Harleen

Note: 3.88/5
(3.88/5 pour 8 avis)

Elle croyait pouvoir le sauver. L'amour va la transformer.


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Après des études mouvementées qui ont entamé sa confiance en elle, la jeune psychologue Harleen Quinzel pense enfin avoir décroché le poste de ses rêves en étant embauchée à l'Asile d'Arkham afin d'apporter son soutien et son expertise aux plus grands criminels de Gotham. Mais il est un être au sein de cet asile qui va à la fois faire chavirer son esprit et son coeur : le Joker ! Petit à petit, Harleen va se laisser séduire puis sombrer dans un abîme de folie y laissant à tout jamais son innocence et ses illusions perdues.

Scénario
Dessin
Couleurs
Traduction
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 12 Juin 2020
Statut histoire One shot 1 tome paru

Couverture de la série Harleen © Urban Comics 2020
Les notes
Note: 3.88/5
(3.88/5 pour 8 avis)
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01/09/2020 | Mac Arthur
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L'avatar du posteur Guillaume.M

Harleen Quinzel alias Harley Quinn, la femme devenue ce qu'elle voulait guérir. La trame de base est connue. Harleen est une psychologue compétente, pleine de bonnes intentions, mais empreinte d’une certaine fragilité affective et d’une forme d’idéalisme (inhérente à son métier ?). Le Joker, Monsieur J. ou encore « Poussin », comme aime l’appeler l'intéressée, est le plus grand ennemi de Batman, un génie du mal, un méchant de légende, un homme d’une rare dangerosité, diaboliquement intelligent, dénué d’empathie et manipulateur émérite. La première tombera sous le charme et l’emprise du premier, pour devenir au moins aussi folle et dangereuse que lui. Malgré mes connaissances de base de cet univers, c’est la première fois que je lis une histoire traitant des origines d’Harley Quinn. De ce que j’ai pu glaner comme information ici et là, il ne semble pas que le récit soit révolutionnaire dans son déroulement, objectivement assez classique mais très équilibré. Cependant, le traitement des personnages est magistral et d’une rarissime finesse. Le glissement d’Harleen vers son destin inéluctable est lent et progressif. À chaque page, on se dit qu’Harleen va s’en sortir. On veut y croire. Elle est trop intelligente. Elle va comprendre et se ressaisir. On le sait pourtant… Elle sombrera, mais on espère… en vain ! Le récit s’arrête là, à juste titre. L’atmosphère est lourde et oppressante. Certains passages sont malsains tout en sachant rester fluides et attrayants. Cet équilibrisme narratif est à saluer. Graphiquement, je ne peux pas passer sous silence la magnifique couverture qui résume d’ailleurs parfaitement les 180 planches composant cet album. Le dessin est largement au-dessus de ce que j’ai l’habitude de voir dans les comics de super héros. Le trait est fin et assez doux, malgré la force de certains passages. Le découpage est varié et soutient bien l'histoire et la manière dont elle est racontée. Les couleurs sont beaucoup plus variées et travaillées que d’ordinaire. Je regrette seulement un dessin entièrement numérique. J’aurais davantage savouré une approche plus traditionnelle, moins lisse et brillante. Contrairement à l’extrême majorité des histoires de super héros, je suis convaincu que ce one shot saura plaire à une large audience. En effet, l’univers de Batman reste ici en second plan par rapport au développement psychologique des personnages. Celles et ceux qui sauront passer outre leur a priori ne seront donc pas déçus. Dans ce genre d'univers, « Harleen » est sans doute l’un des meilleurs comics que vous pourrez lire, ni plus, ni moins.

13/10/2020 (modifier)
Par sloane
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur sloane

Ben mes aïeux voilà du lourd, du très lourd. Si l'on m'avait dit que je noterais de cette façon un comics coup de coeur qui plus est je ne l'aurais pas cru. Alors à tout seigneur tout honneur: Merci Mac Arthur c'est grâce à toi et ton avis que j'ai acheté les yeux fermés cette BD. Aucun regret. Le monde des super-héros ne m'est pas le plus familier même si je possède quand même quelques bases. J'ai découvert le personnage de Harley Quinn par l'intermédiaire du film 'Suicide Squad' et j'avoue qu'outre la plastique de l'actrice qui interprète son rôle, le personnage Badass a de quoi réjouir les amateurs de trucs un peu déglingués. Dans ce comics l'auteur croate Stjepan Sejic envoie du lourd sans jamais être lourdingue. Au démarrage j'avais un peu peur d'être assommé par un verbiage psychoneuro-patho je ne sais quoi pour expliquer les travers des méchants rencontrés au fil des pages. Mais non c'est bien à la personnalité de la jeune psy Harleen Quinzel que s'attache l'auteur. Il nous propose une jeune femme fragile cherchant au travers de son travail à s'accomplir. Il est rare de trouver dans les comics des personnages aussi fouillés avec une vraie psychologie. On est fasciné par cette relation qui peu à peu s'installe entre Harleen et le Joker faite de faux-semblants mais qui envahit, détruit tout sur son passage. Cette femme aux multiples facettes 'Arlequin' risque de rester longtemps dans nos mémoires de lecteurs tant elle est charismatique, belle et fragile. A n'en pas douter un beau moment de lecture dont je fais mon coup de cœur du moment.

12/09/2020 (modifier)
Par Yann135
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur Yann135

Je me suis procuré cet album les yeux bandés. Enfin je n’ai pas fait comme d’habitude. Je n’ai pas feuilleté quelques pages avant de me décider. Nan rien de tout ça cette fois. J’ai juste été conquis uniquement par la lecture de l’avis de Mac Arthur sur cette série. Il ne galvaude jamais ses notations 4 étoiles et le fait qu’il ne soit pas le plus grand fan des supers héros m’a convaincu que je devais acquérir ce pavé (224 pages quand même). Et je vous le dis … j’ai bien fait ! Harleen Quinzel est une psychiatre qui pense avoir une solution thérapeutique pour éradiquer Gotham City de ses pires criminels. Pour donner du sens à ses théories, elle va devoir étudier en profondeur les esprits des prisonniers les plus ignobles enfermés à Arkam. Elle s’efforce de guérir le mal. Elle ne peut abandonner cette idée car cela serait accepter que l’homme ne peut pas se bonifier et devenir meilleur. C’est cette empathie qui la guide à avancer. La jeune femme tombe sous le charme de Joker, un dangereux sociopathe, psychopathe, manipulateur, et étrangement charismatique et séduisant. Leur relation est faite d’un rapport de domination et de soumission malsaines. Subir la douleur en espérant l’amour… Sauf que dans les romans, le monstre finit par être apprivoisé… Ici … il la dévore. Beau travail psychologique sur le personnage principal avec une approche féminine qui détonne par rapport à ce que nous pouvons trouver habituellement en librairie pour ce genre de BD. J’ai été bluffé par cet album. Les planches sont fantastiques du début jusqu’à la fin. Je ne vous parle même pas de la couverture qui est juste grandiose. Le découpage est audacieux mais ô combien parfait. Les personnages sont très expressifs. Nous avançons dans l’histoire à un bon rythme. La narration est efficace et celle-ci se bonifie page après page. Nous plongeons donc sans retenue dans l’univers psychologique d’Harleen. Je ne vois pas de défauts à cet album. Amateur de Batman, vous pouvez passer votre chemin ! Il se montre très peu. Mais cette absence n’est surtout pas préjudiciable à l’histoire. Le cœur du récit est vraiment la relation entre Harleen et le Joker. Et Stjepan Šejic excelle dans la description de la progression de cette relation toxique. Je suis juste impressionné ! Bel album que je recommande chaudement. Encore merci à Mac Arthur pour ce bon moment de lecture.

06/09/2020 (modifier)
L'avatar du posteur Mac Arthur

Je ne suis pas spécialement attiré par les récits de super-héros mais, devant une telle couverture, ma curiosité ne pouvait qu’être aiguisée. Parce que, pute borgne, elle en jette, cette couverture !! Beauté, folie, fragilité… Directement, ces trois termes s’imposent à moi et je ne pouvais que vouloir vérifier si ce récit tiendrait la promesse d’un tel visuel. Au niveau du dessin, on est un cran en dessous. Très clairement, la couverture (et d’autres illustrations visibles dans les bonus notamment) est plus soignée, mieux fignolée, autrement aguichante que les planches de l’album. Mais ce n’est pas rédhibitoire pour autant car le style de Stjepan Sejic reste toujours agréable à l’œil. Il est lisible, dynamique, expressif et du coup je lui pardonne facilement son aspect synthétique consécutif à un travail via ordinateur trop évident. Au niveau du scénario, j’ai vraiment beaucoup aimé. Tout d’abord parce que plus qu’un récit de genre ‘super-héros’ (ou ‘super-vilains’ dans le cas présent), l’auteur nous propose un portrait de femme. Une femme jeune, belle, peu sûre d’elle, fragile, instable, passionnée… Voilà le profil psychologique intéressant qui nous est détaillé dans ce récit à la première personne, Harleen Quinzel étant la narratrice de sa propre histoire. La progression dramatique est bien dosée et l’auteur nous permet de suivre Harleen dans cet enchaînement de petites choses et de moments chocs qui vont finalement la faire basculer, par amour, dans la folie. L’ensemble est prenant, cohérent, agréable à lire, touchant par moments. C’est franchement une belle histoire d’amour toxique et de folie, d’une jeune femme qui aurait pu n’être qu’insignifiante si elle n’avait été si passionnée. Un très bel album qui apporte quelque chose que je retrouve rarement dans ce genre de récit de super-héros : l’humanité dans sa fragilité.

01/09/2020 (modifier)