Vent mauvais
Un scénariste part vivre à campagne près des éoliennes. Tout semble aller pour le mieux...
La BD au féminin
Je m’appelle Béranger, parisien, quarante-quatre ans, huit kilos en trop et deux filles en garde alternée. Je suis scénariste. J’ai écrit une grosse comédie il y a quinze ans, qui repasse presque chaque Noël. J’ai aussi une maîtresse et une ex-femme qui me fait chier. Pour les kilos, je cours. Pour l’ex-femme, je ne sais pas, la seule solution est de partir loin… Midlife crisis. Ça passe, il paraît… Texte : L'éditeur
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| Date de parution | 10 Juin 2020 |
| Statut histoire | One shot 1 tome paru |
Les avis
Je pense que c'est une BD qui mérite un 3.5 mais que je rehausse parce qu'elle m'a pris par surprise et qu'elle m'a gardé pendant un long moment dans le flou quant à son histoire. Presque jusqu'au climax, je me demandais où tout cela allait mener. Cette histoire d'un homme qui craque et part à la campagne, contempler les éoliennes, a un petit gout de comédie française. Et d'ailleurs le début m'orientait dessus même si le personnage est justement en train d'écrire une comédie de ce genre. Un message de l'autrice annonciateur de la suite, c'est-à-dire une histoire bien différente de ces comédies qu'on nous ressert sur les néo-ruraux. Parce qu'ici le récit est mené très différemment, commençant dans une version presque idyllique de ces campagnes et du retour à la nature : nouvelle vie dans une maison, vue magnifique, voisine sympathique et charmante, des gens simples dans le bar local, l'inspiration qui revient, le dialogue avec ses filles ... Sauf que la vie n'est jamais aussi rose, et que progressivement il y aura le retour de manivelle. Ce que j'ai apprécié, c'est que la BD parle de plusieurs sujets qu'elle arrive à corréler sans pour autant indiquer que ce sont des sujets importants. Ils servent plutôt de toile de fond à la crise que vivra le personnage principal. Que ce soit la question de ses filles et de la violence scolaire, les discours des piliers de comptoir qui commencent par la lutte anti-éolienne mais finissent sur du sexisme et du rejet primaire. Les éoliennes sont aussi au centre de beaucoup de débats, pour lesquelles l'autrice ne donne aucune réponse mais qui montre à quel point n'importe quoi devient sujet de débat qui finissent en conflit. C'est une BD étrange, au ton assez triste malgré des personnages positifs (notamment Marjolaine qui doit supporter beaucoup), brocarde l'idée des néo-ruraux et amène des questions sur cet homme en crise. A qui la faute ? La BD est sans réponse claire même si elle montre au final des victimes d'une situation qui semble complexe. Pas vraiment de conclusion claire, mais une fin amère. Le dessin de Cati Baur que je connaissais par d'autres BD va assez bien à l'ensemble. C'est faussement naïf, parfois déformé dans les visages lorsqu'on s'approche mais sans jamais être mauvais non plus. Coloré et agréable, il a un bon rendu final. Lecture recommandée, franchement j'ai été surpris !
C'est une belle surprise qui m'a procuré un agréable moment de lecture détente. C'est un peu comme la série B familiale écrite par Béranger, le héros, il y a 15 ans et sur laquelle il a bâti une notoriété qui s'effiloche. Je pousse un peu ma note mais j'ai le même ressenti que Gaston sur cette sympathique série. Je trouve que Cati Baur nous livre un récit distrayant rempli d'intelligence et de fines observations. En premier lieu, elle prend le risque de critiquer (via la population locale) certains aspects des éoliennes. Toutefois elle ne rentre pas dans les détails (sauf pour les oiseaux) et laisse ses personnages s'embrouiller et manier les amalgames dans leurs critiques. Surtout le roman intimiste s'articule autour de trois personnages très attachants avec un belle personnalité qui va à contre courant du mainstream. Je me suis laissé prendre par le récit qui est très dynamique avec un final ouvert drôle et imprévu. J'ai eu un peu de mal à rentrer graphiquement dans le récit car je trouvais les personnages un peu disproportionnés et figés. Mais cette impression a vite disparu pour laisser place à un vrai plaisir de voie évoluer ce petit monde. Baur en profite pour s'attarder sur des thématiques actuelles: grossophobie ou standardisation de l'apparence et le rejet qui résulte de l'originalité. C'est fluide, bien construit et avec de bons dialogues. Graphiquement l'autrice travaille sur les expressions avec des extérieurs restreints. La mise en couleur vive donne une bonne ambiance à ces extérieurs. Une lecture agréable et rapide pour un bon moment de détente.
On a là une histoire qui se laisse lire, qui possède un certain nombre de qualités, mais sur laquelle je ne reviendrai pas, j’en suis ressorti quelque peu sur ma faim. Nous suivons un scénariste devenant un « néorural », cherchant à s’éloigner de ses ex (femme, maitresse), de l’agitation de la capitale, de soucis financiers, pour souffler, et retrouver l’inspiration. Autour de lui gravite, outre ses relations parisiennes, ses deux filles (que tout oppose, l’une étant égoïste et capricieuse, insupportable, tandis que l’autre, boulotte et « intello », s’avère plus intéressante et finalement plus ouverte), les nouveaux voisins, souvent en guerre contre les éoliennes installées depuis peu dans le coin. Et il y a une voisine, atypique, avec laquelle les relations vont devenir très importantes. Ça se laisse lire, mais l’ensemble manque de surprises, les personnages sont souvent trop caricaturaux. C’est un peu trop « simple » à mon goût. Quant au dessin, il est un peu figé, mais ça passe, la colorisation donnant à l’ensemble un côté rafraichissant. Pour amateurs de roman graphique sans esbroufe – mais aussi sans trop de surprise… Note réelle 2,5/5.
3.5 Ça s'est le genre de roman graphique que j'aime lire ! On va suivre la vie quotidienne d'un personnage au fil des mois, il n'y a pas beaucoup d'action, mais les personnages sont tellement attachants que je m'en fous. Un Parisien va s'installer en campagne, près d'un champ d'éoliennes. Les éoliennes sont controversées et il y a des études qui montrent qu'elles peuvent être dangereuses pour les humains (en tout cas, c'est ce que des personnages disent dans l'album, moi je connais pas trop le sujet). Notre héros lui aime bien les éoliennes, aime la campagne et va même finir par se trouver une petite amie. Sauf qu'au fil des mois son monde va devenir de moins en moins idyllique. Le récit semble cliché de la manière dont je le raconte et c'est vrai en partie. Le scénario est tout de même prenant, les personnages sonnent juste et le héros est terriblement attachant et plusieurs scènes m'ont touché. Suivre l'évolution du pauvre scénariste est intéressant. Le dessin est bon et j'adore particulièrement les couleurs. En tout cas, je le recommande aux amateurs de romans graphiques.
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