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Ed Kemper - Dans la peau d'un sérial killer

Note: 4/5
(4/5 pour 1 avis)

Le scénariste Thomas Mosdi (auteur des Succubes) et le dessinateur David Jouvent (Les Dragons de la Cité Rouge) retracent le parcours du tueur en série qui a inspiré le personnage d’Hannibal Lecter dans le Silence des Agneaux.


1961 - 1989 : Jusqu'à la fin de la Guerre Froide Nouveautés BD, comics et manga Serial killers [USA] - Côte Ouest

Ed Kemper, 2m10, 130 kilos, au QI exceptionnel de 136 est un serial killer américain surnommé « l'ogre de Santa Cruz ». Cannibale et nécrophile, il a été condamné pour 8 meurtres dont celui de sa propre mère. C’est avec lui que l’on a utilisé pour la 1ère fois le terme de tueur en série et c'est grâce à ses confidences que les méthodes du profiling ont pu commencer à être élaborées.

Scénariste
Dessinateur
Coloriste
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 02 Septembre 2020
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Ed Kemper - Dans la peau d'un sérial killer
Les notes (1)
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10/09/2020 | Yann135
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Par Yann135
Note: 4/5
L'avatar du posteur Yann135

Avant toute chose, je vous rassure je n‘ai aucune fascination particulière pour les serial killers ! Donc même si j’ai apprécié énormément cet album, ne voyez donc aucunement en moi une personne avec un magnétisme malsain pour les tueurs en série. Qui est donc l’affreux Jojo du jour ? Il s’agit d’Edmund (Ed pour les intimes) Kemper un tueur en série américain condamné pour 8 meurtres dont ceux de ses grands-parents à l’âge de 15 ans et de sa propre mère. Il a trucidé également des jeunes femmes – généralement des auto-stoppeuses – qu’il emmène dans sa vieille Ford Galaxy dans des endroits bien paumés pour les tuer, les violer et comble de l’ignominie, il ramène chez lui, les têtes comme autant de trophées . Bien évidemment il est diagnostiqué comme schizophrène paranoïde et sociopathe. Même si Ed Kemper possèderait un QI à 136, cela fait de lui un monstre ! Il a été condamné à la perpétuité. Il purge sa peine à la Prison d'État de Vacaville en Californie. Thomas Mosdi – au scénario – a adopté le parti pris d’aborder l’histoire de ce sinistre personnage en décortiquant son côté psychologique. Non pas en lui donnant une once d’humanité mais en essayant d’expliquer son obscur parcours meurtrier. Point d’indulgence ni de mansuétude. C’est un tueur et il doit payer pour ses crimes abjects. Ce prisme est particulièrement captivant me concernant, surtout que mes parents ont été tous les deux psychiatres. Le style narration aide dans cette quête intellectuelle. Le trait de David Jouvent est plutôt précis. Les cases sont bien détaillées. Les décors Amérique années 60 70 sont réalistes. J’affectionne ce style. Une bande dessinée qui va plaire ou ... pas. Certains vont trouver ce genre d’album, inutile et malsain. Il faut aller au-delà de ses certitudes pour apprécier.

10/09/2020 (modifier)