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Corto Maltese

Note: 3.93/5
(3.93/5 pour 58 avis)

Angoulême 1976 : Prix œuvre réaliste étrangère pour La Ballade de la Mer Salée Le marin légendaire à la boucle d'oreille, qui traverse le monde, le temps, l'Histoire, les révolutions, les rêves...


1914 - 1918 : La Première Guerre Mondiale 1919 - 1929 : L'Après-Guerre et les Années Folles Angoulême : récapitulatif des séries primées Auteurs italiens Best of 1970-1979 Casterman Les années (A SUIVRE) Noir et blanc Pratt

ORIGINE HISTORIQUE DE CORTO MALTESE : Un jeune marin, certainement italien, né à malte, voyageant avec un passeport britannique, s'est fait remarqué lors de ses actions à la bataille de Pékin en 1900. On le retrouve en 1905 dans les souvenirs du capitaine J.Conrad, à ses côtés sur un navire australien, ensuite à Trieste, avec l'écrivain irlandais James Joyce, puis sa célèbre alliance avec Jonh Reed le plaça sur la liste noire de la mafia des capitaines yankees, l'amenant par la suite dans le trafic de contrebande aux antilles et au brésil. La dernière allusion historique au personnages se trouve dans les rapports accusant Jack London, alors correspondant de guerre à Port-Arthur, en 1913. On reprochait alors au célèbre romancier d'être trop bavard, et surtout d'avoir des amis dangereux, comme ce certain maltais... LA NAISSANCE DU PERSONNAGE D'HUGO PRATT: Corto Maltese est né le 10 juillet 1887 à La Valette à Malte, d'un père marin britannique originaire des Cornouailles et d'une mère gitane, "la niña de Gibraltar", née à Séville. Corto Maltese est donc comme son père sujet britannique. Il réside officiellement à Antigua, aux Antilles, mais la seule demeure qu'on lui connaisse se situe à Hong-Kong. à 10 ans il habite à Cordoue le quartier juif. Une célèbre anecdote : quand la gitane Amalia, entreprend de lire l'avenir du garçon dans le creux de sa main, elle s'aperçoit qu'il lui manque la ligne de chance. Contrarié, il prit le rasoir de son père, et "dessine un long sillon profond" au creux de sa paume. Sa "chance" était traçée ! Au cours de l'été 1900, Corto Maltese fait un premier séjour en Chine, en pleine guerre des Boxers (juin-août 1900). Son premier fait d'arme : la destruction d'un canon. Il a 13 ans. L'appel du large le fait s'embarquer, en 1904, sur la goélette "vanita dorada" vers le Caire. On le retrouve en Mandchourie vers la fin de l'année 1904, durant la guerre russo-japonaise (février 1904-septembre 1905). Il devient l'ami de Jack London alors correspondant de guerre. Il rencontre aussi pour la première fois Raspoutine, déserteur de l'armée du tsar, avec lequel il embarque pour l'Afrique à la recherche de mines d'or en Ethiopie. (cf LA JEUNESSE DE CORTO MALTESE). Mais une mutinerie éclate à bord du navire, et c'est en Argentine que les deux hommes arrivent. Nous sommes en 1905, en Patagonie, Corto et Raspoutine rencontrent Butch Cassidy, Sundance Kid et Etta place, les célèbres hors-la-loi recherchés aux Etats-Unis. En 1907 Corto est en Italie, à Ancône, où il croise un certain Djougatchvili, le futur Staline, pour l'heure modeste portier de nuit dans un hôtel. (Grâce à cette amitié, Corto sortira sans dommage d'un mauvais pas, 14 ans plus tard, dans La maison dorée de Samarkand.) Retour en Argentine en 1908, il retrouve Jack London. En 1910 officier en second sur le Bostonian, un navire qui fait route de Boston à Liverpool. A bord, Corto prend la défense de John Reed, futur dirigeant de l'international communiste, alors jeune mousse, accusé par le capitaine du bateau d'avoir provoqué la mort d'un autre mousse. Corto parvient à innocenter Reed au moment de son procès. Il est dès lors inscrit sur la "liste noire" des capitaines. Voilà Corto devenu pirate. Il travaille en 1913 pour le compte du mystérieux "Moine" et parcours le Pacifique Sud. Le 31 octobre, l'équipage de Corto se mutine ("l'autorité perd sa valeur quand elle doit être exercée..."). Il est abandonné en pleine mer, attaché sur une planche. Le lendemain, le 1er novembre 1913, il est recueilli par Raspoutine, lui-même membre de l'organisation secrète du Moine. C'est le début de « LA BALLADE DE LA MER SALEE ». Sur l'île imaginaire d'Escondida Corto Maltese et ses compagnons apprennent de la bouche du Moine le début de la guerre en Europe. Commence alors un traffic louche au profit de l'Allemagne. on découvre alors Pandora et Caïn Groovesnore, jeunes milliardaires en otage au profit de Raspoutine, ainsi que le maori Tarao. Et un jour quelconque de janvier 1915, Corto Maltese et Raspoutine quittent Escondida, en direction de l'île Pitcairn Début des aventures sud-américaines. En 1916, Corto Maltese, en compagnie du professeur Jeremiah Steiner de l'Université de Prague et du jeune Tristan Bantam, se balade successivement à Paramaribo, Saint-Laurent-du-Maroni, Salvador de Bahia, au Brésil et à l'embouchure de l'Amazonie. En 1917 il est à Saint-Kitts aux Antilles, au Honduras-Britannique (Belize), à Maracaibo au Vénézuela, au Honduras, à la Barbade, sur le delta de l'Orenoque et dans la forêt amazonienne péruvienne. Des aventures compilées dans « SOUS LE SIGNE DU CAPRICORNE » et « CORTO TOUJOURS UN PEU PLUS LOIN ». c'est ici qu'apparaissent les personnages de Bouche Dorée et Morgana Bantam, la voyante et sa disciple. On parlera aussi pour la première fois du royaume de Mû. Corto traverse l'Atlantique et achève l'année 1917 en Europe. « LES CELTIQUES » débutent à Venise où il entame une chasse au trésor avec Venexiana Stevenson, dangereuse aventurière. Puis c'est la mer Adriatique pendant la bataille de Carporetto (24 octobre 1917), Dublin dans une Irlande en lutte pour l'indépendance et Stonehenge, en Angleterre, au milieu des fées et des corbeaux bavards dans un songe d'un matin d'hiver. Il va y rencontrer Banshee Finn, femme porte-malheur, le major O'Sullivan et une fois encore Caïn Groovesnore. Au printemps 1918 Corto est en France où il assiste le 21 avril à la fin du baron rouge, abattu dans le ciel de Vaux-sur-Somme. L'album se termine sur les plages de la mer du Nord. Lorsque « LES ETHIOPIQUES » débutent un mois plus tard, Corto Matese est au Yémen, sous occupation turque. Cush, le guerrier Danakil, fait son apparition dans le premier épisode. En septembre, le 13, il passe en Somalie britannique, puis en Ethiopie et enfin une incursion en Afrique orientale allemande avec les hommes léopard. Il fera la connaissance de Shamael, "l'ange tentateur". C'est à Hong-Kong, chez lui, (il habite un quartier "là où se trouvent plein de voleurs et de jolies femmes") que Corto apprend la fin de la guerre le 11 novembre 1918. Raspoutine est là aussi, élégant dans son imperméable, impatient de vivre de nouvelles aventures. C'est le début de « CORTO MALTESE EN SIBERIE ». Mandatés par une société secrète chinoise, les Lanternes rouges, ils partent ensemble à la recherche du trésor fort convoité de la famille impériale russe. S'en accaparer ne sera pas aisé, car l'or circule dans un train blindé, celui de l'Amiral Kolchak. En 1919, Corto arrive à Shangaï, puis dans la région des trois frontières, aux confins de la Mandchourie, de la Mongolie et de la Sibérie. Une zone particulièrement trouble à cette époque, où s'affrontent les bolcheviks et les troupes de la Russie blanche, soutenues par les puissances occidentales. Corto rencontre Von Ungern-Sternberg, le baron fou, toujours à la recherche de ses gloires et de ses folies, ainsi que la révolutionnaires Shangaï-Li. Après la destruction du train du général Tchang en février 1920, il regagne Honk-Kong. Cette aventure asiatique s'achève dans la province chinoise du Jiangxi, en avril 1920. Avant de regagner bientôt l'Asie, Corto Maltese fait escale du 19 au 25 avril 1921 à Venise pour une histoire présentée comme une pièce de théâtre : "FABLES DE VENISE" . L’action se déroule en avril 1921. le marin, va d’énigmes en énigmes pour découvrir la fabuleuse émeraude « clavicule de Salomon ». Il y rencontrera pour la première fois Louise Brookzowyk, dite la Belle de Milan, mais aussi Hipiaza Theone la philosophe, Petit Pied d’Argent, des chemises noires et des franc-maçons. Et comme de Venise à Rhodes, il n'y a que la Méditerranée à traverser, Corto arrive donc dans l'île de la mer Egée à l'automne. C'est le début d'un nouveau périple à travers l'Asie, « LA MAISON DOREE DE SAMARKAND » qui le mènera des côtes turques aux montagnes afghanes. Pendant près d'un an, Corto part à la recherche du trésor d'Alexandre le Grand. Il débarque à Adana, traverse la Turquie jusqu'à Van, sillonne l'Azerbaïdjan. Là, arrêté par des soldats de l'Armée rouge, il manque d'être fusillé par un commissaire du peuple un tantinet expéditif. Mais un coup de fil à Staline (devenu, depuis Ancône commissaire du peuple aux nationalité) le sauvera. Ensuite Corto traverse la mer Caspienne de Bakou à Krasnovodsk. Puis il rejoint Raspoutine dans l'émirat de Boukhara. Au Tadjikistan, les deux hommes sont témoins de la mort d'Enver Pacha, le 4 août 1922. Pour finir, ils gagnent l'Afghanistan où ils entrevoient (une hallucination ?) le trésor tant recherché. L’histoire prend fin alors que Corto et Raspoutine s'apprêtent à franchir la frontière avec le Pakistan en compagnie d'une colonne de soldats britanniques. Durant tout l’album, Corto jouera à cache-cache avec son double, le soldat Chevket. Juin 1923, Corto Maltese est en Argentine. Dans « TANGO » il enquête sur la disparition de Louise Brookzowyc, (hommage évident de Pratt à Louise Brooks) rencontrée dans « Fable de Venise ». Il devra se méfier de l'organisation "Warsavia", un réseau de prostitution pour lequel la jeune femme travaillait. Corto tue Estevez, le chef de la police, responsable de la mort de Louise. Il retrouve Fosforito et Butch Cassidy, rencontré 15 ans auparavant. Il quitte l'Argentine le soir du 20 juin. En 1924, Corto Maltese se promène dans les cantons suisses. C'est les Hélvétiques. Avec le professeur Steiner il se rend à Montagnola chez l'écrivain Herman Hesse. Malgré son sceptiscisme, Corto est confronté à la mythologie suisse, et rencontre la Mort, le chevalier Kinglsor, King Kong et Jeanne d’Arc. En songe, il boit le philtre de Paracelse, et devient immortel. Mais est-ce vraiment un songe ? LA FIN DE CORTO : C'est en 1925 que Corto Maltese, à l'invitation de Levi Colombia, part avec Raspoutine à la recherche de l'Atlantide, le continent « MU ». il y retrouve Tristan Bantam et Bouche Dorée. C’est le dernier tome de ses aventures. Décembre 1928, Corto est à Harar en Ethiopie en compagnie du romancier Henry de Monfreid et du paléontologue et théologien Teilhard de Chardin. Une aquarelle de Hugo Pratt parue dans la revue Corto l'atteste. En 1936 il s'engage dans les Brigades internationales et participe à la dernière des aventures romantiques, la guerre d'Espagne. En 1941, Cush,(rencontré dans « les Ethiopique ») raconte dans la l'album "LES SCORPIONS DU DESERT" :"Il paraît qu'il a disparu pendant la guerre d'Espagne". "Dans un monde où tout est électronique, où tout est calculé et industrialisé, il n'y a pas de place pour un type comme Corto Maltese." (sic HP).

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution Mai 1975
Statut histoire Une histoire par tome 12 tomes parus
Couverture de la série Corto Maltese

17/08/2001 | brunelle
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En passant sur cette page, l'âme tranquille j'ai découvert avec étonnement que l'on pouvait ne pas aimer Corto Maltese. Pour être franc ça ne m'était jamais venu à l’esprit. Corto Maltese me berce depuis l’adolescence et fait partie de mon imaginaire. C'est une BD fondatrice qui jusqu'alors avait une dimension universelle pour moi. Tout le monde aime Corto. Il est certain que c'est une série qui se prête particulièrement à l’adolescence, c'est très initiatique. Les valeurs développées correspondent, ajouté à cela le voyage, l'aventure... Les dessins sont sublimes, lâchés, beaux même lorsqu'ils sont "faits à la truelle", voire surtout lorsqu'ils sont particulièrement faits à la truelle. Une gestion du noir et blanc et des aplats... Mais par dessus tout, c'est la poésie, l'ambiance, le détachement et l'affectation de Corto qui nous portent. Oui autant l'appeler directement Corto, ce n'est pas un personnage mais un ami qui nous accompagne lors de nos lectures ; nous, comme les autres, finissons pour nous attacher à lui. Corto c'est un peu le chat qui s'en va tout seul. Le rêve, la mélancolie, les contes, l'aventure, le voyage, l'amitié, un zeste de mysticisme, et vous voilà embarqués pour une nouvelle aventure.

01/06/2021 (modifier)
Par Ju
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur Ju

Corto déchaine les passions, cela se ressent jusque dans les commentaires de bdtheque. La plupart des détracteurs trouvent ça ennuyeux au possible, pas particulièrement beau et franchement compliqué. Et je comprends tout à fait. En fait, chaque fois que je feuillette un des albums, sans véritablement rentrer dedans, je me demande pourquoi je les possède tous. C'est souvent assez compliqué, un peu perché et, parfois, les dessins de certaines cases sont assez brouillons. En réalité, je pense que Corto Maltese est une des bd les plus inaccessibles que je connaisse, dans le sens où c'est vraiment spécial, il faut accrocher. Et moi, dès que je me mets sérieusement dedans, je ne peux plus en sortir. Je me retrouve happé dans un univers poétique mais très ancré dans le réel et l'histoire. J'apprécie réellement la justesse et l'ancrage historiques. Et ce petit côté mystique qu'il y a dans les albums me branche bien. Il y a toujours des histoires de conte, de magie, de légende... Entrer dans Corto, c'est entrer dans un univers particulier et unique, avec des histoires toujours rocambolesques et des personnages souvent très hauts en couleur. Mention spéciale à "ce fou de Raspoutine", cet espèce de diable qui accompagne le héros même contre son gré et dont il ne peut, à son regret, se passer. L'autre personnage qui m'a marqué est Cush, le guerrier dans "Les Ethiopiques" qui massacre allègrement mais ne raterait pour rien au monde la pause thé. Certes, parfois, les dialogues sont assez compliqué et c'est assez intello. Mais je trouve que ça colle bien au dessin et au propos. Quant au dessin, je reconnais qu'il est assez spécial. Mais personnellement, je suis un grand fan. Je trouve ça magnifique (même si parfois inégal). Je pourrais contempler certaines planches pendant des heures, comme des tableaux. Après ça reste très personnel. Au final, je ne peux que conseiller. Mais il faut vraiment s'y plonger. Pour commencer, je ne conseille pas forcément La Ballade De La Mer Salée, car c'est assez lourd pour un début. Et comme il n'y a pas besoin de lire dans l'ordre, il vaut mieux commencer par Les Ethiopiques (qui est, je pense, mon préféré), par exemple, ou par La Jeunesse, qui sont bien plus courts.

26/02/2018 (modifier)
Par pissenlix
Note: 5/5 Coups de coeur expiré

Ah! Corto Maltese, dire qu'il m'a fallu plus d'un an entre ma première lecture (évidemment j'avais commencé par Mû) avant de m'y replonger dedans. Mais cette fois là je l'avais prise par le bon bout, d'abord la ballade de la mer salée puis les éthiopiques puis les celtiques, et évidemment c'est la crise, la boulimie, un monde envoûtant, fait de fulgurances et de poésie un monde où dès que l'on a entrouvert la porte on est happé. Sur le personnage de Corto et ses acolytes on a déjà tout dit mais quelle humanisme quel souffle épique, quand je m'engouffre dans ses aventures je rêve d'être à ses côtés et je vis l'aventure. Bref béni soit saint Hugo Pratt. Vous l'aurez compris c'est une série qui m'a plu.

13/11/2009 (modifier)

Personnellement, je ne suis pas un fan de Corto Maltese. Certaines des aventures ne me touchent pas. Cependant, La ballade de la mer salée m'a conquis. J'aime beaucoup le caractère onirique et l'ambiance de l'histoire. Les aventures ne sont pas faites de succession d'évènements mais plutôt de rencontres entre les personnages haut en couleur, heu, en noir et blanc, je veux dire. Car le graphisme inimitable d'Hugo Prat, sert à exacerber les caractères des personnages en leur faisant arborer tout un panel d'expressions. En clair, l'ouvrage fait partie de la liste des ouvrages nécessaires dans toute bibliothèque.

13/11/2009 (modifier)
Par Popak
Note: 5/5 Coups de coeur expiré

Je visite le site BD-Theque depuis deux ans et demi. Jusqu'à ce jour je n'avais pas osé m'exprimer. Mais pour "Corto Maltese", j'ai pris mon courage à deux mains et me permets ces quelques lignes. Je précise qu'avant de me lancer dans la lecture de "Corto Maltese", j'avais été prévenu par mon entourage bdphile (bdphobe Pratt !) : dessins et graphisme ringards, rythme lent, BD contemplative, utilisation du noir et blanc. Bref, j'avais plein de préjugés. J'ai tout de même acheté au hasard "La maison dorée de Samarkand" (pas le meilleur selon le vendeur). Et là, quelle surprise, j'ai été fasciné par cette histoire. Tout d'abord, du point de vue historique : Pratt maîtrise parfaitement son sujet et nous plonge en plein Empire Ottoman en décomposition et jusqu'aux confins de la Perse ; seul bémol : connaître un minimum l'histoire du début de 20ème siècle. La BD fait plus de 150 pages mais on ne s'ennuie pas une seconde. Le rythme de narration est soutenu, les dessins et le graphisme splendides. Les personnages magnifiques. Dire que celui de Raspoutine est génial est à peine exagéré. L'humour de Corto puis celui beaucoup plus tranchant de Raspoutine nous fait sourire à chaque coin de page. Les dialogues percutants avec plusieurs degrés d'interprétation (surtout en ce qui concerne Corto). J'ai été tout simplement subjugué par cette bd. Vraiment immanquable. Sans hésiter, je donne la note maximale de 5/5.

24/08/2007 (modifier)

Superbe, flamboyant... l'aventure dans tous les sens du terme: exotisme, voyages lointains dans les océans et dans la tête. Corto découvre le monde, tel un observateur neutre qui prend position selon son degré de connaissance d'une situation. Et de ses intérêts! Mais au gré de ses rencontres, Corto Maltese incarne un homme libre dans son esprit, côtoyant des héros, des criminels, des militaires paumés, des rebelles-poètes, des savants, des magiciens et la liste est encore longue. Hugo Pratt livre ici en toute simplicité l'expérience d'une vie, créant des personnages incroyablement romantiques et au vécu se confondant à l'imaginaire. Il n'y a pas deux Bouche Dorée dans l'histoire de la bd, par exemple. Et puis Corto Maltese, c'est un genre à lui tout seul, comme le jazz ou la musique classique. Entre maturité humaine et barbarie, entre poésie et guerre, "Corto"est ni plus ni moins la plus riche série que j'ai pu lire jusqu'à présent. Une baffe intemporelle. N.B: avis à Casterman: Le type responsable des nouvelles couvertures n/b est-il un fou échappé de l'asile,un daltonien du dernier degré,un sadique du mauvais goût,ou(ce que je crains)les trois à la fois?

01/01/2006 (modifier)