anticiper leur part d’héritage, révélant tous un côté égoïste, petit bourgeois, mesquin et intéressé, qui les rend odieux à leur père (et pas mal antipathiques aux lecteurs !). Pas un pour rattraper les autres (voir la scène ou chacun vend en cachette sur un marché ce qu’il a volé aux autres – ils sont censés se partager comme héritage de la mère un terrain sur lequel se trouvent des arbres fruitiers, ce qui se finit par une bagarre générale)… Le scénario surjoue un peu l’animosité plus ou moins larvée au sein de la fratrie, pour développer une comédie douce-amère (crise plus ou moins hystérique entre la sœur et ses deux frères), accompagnée de quelques petits gags récurrents (le gamin qui tire au lance pierre sur les fesses de son grand père Amir). Et puis le récit prend un peu d’épaisseur dans le dernier tiers, où le drame s’invite, après que Shirin se soit expliquée avec son père. Shirin qui, contrairement à ses frères, s’avère moins monolithique, évolue, et devient bien plus attachante à la fin. Petite comédie sans prétention au sein d’une famille iranienne, l’album se laisse lire agréablement.

13/01/2021 (modifier)